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Durcissement sur les conditions d'acquisition du visa pour entrer au Burundi
 Le 18 février 10

Le ministère burundais des Relations Extérieures a récemment durci les conditions d'acquisition du visa pour entrer au Burundi. Désormais, seules les ambassades ont le droit d'octroyer ce genre de document. Aucun visa ne devrait plus être délivrée à l'aéroport international de Bujumbura comme avant.

Là où le bât blesse, plusieurs pays n'ont aucune représentation diplomatique du Burundi sur leur territoire.

Cette décision étonne de nombreux analystes ; d'autant qu'aujourd'hui rien ne semble justifier cette mesure en particulier au moment où le pays s'attend à l'arrivée des observateurs internationaux qui devraient affluer vers le Burundi pour suivre de près le déroulement du processus électoral.

La présence des observateurs internationaux est cruciale pour que les élections se préparent dans la transparence sans contestations. Interdire l'obtention de visa d'entrée aux étrangers aux postes frontalières, est-il lié à la limitation d'entrée de ces observateurs?

Chacun sait que la présences des observateurs éviteraient les provocations et affrontements entre membres des partis opposés que nous constatons ce dernier temps.

D'après une source sûre, il y aurait même une carence de vignette pour obtenir des visas dans les représentations diplomatiques du Burundi afin de bien barrer l'accès au pays de Mwezi Gisabo.

Imaginez vous quelqu'un qui veut se rendre au Burundi passe à l'ambassade du Burundi et on lui dit qu'il n'y a pas de vignettes et décide d'embarquer pour faire a demande de visa à l'aéroport et se heurte à cette interdiction; de même pour celui qui veut passer par la poste frontalière.

Cette mesure inquiète particulièrement les acteurs politiques de l'opposition. "C'est une décision absurde qui n'a d'autres visées que de freiner le flux d'observateurs internationaux qui voudraient venir au Burundi pour suivre le processus électoral, je pense que cette mesure devrait être reconsidérée pour ne pas permettre au parti présidentiel d'organiser des fraudes électorales sans que personne ne puisse lever le petit doigt pour alerter l'opinion nationale et internationale", explique Frédéric Bamvuginyumvira, vice-président du parti Frodebu.