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Pourquoi le parti au pouvoir s’acharne contre l’UPD-Zigamibanga ?
Le 23 janvier 09
Les relations entre le parti UPD (Union pour la Paix et le Développement) et le pouvoir se dégradent du jour au lendemain. Selon des sources proches de l’UPD, des représentants de ce parti sont emprisonnés et subissent des menaces presque partout dans le pays. Zedi Feruzi, président de l’UPD, accuse le parti au pouvoir d’être responsable. Jérémie Ngendakumana, président de ce dernier, rejette ces accusations et dit ne pas être au courant de ce qui se passe au sein de cette formation politique.
"Une certaine tolérance politique", s’insurge Zedi Feruzi. Ce dernier indique que les membres de son parti subissent ces jours des menaces et accuse le parti au pouvoir : "Depuis le mois d’août, nos représentants sont intimidés et emprisonnés injustement partout dans le pays par les administratifs à la base et la police." Plus grave, dit-il, c’est quand le secrétaire exécutif de la Ligue des Jeunes du CNDD-FDD, Eric Sindayigaya s’arroge le droit d’interdire de mettre nos insignes au mur de notre permanence dans la commune urbaine de Kanyosha.
Zedi Feruzi s’étonne de cette attitude du CNDD-FDD de vouloir "museler des gens qui n’ont pas la même vision politique que lui". Il explique les raisons de ce comportement : "Nous sommes aujourd’hui actifs sur terrain au niveau national, ce qui inquiète le CNDD-FDD qui aimerait gagner les élections de 2010."
Normalement, continue le président de l’UPD, quand les élections approchent, chaque parti politique doit savoir se positionner. Ainsi, il constate que l’attitude du parti au pouvoir est contraire aux libertés civiles et politiques de tout citoyen.
D’après lui, ce dernier doit comprendre que la démocratie ne s’arrête pas au vote. Zedi Feruzi réalise que c’est un processus qui doit se poursuivre même après.
"Des représentants de l’UPD partout arrêtés et intimidés : une machination du parti au pouvoir ..."
Tout commence au mois d’août. Le représentant communal de l’UPD à Nyanza-Lac (province de Makamba) et un directeur d’une école sont arrêtés par la police. Le premier est accusé par la police d’avoir tenu une réunion sans permission préalable de l’administration.
Le second, représentant provincial de l’UPD, parce qu’il réunissait son corps professoral, est reproché de tenir une réunion syndicale. Zedi Feruzi dément ces allégations. Il affirme que le premier avait eu l’accord de l’administrateur communal.
Le président de l’UPD trouve que c’est parce qu’il avait réussi à rassembler une foule de gens que la police a agi ainsi. Ce qu’il étonne, c'est que ces arrestations ne s'opèrent pas directement mais se font plusieurs jours après les réunions:
"Pourquoi ne pas attraper nos représentants en flagrant délit et attendre si longtemps? Nous considérons cela comme une machination pensée par le pouvoir pour nous déséquilibrer !"
Du jour au lendemain, les relations entre l’UPD et le pouvoir se dégradent. Le 13 et 21 octobre dernier, à Makamba, Zedi Feruzi déclare que le gouverneur de cette province a refusé que leurs représentants déposent des gerbes de fleurs sur les tombes des héros de l’Indépendance et de la Démocratie.
"Dans les provinces de Kayanza, Gitega, Bujumbura, Muyinga, etc. nos représentants ont été arrêtés à maintes reprises", ajoute le numéro un de l’UPD, furieux contre le pouvoir. Dépassé par ce qu’il appelle "séquestration", Zedi Feruzi demande au parti au pouvoir de ne pas faire cavalier seul en 2010 et d’accepter la compétition.
Jérémie Ngendakumana nie toutes ces accusations : "Je suis président du CNDD-FDD et non de l’UPD. D’ailleurs, je ne sais pas ce qui se passe au sein de cette formation."
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