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UPD-Zigamibanga, Olucome et Aprodh seront les suivants après l’annulation du FORSC
 Le 28 novembre 09

Tout le monde se pose la question de pourquoi seulement ces organisations ?

-                 UPD-Zigamibanaga, car c’est le seul parti politique qui inquiète le parti au pouvoir. UPD-Zigamibanga est favori dans tous les sondages sur les élections de 2010,

-                 OLUCOME, une organisation qui lutte contre la corruption au Burundi. Cet ONG agace le parti au pouvoir en dénonçant les détournements du dénier public. Si le pouvoir veut fermer cette "bouche" ce que les administratifs veulent se servir dans les caisses de l’Etat sans surveillance,

-                 APRODH, une organisation qui lutte pour le droit des prisonniers. Cet ONG ne laisse pas les administratifs emprisonner les gens comme ils veulent et sans dossiers. Cet ONG aide les prisonniers à suivre la procédure de leurs dossiers au tribunal, ce qui aboutit a la relaxation de ces prisonniers et cela agace les administratifs.

Et le président Nkurunziza nous dira "tout va bien au Burundi".

Le ministre de l’intérieur s’est confié à un proche que ces organisations subiront le même sort que le FORSC.

Ce ministre a lancé le défi à tous les administrateurs de toutes les communes du Burundi que celui qui trouvera un motif qui servira à annuler l’agrément de l’UPD-Zigamibanga sera primé.

Ce défi s’est vérifié et confirmé lors de l’ouverture de la permanence du parti UPD-Zigamibanga dans la zone Cumba, commune Muyinga dans la province de Muyinga. L’administrateur de la commune de Muyinga Mr Hakizimana Come avait préparé un montage contre la présidente de l’UPD-Zigamibanga dans la province de Muyinga Mme Iradukunda Floride.

Cet administrateur s’était préparé à venir créer un désordre pendant ces cérémonies et dans ce sale besogne devrait être aidé par un certain Shabani, chef des Imbonerakure (milice du Cndd-Fdd) de la zone Cumba. C’est pendant les disputes que cet administrateur comptait accuser Mme Iradukunda d’outrage au chef de l’Etat, heureusement Mme Iradukunda était déjà informée de ce montage et a décidé de ne pas aller à ces cérémonies.

Comme la représentante du parti UPD-Zigamibanga n’était pas présente, les policiers se sont consolés en arrêtant le représentant de l’UPD-Zigamibanga dans la commune de Muyinga, Mr Jafar Buryanguze. Les policiers sont allés même chez Mme Iradukunda pour l’appréhender sous l’accusation qu’elle a outragé le chef de l’Etat pendant ces cérémonies.
Heureusement, cette représentante provinciale du parti UPD-Zigamibanga avait avancé un alibi en béton ; elle était allée à l’enterrement d’un membre de sa famille.

D’après nos sources à Muyinga, c’était le Ministre de l’intérieur Mr Eduard Nduwimana qui avait planifié ce coup pour qu’il puisse dire que le parti UPD-Zigamibanga occasionne du désordre sur le territoire national et que ces militants outragent chaque fois le chef de l’Etat.
Le ministre s’est déjà confier à un proche en lui disant qu’il va mettre à genoux le parti UPD-Zigamibanga, un ministre qui met devant son militantisme au sein du parti au pouvoir, le Cndd-Fdd, et non son rang.

Ce qui est étonnant, le ministre planifie d’annuler l’agrément d’un parti politique par la faute d’un seul militant. A se demander si Jérémie Ngendakumana, président du Cndd-Fdd, profère des injures contre le président Nkurunziza, ce parti politique sera-t-il rayer ?

Ce coup raté, quoi encore
Le ministre Nduwimana a suggéré un scenario où les Imbonerakure du Cndd-Fdd doivent s’infiltrer dans l’UPD-Zigamibanga en y adhérant et pendant une rencontre des Abazigamibanga (membres du parti UPD-Zigamibanga), ces jeunes doivent faire en sorte qu’ils tuent quelqu’un dans la salle ou dans la foule et ce crime sera collé au parti UPD-Zigamibanga. Alors le ministre de l’intérieur utilisera l'argument que le parti politique UPD-Zigamibanga est un parti des assassins pour le rayer définitivement.

D’après les mêmes sources, le plan de rayer le parti UPD-Zigamibanga dont les pronostiques montrent qu’il continue de gagner les cœurs des burundais est piloté par un certain Chuma (un agent de la Documentation à Bujumbura) qui s’occupe des stratégies à employer dans les provinces Muyinga et Kirundo.
Selon une certaine opinion, le ministre Nduwimana se comporte comme un chasseur et les administrateurs comme des chiens chargés de débusquer le gibier.

D’après les informations en notre possession, le ministre Nduwimana s’est donné comme mission de rayer l’OLUCOME, APRODH et UPD-Zigamibanga après avoir rayé le FORSC et intensifier du désordre au sein du parti FNL pour déstabiliser Mr Agathon Rwasa enfin qu’il laisse la place à Pasteur Habimana.

D’après des enquêtes que notre rédaction a menées sur le territoire national, le parti UPD-Zigamibanga ainsi que les autres partis de l’opposition travaillent toujours dans la légalité malgré les harcèlements orchestrés par les administratifs.

Vers la fin du mois de Juillet 2009, l’Union Européenne avait sorti un rapport qui dénonçait une "dérive autoritaire" du Cndd-Fdd (voir ce rapport).
Le document avait retenu quatre "Scénarii possibles du processus électoral" au Burundi, mais c’est le scénario dit "autoritaire" qui semble actuellement être privilégié par l’Union européenne : "A ce moment là, une dérive autoritaire du pouvoir en place pour gagner les élections ne peut être exclue" , peut-on lire dans le document.

Aujourd’hui les points suivants se trouvant dans ce rapport commencent à se vérifier :

-                 actes avérés de violence, y compris des assassinats, et actes d'intimidation à l'égard des représentants des partis politiques, des media et de la société civile; arrestations arbitraires;

-                 non respect des libertés politiques et civiques, selon les dispositions légales existantes relatives à la liberté de réunion, la liberté d'association, la liberté de création de partis politiques et la liberté d'expression;

-                 tentative de contrôle des media et de la société civile, constituant une entrave à un égal accès des partis politiques aux médias. Constitueraient notamment des signaux d'alerte la remise en cause de l'indépendante de la CNC, l'adoption d'une législation créant des contraintes non nécessaires pour les ONG, ainsi que la fermeture de chaînes de media et l'arrestation de journalistes sans base légale bien établie;