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 Actualités

Le parti UPD-Zigamibanga s’enracine dans la diaspora burundaise en Belgique
 Le 23 juillet 09

Le samedi 18/07/2009, de nombreux burundais vivant en Belgique se sont réunis pour créer une section de Bazigamabanga résolus à soutenir l’idéologie du parti UPD-Zigamibanga. Ils en ont profité pour mettre sur pied un comité sous la direction de Monsieur Ntakiyiruta Serge. Le chargé de l’information et de la communication répond au nom de Bahendwa Hassan.

En plus de l’organisation interne de la section, ils ont également traité des points intéressant la vie de la nation burundaise en ce moment. A l’unanimité, ils ont déploré les différentes violations des lois et des droits de l’homme faites par le parti Cndd-Fdd par le biais des instances judiciaires, administratives et policières. Le constat dégagé est qu’au pays, la démocratie fait place à la dictature ; la vie n’a plus de valeur et la nation s’achemine vers un chao politique grave si rien n’est fait pour arrêter ces fléaux qui risquent encore une fois d’endeuiller le Burundi.

Concernant les préparatifs des échéances électorales en cours, le plus vexant est que le pouvoir en place contourne les conventions faites avec les autres partenaires politiques lors des pourparlers organisés dans de multiples séances organisées par le cadre de dialogue. Il va jusqu’à se substituer à la Commission Electorale Nationale Indépendante dans ses attributions d’organiser les élections de 2010. Le dernier conseil des ministres l’a matérialisé en adoptant des projets de lois contraires à ce qui avait été convenu dans le cadre de dialogue regroupant tous les intervenants en la matière.

Cette attitude du parti Cndd-Fdd prouve à suffisance le caractère mesquin de ce dernier à vouloir tricher en imposant une dictature avant, pendant et après les élections. Remarquez que des actions sont entrain d’être menées dans tout le pays où de paisibles citoyens de l’opposition ou de la Société Civile sont tués par des commandos sous la couverture du parti présidentiel.

Les burundais présents ont félicité le parti UPD-Zigamibanga qui a sorti un communiqué fustigeant le comportement du gouvernement qui, sciemment fait une mauvaise interprétation de la Constitution en son article 91 comme il a été le cas lors de la radiation des 22 élus du peuple de l’Assemblée Nationale. Dans le même cadre, ils ont encouragé tous les partis politiques qui ont décrié l’attitude du gouvernement de vouloir piétiner la Constitution et les conventions faites pour les éliminer de la compétition. La perte du mandat des parlementaires pour avoir changé de casquette présentée comme amendement dans le nouveau code électoral est un tort contre la démocratie au Burundi car, leur choix qui se fait par les urnes est un signe qui confère le caractère national de leur mandat. Dans leurs fonctions, les députés et sénateurs représentent le peuple et non le parti dans lequel ils se sont fait élire, ont-ils spécifié.

Vouloir renverser la situation est une façon de justifier l’erreur commise par le Président de l’Assemblée Nationale et son parti d’origine en excluant des députés qui ont démissionné du Cndd-Fdd. C’est aussi la preuve qu’ils ont violé la loi et que les victimes de cette violation sont légitimées dans leurs réclamations pour avoir été frappés par une loi non encore en vigueur. La non-rétroactivité de la loi étant un mot d’ordre dans toutes les juridictions du monde, il aurait fallu amender la Constitution et le Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale avant de commettre cette bavure politique, ont-ils souligné.

Quant aux cartes multiples soutenues par le Cndd-Fdd seulement au moment où toutes les autres formations politiques exigent une carte unique pour éviter les menaces infligées aux électeurs qui n’avaient pas choisi le parti au pouvoir en 2005, ces burundais de la diaspora présents dans cette réunion trouvent que la raison avancée par le gouvernement qualifiant les burundais n’analphabètes est sans fondement et insultant. Cet argument aurait eu de poids si le gouvernement avait qualifié les burundais d’aveugles, puisque, ont-ils précisé, ce sont les signes distinctifs d’un parti qui guident l’électeur et non les paroles inscrites sur la carte.

En conclusion, ces burundais de Belgique ont constaté avec désolation les manœuvres du gouvernement en place à Bujumbura à vouloir distraire les burundais sur le caractère illégal et illégitime du candidat présidentiel du Cndd-Fdd à sa propre succession. Le président Nkurunziza s’est amnistié en réduisant sa peine capitale à 20 ans de servitudes pénales. Il ne peut pas être juge et partie alors qu’il jouit d’une immunité provisoire qu’il cherche absolument à allonger. Il a trahi la nation par de multiples malversations économiques dont la vente illicite de l’avion présidentiel (Falcon 50). Dans le même ordre, il a cautionné la non-arrestation et la fuite du colonel Vital Bangirinama, le bourreau d’une trentaine de citoyens à Muyinga ainsi que toutes les autres tueries qui se commettent partout dans le pays sans qu’il ose les dénoncer. Il est complice et en aucun cas une personne souillée de la manière ne peut prétendre accéder aux destinés d’un Etat démocratique peu importe l’immunité qu’elle bénéficie. Les burundais présents ont émis le souhait de voir toute la communauté nationale et internationale se mobiliser contre cette impunité grandissante instaurée au pays par les dignitaires qui cherchent à couvrir leurs crimes.

La rédaction de Burundi Transparence a appris que cette réunion s’est clôturée dans une parfaite ambiance et elle en profite pour souhaiter bon succès à cette section dans des actions visant la réhabilitation de la démocratie dans cet Etat de l’Afrique centrale tant meurtri par des tueries cycliques mais qui reste le leur malgré la distance et les conditions qui les en éloignent. Avec les progrès de la communication et la mondialisation, le monde est devenu si petit que même le tyran de la république serbe de Bosnie, l’ex-Président Radovan Karadzic a fini par se faire coincer malgré les déguisements derrière lesquels il s’était figé.