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 Actualités

La hausse de la taxe douanière des produits alimentaires, une catastrophe alimentaire au Burundi
 Le 06 juillet 09

Au 4ème jour de la tentative de l’application de la mesure du ministère des finances revoyant à la hausse la taxe douanière sur les produits alimentaires importés via le port de Rumonge, certains produits, essentiellement les poissons et les Ndagala fumés, restent invendus au port de Rumonge. C’est la consternation des vendeurs et des acheteurs qui réclament la révision de l’ordonnance pour que ces produits soient encore disponibles sur le marché.

 
La mise en application de l’ordonnance ministérielle du 25 juin 2009 fait passer une taxe douanière sur un sac de Ndagala séché de 2 280 francs burundais à 14 365 francs burundais au moment où la taxe douanière sur un panier de Mukeke fumé passe de 1 828 francs burundais à 11 504 francs burundais, la taxe douanière de ces produits lacustres a été augmentée jusqu’à 630%.

Les commerçants important ces produits persistent et signent qu’ils ne peuvent pas vendre leurs produits en se référant aux nouveaux tarifs douaniers de peur d’encaisser d’énormes pertes. Les commerçants tanzaniens et congolais, eux, ont réclamé que leurs marchandises leur soient restituées. Ils se sont déclarés incapables de payer les nouveaux tarifs.

Au poste de douane de Kobero, les camions qui transportaient des denrées alimentaires en provenance de la Tanzanie ont rebroussé chemin et ceux qui sont d’accord avec la nouvelle taxation indiquent qu’ils vont imposer à leur tour des prix exorbitants pour récupérer au moins l’argent utilisé. Ces commerçants indiquent qu’ils ont été surpris de voir que les exonérations sur les denrées alimentaires ont été supprimées et que les denrées alimentaires sont aussi frappées par la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA). Un camion qui transportait le manioc en provenance de la Tanzanie payant une taxe de 10 000 francs burundais payait ce 2 juillet 300 000 francs burundais.

L’Observatoire de l’Action Gouvernementale (OAG) trouve que les personnes chargées d’expliquer le fonctionnement de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) n’ont pas fait leur travail correctement. Le président de l’OAG, Mr. Onésphore Nduwayo indique que cela peut occasionner un manque à gagner au niveau des recettes.