Burundi Transparence, c'est l'actualité en continue.
Accueil                     Précedente                     Suivante                 Archives

 

 

 Actualités

Le gouvernement burundais prend acte du rapport d'A.I. sur la torture
 Le 26 août 10

COMMUNIQUE DU GOUVERNEMENT DU BURUNDI EN RAPPORT AVEC LE RAPPORT D'AMNESTY INTERNATIONAL DU 23 AOUT 2010



1. Le Gouvernement du Burundi a pris acte du document de synthèse du rapport d'Amnesty International intitulé "Un pas en arrière" - Tortures et autres mauvais traitements aux mains du Service de Renseignement Burundais, publié en date du 23 Août 2010.

2. Le Gouvernement avait souhaité s'entretenir avec les délégués de cette organisation à travers son Porte-Parole, tel qu'ils l'avaient sollicité, entre le 12 et le 16 juillet 2010 afin de discuter de la situation des droits de l'homme au Burundi en général et d'aborder tous les points estimés dignes d'intérêt. Malheureusement, le Gouvernement est resté en attente de cette délégation, jusqu'au jour où il a été surpris d'apprendre la publication de ce rapport.

3. Le Gouvernement du Burundi rappelle une fois de plus, qu'il reste préoccupé par la question des droits de l'homme eu égard aux efforts qu'il fournit pour les faire respecter. Jusqu'à ce jour, toutes les bavures révélées sont sévèrement sanctionnées, en témoigne le nombre de policiers et autres agents de l'Etat emprisonnés suite aux bavures commises lors de l'exercice de leur fonction.

4. Le Gouvernement estime donc qu'il n'y a pas un quelconque pas en arrière tel que tente de le faire croire Amnesty International dans son rapport, eu égard aux efforts fournis et aux résultats obtenus. Par ailleurs, il convient de rappeler que le Code pénal burundais prévoit la répression des cas de torture.

5. Pendant cette période électorale, le Gouvernement a observé beaucoup de cas de violence entretenue par ceux qui voulaient semer la confusion et qui s'est manifesté par des attentats à la grenade, les incendies, les assassinats et d'autres actes criminels ayant entraîné des morts et des blessés. Il a aussitôt exhorté la justice de traiter ces cas avec célérité afin d'endiguer cette violence ; ce qui a été fait, et les fruits sont là pour tout observateur de bonne foi.

6. Le Gouvernement tient à rappeler une fois de plus que chaque citoyen doit répondre de ses actes et que la responsabilité pénale reste individuelle tel que la loi le prévoit. Le criminel attrapé en flagrant délit ou dont la responsabilité pénale est prouvée ne peut donc pas invoquer son appartenance politique, ethnique ou autre comme justification de ses actes. Et ce message a été maintes fois réitéré par le Gouvernement pour prévenir toute spéculation politicienne.

7. Pour les cas soulevés dans le rapport d'Amnesty International, le Gouvernement, qui se penche déjà sur cette question, promet que les investigations nécessaires seront faites et les coupables sanctionnés conformément à la loi.

8. Pour terminer, le Gouvernement du Burundi tient, encore une fois à rassurer, que le principe du respect des droits de l'homme restent inscrits parmi ses priorités et qu'il reste disposé à discuter à tout moment avec tous les partenaires concernés par la question.

Fait à Bujumbura, le 25 août 2010

Le Secrétaire Général du Gouvernement et Porte parole du Gouvernement

Philippe NZOBONARIBA