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Tentative d’assassinat d’une infirmière à son travail
Le 11 Avril 09
Mlle Jocelyne Ndayishimiye, une infirmière au centre de santé de Kigobe dans la commune urbaine de Gihosha, a été poignardée par une personne qui s’est fait passer pour un patient. Comme il n’y avait aucune patiente à l’hôpital, Mlle Ndayishimiye a fait un saut chez elle. Selon ses proches, elle a reçu un coup de téléphone de l’un des sentinelles de l’hôpital vers 22 heures 30 minutes lui indiquant qu’une malade venait d’arriver.
Arrivée à l’hôpital, elle a été étonnée de voir un monsieur alors que ce dispensaire est une maternité. Avant même qu’elle ne sache qui était cet homme, ce dernier l’a poignardé. Elle a reçu en tout huit couteaux dans le dos.
Dans la salle de réanimation de l’hôpital roi Khaled, les proches de Mlle Ndayishimiye sont très inquiets car elle a été touchée au niveau des poumons, de l’estomac, du diaphragme et bien d’autres parties selon les médecins traitants.
Les informations en provenance de la police dans la commune Gihosha indiquent que le policier et deux sentinelles qui montaient la garde sont en train d’être interrogés.
Clarification du mouvement des médecins
Les responsables des syndicats des médecins, SIMEBU et SYMEGEB, apportent des clarifications sur leur mouvement de grève. Dans une conférence de presse de ce 9 avril 2009, le Dr Pierre Claver Hajayandi a indiqué que la question primordiale sur laquelle ils ne sont pas encore d’accord avec le gouvernement concerne les salaires de base des médecins. Pour les médecins spécialistes, ils réclament moins de mille euros (1.000€), disent-ils, et moins de mille dollars (1.000$) pour les généralistes.
Le Dr. Hajayandi l’a bien dit lors de l’émission mosaïque du 04 avril 2009 de la Radio Isanganiro. Ceux qui sont capables et disposent de moyens de tirer en l’air ont le privilège d’être écouté et avoir vite les solutions à leur revendications exprimées au gouvernement.
Ces médecins précisent que la reprise du travail n’est pas encore à l’ordre du jour mais ils affirment être ouverts au dialogue. Ils ont suggéré que la médiation soit renforcée.
Par ailleurs les infirmiers et les aides-soignants de l’hôpital Prince Régent Charles sont toujours en grève malgré l’appel du SYNAPA pour la reprise du travail. Ils indiquent qu’il y a eu des retenus sur leurs salaires durant la période de grève. Selon ces infirmiers et aides-soignants, la reprise du travail est conditionnée par le virement de leurs fonds sur leurs comptes.
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