Actualités
PRESAGE DE L' ACHEMINEMENT VERS SA LIQUIDATION DE LA SOSUMO
(Source: Burundi bwiza)
Le 20 mars 10
L’on a constaté comment des entreprises paraétatiques ferment au Burundi. L’exemple est le Complexe textile du Bujumbura (COTEBU) qui a finalement fermé en douceur malgré les cris d'alarme de l'opinion nationale. Rappelez-vous que le chamaillement nourri à ce temps entre le directeur général M. Melchior WAGARA, l’actuel chef de cabinet civil du président de la République du Burundi, et le président du syndicat des travailleurs du COTEBU, M. HORUMPENDE.
Eh bien voilà que la société sucrière de Moso fait la une des médias burundais, et sa situation financière inquiète les élus du peuple qui préconise la mise en place d'une commission parlementaire d'enquête. Alors qu’une opinion faisait encore état d’une possible faillite de la société, malgré le bilan positif que semble présenter le Deuxième vice-président de la République, Gabriel NTISEZERANA, une nouvelle polémique qui ne ferait que ternir l’image des organes dirigeants de cette société située au sud-est du pays dans la province de Rutana, est lancée. Souvenez-vous encore, des membres responsables du syndicat des travailleurs de la SOSUMO ont été abusivement lincenciés.
Le directeur de l'Agriculture à la Société Sucrière de Mosso (SOSUMO), M. Serges NDAYIZEYE issu du FNL de Agathon RWASA a été limogé mardi, 10 mars 2010 par le Conseil d'administration présidé par M. Jean SINDAYIGAYA, une décision contraire au respect de la loi, violant de façon flagrante le décret présidentiel qui l'avait nommé. Le conseil de la SUSOMO, n'a en effet pas de prérogative de limoger un cadre nommé par le président de la République. Un nommé par décret présidentiel es démis de ses fonctions par la même autorité.
Le directeur de l'Agriculture est accusé de « faute disciplinaire » pour avoir acheté un moteur en violation de la procédure d'achat . M. NDAYIZEYE déclare qu’il s'agit d'un pire mensonge, car, l'approvisionnement pour sa direction n'est pas de ses attributions. . Ses compétences ne se limitent qu'à soumettre les besoins inventoriés dans son secteur d'intervention. L'achat revient à la direction des Approvisionnents. M. il ajoute que cet acte illégal serait une façon de le persécuter pour sa détermination dans la dénonciation des pratiques de mauvaise gestion imputée à l'Administrateur Directeur Géneral de la SOSUMO.
Son limogeage est donc irrégulier, selon la ministre du Commerce et de l'Industrie, Mme Euphrasie BIGIRIMANA, qui a par après annulé la décision du président du Conseil d'Administration de la SOSUMO. La ministre n' avait pas été informée de cette mesure, et dénonce que cette question de limoger le directeur de l'Agriculture n'aie été étudié qu'en divers par le conseil d'administration.
Il est à rappeler la ministre a été dernièrement écartée dans l'organisation de la visite de la troisième autorité de l’exécutif burundais, M. Gabriel NTISEZERANA, effectuée la semaine dernière dans cette société sous tutelle du ministère du Commerce et de l’Industrie tenu par cette dame issu du FRODEBU.
Inquiétude sécuritaire aussi, le directeur de l'Agriculture à la SOSUMO n'a depuis son limogeage illégal, le droit d'entrer dans son domicile habituel. Un dispositif policier y a été déployé pour lui en empêcher, et pour l'arrêter s'il tient à franchir les portes de sa maison qu'il occupait en tant que directeur.Ce n'est pas la première fois sous ce règne CNDD-FDD que la police soit impliquée dans de sales magouilles.
|
|
|