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Un SOS pour le Burundi en décadence
Le 13 mai 09
Depuis une bonne période, les burundais gisent dans le désespoir total et ne savent à quel saint se vouer. A tous les coups qu’ils subissent, ils crient au secours sans que personne ne leur vienne en aide. Le pouvoir en place qui est l’auteur de ses malheurs nargue ses sujets en leur imposant malheur sur malheur. Avec l’avènement du multipartisme, la déception est totale. Le principe de gouverner pour le peuple et par le peuple n’a été qu’un rêve.
Le Président démocratiquement élu a été farouchement assassiné trois mois après la prise du pouvoir en 1993 ; une longue et pénible guerre s’en est suivie ; une lueur d’espoir est apparue à l’horizon en 2005 lors des élections libres et transparentes et une année après, elle s’est estompée par l’instauration d’un régime totalitaire et dictatorial.
Dès lors, les burundais sont laissés à leur propre compte soi-disant qu’ils sont dirigés par leurs élus. Sous le calvaire, ils souffrent et meurent sous le regard indifférent de la communauté internationale. Parmi les malheurs qu’a connu le peuple burundais sous cette République bananière, nous citerons à titre illustratif, les tueries de Muyinga, celles de Kinama et partout ailleurs dans le pays ; les emprisonnements abusifs des leaders politiques et d’opinions comme les députés Hussein Radjabu, Pasteur Mpawenayo et Gérard Nkurunziza, le président du MSD Alexis Sinduhije, le journaliste Jean Claude Kavumbagu, le syndicaliste Juvénal Rududura et autres ainsi que les assassinats et tentatives d’assassinat sélectifs comme celui d’Ernest Manirumva, la dernière tentative étant celui d’un juge du nom de Désiré Nizigiyimana kidnappé dans la soirée du 6 mai 2009 par des hommes en uniforme non encore identifiés.
Avec l’exclusion des 22 députés, tout semble permis au pouvoir Nkurunziza. Le parlement a été gonflé de 22 suppléants siégeant illégalement pour faire passer toutes les conneries dont le peuple est victime. Par une majorité non réglementaire, le parti CNDD-FDD au pouvoir fait la pluie et le beau temps au parlement. Une corruption à outrance a été instaurée dans toutes les chambres du parlement et ce sont les électeurs des qui doivent payer leurs fossoyeurs sous le joug de la fameuse démocratie confondue à la dictature par le gouvernement Nkurunziza. Quelle ironie du sort !
Depuis la chasse aux députés, l’anarchie s’est installée progressivement au Burundi. Comme à l’époque où on a emprisonné l’honorable Hussein Radjabu en faisant croire à la communauté nationale et internationale que le remède au mal burundais est trouvé, le même scénario s’est reproduit avec l’exclusion de ces élus du peuple. Désormais, les tueries se sont accrues, les malversations sont devenues le mode de gouvernance, les grèves répétitives paralysent le bon fonctionnement de l’Etat, la justice est plus que jamais corrompue et le peuple assiste impuissamment à ces crimes jamais connus dans l’histoire du pays.
Devant cette scène ignoble, une multitude de questions sans réponse, malheureusement, traverse l’esprit de ceux qui en ont encore ! Est-ce que le Burundi est exclu du monde ? Y-a-t-il une voile opaque qui couvre les yeux de la communauté internationale à tel point que personne ne remarque ou n’entende les cris des burundais qui réclament le secours des nations ? Faut-il laisser mourir tout un peuple au profit des larrons à l’image de Taylor du Libéria ? Faut-il verser encore plus de sang dans un Etat où les cicatrices de massacres et de guerres incessantes restent toujours béantes ? Que font les organismes internationaux (BINUB, UA, UE, EAC, BANQUE MONDIALE, UNICEF, PNUD, FAO, OMS, les ambassades et autres…) ? Trouvent-ils la situation normale ou sont-ils complices ? Veulent-ils un autre génocide à la rwandaise et s’enfuir comme la MINUAR au moment où tous les indicateurs montrent que le pouvoir de Bujumbura s’entraine jour et nuit par une milice bien entretenue à massacrer tous ceux qui ne partagent pas leurs opinions ? Toutes les aides qu’ils donnent au pays sont versées dans les préparatifs de ce plan macabre. Messieurs les représentants de la communauté internationale accrédités au Burundi, êtes-vous prêt à assumer les responsabilités si demain vos cadeaux s’avèrent empoisonnés ?
Dans tous les cas, tout le monde est témoin des événements qui ne cessent d’endeuiller le Burundi au jour le jour. Le moment venu, leurs auteurs et tous ceux qui les ont assisté directement ou indirectement y répondront. Comme disent bien les français, « MIEUX VAUT PREVENIR QUE GUERIR ». Et la rédaction ajoute : « A BON ENTENDEUR, SALUT » !
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