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La Communauté Internationale sort de son mutisme
Le 04 août 09
Après une longue période de silence, la communauté internationale par le biais de l’Union Européenne et les Nations Unies viennent de mettre au grand jour les inquiétudes qu’elles partagent avec la population burundaise sur les divers crimes commis par le pouvoir Cndd-Fdd au Burundi.
Les sages disent que "Prévenir vaut mieux que guérir". Nous l’avions dit et redit et cette fois-ci, les S.O.S lancés par les burundais ont fait échos et trouvent un relais qui permettra au pouvoir en place à Bujumbura de se ressaisir si du moins les dirigeants n’adoptent pas leur stratégie habituelle de l’"escargot". Le Burundi n’est pas un îlot. C’est un petit pays suffisamment enclavé et dépendant à plus de 60% de l’extérieur malgré la souveraineté tant scandée par les pouvoirs africains totalitaires, quand ils sont pointés du doigt.
Le Président burundais par ses manies de faire pitié en faisant de beaux yeux aux partenaires étrangers ne croyait pas qu’un jour il sera démasqué. La remarque est très pertinente surtout qu’elle part des cas concrets comme la mauvaise gouvernance, matérialisée par la corruption à outrance et au plus haut sommet de l’Etat, les malversations économiques, les tueries sélectives ainsi que le viol répétitif des lois et des droits de l’homme qui sont devenus le mode de gouvernement au Burundi.
Le ministre burundais des relations extérieures ressemblait à une poule mouillée à New York devant la communauté internationale quand il essayait de jouer l’avocat du diable, croyant que l’assemblée présente ignorait tout du Burundi. Comme l’avait fait le président du Sénat à Adis Abeba lors d’une session de l’Union Interparlementaire sans succès heureusement, encore une fois la vérité vient de triompher sur le mensonge des dirigeants burundais. Clamer haut et fort que tout roule à merveille alors que rien ne va ; c’est plus que diabolique. On ne cache pas la fumée quand une maison brûle !
Sagement, il est très urgent qu’une évaluation sur la mise en application de tous les accords conclus et ayant conduit le Cndd-Fdd au pouvoir soit faite avant les élections de 2010, pour dégager des solutions durables aux problèmes burundais. Concomitamment, il faut que les dossiers cachés derrière les fameuses enquêtes qui n’aboutissent jamais pour protéger leurs auteurs soient analysés diligences et clôturés afin de lutter contre l’impunité. De Rwagasore en passant par Ndadaye et ses proches collaborateurs sans oublier d’autres paisibles personnes qui ont été sauvagement éliminées (à Muyinga, à Kinama, à Gatumba, à Teza, à Buta, Monseigneur Ruhuna, le nonce apostolique, les représentants de l’Unicef et de l’OMS, Agnès Bury, des opérateurs économiques, Ernest Manirumva et autres), nous les pleurons toujours et l’autoprotection de leurs bourreaux n’a fait que trop durer.
La commission vérité réconciliation doit voir le jour d’urgence pour bannir à jamais les haines occasionnées par plus de 40 ans de massacres malheureusement organisés par une poignée de politiciens qui cherchent à se tailler une place à la lune au détriment de tout un peuple manipulé et abusé.
Les burundais doivent assoir une vraie démocratie dans le strict respect des lois et conventions faites. La dictature est une méthode vilaine qu’il faut combattre jusqu’à la dernière énergie au même titre que l’esclavage et toute autre forme de terrorisme appliquée au peuple pour se maintenir au pouvoir. Aucune exploitation de l’homme par l’homme n’est plus acceptable aujourd’hui.
Ceux qui vendent aux enchères la nation par une exploitation illicite des biens de l’Etat doivent répondre de leurs actes sans pitié. La privatisation doit répondre aux réalités du pays et aucune forme de déplacement déguisée des entreprises et du sous sol burundais ne sera tolérée. Que les nouveaux acquéreurs le sachent et qu’ils soient prêts à assumer demain les conséquences qui en découleront. Se cacher derrière les acquis de la démocratie pour imposer au peuple toutes les peines du monde est inacceptable au 21ème siècle, quand bien même on a gagné les élections.
Maintenant que la communauté internationale s’éveille et décrit les exactions commises par le Cndd-Fdd par l’intermédiaire de son Président du conseil des sages et ses proches collaborateurs, la justice non corrompue se pointe à l’horizon. Après Charles Taylor du Libéria, Bemba Gombo J. Pierre et Thomas Lubanga de la RDC, Omar Hassan Al-Bashir du Soudan, le tour des burundais approchent dangereusement pour envoyer ses représentants à la Cour Pénale Internationale de la Haye. Ce sera le salut du peuple burundais !
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