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Sécurisation des élections ou plan de négation de la morale
(Source: Burundi Bwiza)
Le 25 avril 10
Au cours de ses derniers temps, certains membres des corps de l'armée et de la police du Burundi surtout des officiers, se livrent à des actions de préparation de sabotage si une fois le baromètre maquerait du rouge pour le président NKURUNZIZA.
Ces actes ont été maintes fois décriés, mais minimisés par les autorités militaires et policières, soit par alliance ou par impossibilité d'agir ou de réagir à cet état de fait. Les fils et filles du BURUNDI ont connus beaucoup de calvaires, et les signes cliniques de l'heure montrent une profonde rechute à la place d'une guérison souvent chantée par le Président de la République (Twambaye ikirezi tutazi ko cera).
Il s'observe un défilé des officiers de L'Etat Major Général de l'Armée et des unités militaires ainsi que ceux de la Police Nationale du Burundi qui montent à l'intérieur du pays sous le couvert des associations de ceci ou de cela, pour des levées de deuils imaginées et malignement formulées afin de faciliter les rencontres.
De source de ces organisations, il s'agit d'une procédure visant à assurer une distribution des armes aux bourreaux choisis dans chaque commune du pays, pour éliminer les opposants politiques. Aussi, il s'agit des équipes de propagande dans les milieux militaires et policiers, pour le compte du Président NKURUNZIZA. Le noud du message et de dire que les militaires et policiers issus des rangs du CNDD-FDD doivent rester solidaires et refuser tout autre candidat qui serait élu. A cela ils proposent un sabotage qui consisterait à tirer dans toutes les directions après le premier scrutin au cas où le CNDD-FDD perdrait, pour supprimer toute possibilité d'un deuxième scrutin, et déclarer l'état d'urgence. Il serait mieux que ces imminents officiers enseignent plutôt la sécurisation de ces élections au lieu de les saboter.
La révélation de ces pratiques peu démocratiques est authentique, et elle démontre à suffisance que le CNDD-FDD a soif de nuire aux effets esthétiques des élections en perspective que le Président qualifie d'historiques et couvertes de beaucoup de minuties et grandement belles (Amatora azoba meza cane).
De quelle beauté parle t-il si les projets restent tels que ? Il n'y a jamais eu de belle guerre, mais de sottes gens qui aiment la guerre. Si ces élections sont conçues sous cette rubrique, le BURUNDI sera en voie de disparition. Beaucoup d'interrogations se posent :
- Est-ce-que le président de la République n'est pas au courant de ces préparatifs?
- Est-ce que le ministre de la défense et son chef d'Etat -Major ne peuvent pas stopper les mouvements de ces officiers ?
- Est-ce que le Ministre de la sécurité publique et le Directeur Général de la PNB ne sont-ils pas capables d'investiguer et saisir ces armes, ou sont-ils complices ?
Toutes ces personnes auront des comptes à rendre si ces bavures venaient à se produire. Ce qui est certain, les gens mourront, les cendres monteront en l'air, mais la vérité restera pour toujours. Le peuple Burundais ne tolérera plus des dirigeants irresponsables qui ne voient que leur devant au détriment d'un essor collectif.
Une guerre n'est jamais gagnée parce qu'on a beaucoup d'armes, mais parce qu'on a des gens courageux, les Burundais épris de paix et ils sont nombreux la gagneront.
Quand les responsables de la sécurité inversent le sens des termes de mission (protéger, sécuriser, contrôler, assurer.), le pays va mal. S'il faut interdire la participation des militaires et policiers dans des partis politiques, la mesure n'est pas exclusive, une réaction des autorités concernées est plus qu'urgente pour maintenir la paix au lieu de penser à la perturber.
Alors, vers où allons-nous Monsieurs les officiers ? Quelle méthodologie avez-vous choisi pour rassurer les Burundais dont vous êtes gardiens ? Si c'est ainsi, halte et reconsultez vos missions. La semaine passée vous avez servi GITEGA-RUYIGI-MAKAMBA et NGOZI d'autres provinces l'ont été avant, l'histoire vous demandera pourquoi vous avez détruit une nation que vous étiez sensé protéger.
Actuellement il s'organise une chasse des familles des policiers reconnues appartenir à l'opposition et hébergées dans des unités de police. Cette opération sera supervisée par le Général NDIRAKOBUCA alias NDAKUGARIKA et financée par le Service National des Renseignement et débutera par le camp dit SOCARTI (Unité de lutte contre la Délinquance Policière). La raison avancée est que beaucoup de ces familles appartiennent au parti UPRONA, d'autres à l'UPD et au MSD. Quand les autorités policières prennent des décisions contre les Droits de l'homme et des peuples pour satisfaire des ambitions politiques gloutonnes, plus question de parler de corps apolitique. Ici, il y a lieu de conclure que les réactions évoquées dans cet article n'échappent à aucune vérité, les autorités ne devraient pas fermer les yeux face à ces dérives qui risquent de replonger le pays dans un autre cycle infernal de violence. Qui vivra verra !!!
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