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Elections 2010: les possibles scenarii pour le Cndd-Fdd
 Le 03 mars 10

Aujourd'hui, plus que jamais, le Burundi est un pays très mal gouverné, nous prenons à témoins tout le peuple burundais, du moins tous les burundais qui connaissent l'Histoire de ce pays depuis les années de l'Indépendance. Cette mauvaise gouvernance est surtout due à deux principaux facteurs : la nonchalance du Président Pierre Nkurunziza et l'incivilité de certains généraux ex-FDD ouvrant aujourd'hui pour le compte de la FDN ou de la Police Nationale du Burundi.

Tout remonte du congrès illégal et irrégulier du parti Cndd-Fdd tenu à Ngozi le 7 Février 2à07 à l'issu duquel le Président Nkurunziza se proclame Président du Conseil des sages de ce parti composé par Nzobonimpa Manassé, Rukara Mohammed, Rufyikiri Gervais, Nkurunziza Pierre, Barekebavuge Alexis, Ntakarutimana Joseph. Mais le Président Nkurunziza a tenu à rappeler qu'il y a d'autres membres dont les noms ne peuvent être portés à la connaissance du public.

Ce sont des haut-gradés de l'armée ou de la police, ex-FDD dont les noms sont repris ci-bas : Niyombare Godefroid(FDN), Nshimirimana Adolphe(FDN), Bunyoni Alain Guillaume(PNB), Nabindika Guillaume(PNB), Bizimana Godefroid(PNB), Ndayishimiye Evariste(FDN), Nizigama Gabriel(PNB), Gervais Ndirakobuca(PNB), Léonard Ngendakumana(PNB), Niyungeko Juvénal(FDN), Nyabenda Jérémie (FDN). Et voilà ces Hommes qui aident le Président de la république à prendre en otage le peuple Burundais. La rédaction vous parlera bientôt du mode de fonctionnement de ce conseil du parti présidentiel.
Cette situation qui caractérisent le pouvoir de Bujumbura fait penser à de possibles scenarii lors du processus électoral.

Scenarii possible lors des Elections de 2010
Le Burundi se prépare aux élections générales cette année 2010. Le Président de la République et tous les corps constitués ne cessent de signifier que les élections se dérouleront de la plus belle manière jamais recensée au Burundi. Nous tenons à rappeler qu'en 1993 et 2005 notre pays a été félicité de part le monde, non seulement parce que la population burundaise s'était rendue à cet acte paisiblement, mais aussi et surtout parce que les perdants qui étaient au pouvoir dans les deux cas s'étaient montrés sportifs en acceptant le verdict des urnes. Nous tenons à remercier ici leurs Excellences ex Présidents BUYOYA et NDAYIZEYE pour avoir avancé la démocratie à leur manière.

La question est de savoir ce qui se serait passé au cas où l'UPRONA en 1993 ou le FRODEBU en 2005 n'avait pas accepté les décisions de la CENI. Qui peut prévoir la réaction des INZIRAGUHEMUKA ou des BAGUMYABANGA face à une telle situation ? Dieu merci SINUNGURUZA et NGARAMBE ont su être maître d'eux même et l'histoire retiendra que la CENI n'est pas un malheur pour la Nation.

Qu'est ce qui a précédé ce résultat de paix en 1993 et en 2005 ?
L'UPRONA en période pré électorale de 1993 :
Ce Parti, le plus vieux parmi ceux qui sont actifs ces dernières décennies, a un mouvement des jeunes dénommé JRR. A nous rappeler, malgré sa mauvaise connotation des années 1972, ce mouvement ne s'est pas illustré outre mesure durant la période pré électorale. Aucune action à visée de la violence genre cross avec des matraques n'a été recensé, sauf uniquement des échanges de mots et des chansons agressives durant la campagne électorale.

Le FRODEBU en période pré électorale de 2005 :
La situation était différente de 1993, nous notons la présence des démobilisés venus des anciens mouvements rebelles et de l'armée qui sont actifs dans les partis politiques. Remarquons que le Burundi selon des rapports onusiens comptait plus de trois cents mille armes légères et à petit calibre. Cette situation malgré sa complexité qui ne rassurait personne n'a pas du tout déclenché des événements qui pouvaient nuire à la réalisation d'un scrutin transparent.

Qu'en est-il du Cndd-Fdd et des autres Partis d'Oppositions en 2010 ?
La réalité est qu'un vent de violence souffle sur le Burundi à entendre uniquement les forfaits à caractère politique qui se multiplient. Sans accuser qui que ce soit notre désolation est sur le fait que le Gouvernement et le Parti CNDD FDD ne s'inscrivent jamais dans la logique à condamner ces actes, au contraire ils accusent les Partis d'opposition et la société civile de s'activer comme si le problème est que la victime crie au voleur mais plutôt le mieux soit que le voleur se cache le plus vite.

Celui ou celle qui nous lit sans suivre habituellement ses faits et gestes ne le croira pas de son oreille, et tenons plus ou moins à être on ne peut plus franc en rappelant ces faits :

- Assassinat de Ernest MANIRUMVA, qui doit protéger ces cadres de l'Etat ? Qu'en dit le Gouvernement ? Que réclame la société civile et qui a tort ?
- Assassinat de Sylvestre dit Bikora à Bubanza, aucune condamnation de la part des autorités publiques, aucune suite judiciaire.
C'est possible que d'aucuns disent que les assassinats ne sont pas miroirs de violences particulières car y'en a pareils sous d'autres cieux, n'en déplaise ; nous parlons ici du silence de l'autorité ou si vous voulez de sa complicité dans des cas de violence extrême. Tenez, qui a évité au Colonel Vital BANGIRINAMA de se présenter devant la justice ? le Président de la République en personne. Certains des cas comme ceux la nous montrent que le Gouvernement issu du CNDD FDD n'est pas du tout enclin à la justice et encore moins à l'apaisement politique, en effet il en tire probablement gros du fait que ces geôliers sont ses protégés. Nous parlons des jeunes du CNDD FDD.

A l'aube des élections de 2010 l'engouement est de taille, il suffit de voir l'activisme des jeunes. Ce qui serait normal serait que cette activisme se remarque dans l'enseignement par les partis politiques de leurs idéologies, malheureusement c'est un activisme au sport militaire ce qui augure à une compétition non pas qualitative des idées mais plutôt quantitative des muscles. Ceci se passe dans un pays où les jeunes durant cinq ans n'ont pas vu l'accroissement de leurs revenus s'il existe mais à sa chute, pas d'embauche, . le seul moyen de survivre étant de se prostituer chez les autorités publiques. C'est donc cette jeunesse manipulée qui risque de faire parler d'elle, et peu importe son appartenance politique les scenarii sont multiples :

1. La CENI en question : scénario à la kenyane
Depuis l'enrôlement des électeurs pour les élections générales de 2010, plusieurs cas de difficultés se font voir ici et là dans les activités de la CENI. Elle est à féliciter du fait que chaque fois que cela a été signifié, les membres de la CENI n'ont ménagé aucun effort pour remédier à la situation. Ces faits pourraient être plus grave au cas où il venait à être vérifiés que les difficultés de cette institution viennent de l'exécutif burundais. Nous tenons à rappeler que des membres influant du parti CNDD-FDD ont déjà dit qu'ils n'en voulaient pas de la CENI pour le simple fait qu'elle avait remis des situations inconvenantes en ligne (quand la CENI fut instituée et que ses membres ne furent pas tous du parti au pouvoir, quand on a rayé les membres actifs des partis politiques qui s'étaient inscrits comme agents électoraux, quand la CENI a accepté les insignes des partis politiques que le Ministère de l'Intérieur avait omis dit-on par erreur, .).

Des faits du genre qui vont dans le sens d'intimider la CENI peuvent mettre le travail de cette institution en difficulté et le cas échéant être incapable de trancher des litiges si le parti au pouvoir n'en sort pas protégé ou gagnant. Si cette état des faits perdure jusqu'au moment le plus fort du comptage des voix ou à leur proclamation, la CENI pourrait être dessaisie de ses fonctions par l'exécutif ou être pris de peur jusqu'à ne pas publier les résultats. La suite est peut être connu l'histoire kenyane est très fraîches pour s'en rappeler.

2. IMBONERAKURE en question : scénario à la zimbabwéenne
Le fait que ces jeunes du parti au pouvoir qui s'entraînent militairement sous la conduite malheureusement des autorités publiques, n'est pas un hasard et à entendre les mots qu'ils scandent durant ces matinées fraîches quand le burundais au dur labeur se repose paisiblement. Ce qui est curieux, c'est que ceux qui parlent au nom du parti CNDD-FDD passent des heures à expliquer les biens faits de ces entraînements ou sport face au peuple qui prend peur et qui n'a pas oublié les gloires du sport burundais dans le temps et surtout pas les malheurs des entraînements militaires et les vies humaines qui ont péri.

La logique est donc claire, faire comprendre à ces jeunes que leur survie dépend de ce parti qui n'arrive pas à leur trouver du travail, mais plutôt à boire et à se droguer, qu'il faut donc mourir pour ce parti qui peut toujours offrir à boire pour ne jamais retourner à la guerre, étant synonyme de pas voter pour le CNDD-FDD. La leçon étant comprise, tous les moyens sont bons pour reconduire le mandat qui ne doit pas finir et qui doit être éternel sous la bénédiction d'un "dieux" qui n'habite pas le Burundi mais connu seulement par les "pasteurs" invités par le couple présidentiel.

Si les élections ne leur donne pas raison, ils légitimeront leurs actes en disant qu'il se battent pour Dieu et son envoyé NKURUNZIZA, qui a ramené la paix oubliant tous les accord de paix, qui a donné à manger oubliant toute la pauvreté, . Le pouvoir dira qu'il n'y est pour rien, que c'est le peuple qui revendique, viendra ensuite des négociations pour d'autres transitions pour garder un PIERRE éternel comme MUGABE mais des vies auront péri.

3. Les jeunes des autres Partis : scénario à l'ivoirienne.
Dans les deux cas précédents, le parti au pouvoir crée des mécanismes pour se maintenir au pouvoir, et n'a aucune réminiscence du passé ou de l'expérience de BUYOYA ou NDAYIZEYE. Pensant uniquement à la force des armes, le pouvoir de Bujumbura ne pense pas à la force populaire incarnée ici dans une jeunesse également habile qui a vécu au maquis, et qui peut trouver des parrains dans l'armée et la police. C'est sans doute une possibilité qui peut nous conduire dans la formule ivoirienne à la Robert GUEYI, on se rappellera que ce Général a fouit son palais face à un peuple qui voulait le changement et des militaires sérieux et hypocrisant face à un Président trop encombrant, belle histoire non !

4. Et si tout va bien : scénario de rêve pour un burundais épris de paix.
Nous voudrions que tout ce qui se dit ne soit pas vrai et que seul le bon sens conduit les intéressés à une situation qui nous rassure. Les élections se passeront très bien, les jeunes des partis politiques vont depuis ce jour comprendre qu'ils ont une seule Nation à protéger, les politiciens vont apprendre à se traiter en partenaires de gestion publique et non en acheteur de la parcelle nationale. Les plus intelligents vont convaincre, les moins forts doivent céder, le peuple va voter qui il veut, et la victoire sera du peuple et non d'un parti, qui dira mieux 50 ans après "NTIHATSINZE UMUGAMBWE, HATSINZE UBURUNDI"..."NTA NYAGUPFA NTA NYAGUKIRA" à bon entendeur salut.