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Un samedi à Bujumbura
(Source: Jeune Afrique)
Le 02 août 09
Journaliste à Jeune Afrique depuis juin 2006, Tshitenge Lubabu M. K. travaille essentiellement sur la région des Grands Lacs. Il adore parler swahili au Rwanda et au Burundi.
Je le savais déjà : les samedis sont consacrés aux travaux collectifs d’assainissement à Bujumbura, la capitale du Burundi. De 7 h à 10 h 30, bureaux et commerces sont fermés, la circulation des automobiles quasiment interdite.
Tout le monde est censé s’occuper de la propreté de la ville, selon la volonté du président Pierre Nkurunziza, qui s’inspire de l’exemple de son voisin rwandais. Après plus d’une décennie de guerre, Bujumbura laisse à désirer : rues en mauvais état, immondices qui s’accumulent…
Mais ce samedi, au troisième jour de mon séjour, je remarque une chose : la plupart des habitants de la capitale, plutôt que de s’adonner à l’amélioration de l’environnement, ont préféré rester chez eux.
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Travaux communautaires ou Show présidentiel?
(Source Burundi Transparence) |
Pour les femmes, me souffle un ami, c’est une aubaine car elles peuvent, au moins pendant trois heures, garder leurs hommes au lit. Ces derniers, ajoute l’ami, sortent beaucoup entre eux, le temps de prendre un verre.
Les heures passent. Quand ils rentrent, enfin, fourbus de fatigue, ils sont incapables d’ "assurer", toujours selon mon ami, visiblement de mauvaise foi.
Comme si cela ne suffisait pas, certains Rwandais, pince-sans-rires et profitant des problèmes politiques conjoncturels à Bujumbura, affirment la main sur le cœur que des Burundais leur auraient dit ceci : "S'il vous plaît, prêtez-nous votre président Paul Kagamé pour un mois afin qu'il vienne remettre de l'ordre chez nous !" Quels farceurs, ces Rwandais !
Par Tshitenge Lubabu M. K.
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