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 Actualités

Un premier vice-président figurant
 Le 15 mai 09

Quand le Premier Vice-président de la République, le docteur Yves Sahinguvu a été élu par le Parlement burundais à ce poste, beaucoup de gens croyaient qu’à un poste clé, on venait de trouver une personne clé. Sa carrure, sa stature et son passé méconnus de ces derniers leur faisaient espérer trouver enfin un homme des changements positifs dans un pays presque à la dérive. Ils trouvaient en lui un contrepoids à la mesure pour mettre les pendules à l’heure. Aujourd’hui, une année après son élection, le résultat est catastrophique.

Dr Yves Sahinguvu
Les gens avaient oublié qu’il est Uproniste de l’aile Buyoya et qu’en plus, il avait évolué au Zaïre de l’époque du Grand Léopard où tout citoyen honnête respirait et sentait la corruption. Les burundais disent que quand vous chassez une femme parce qu’elle pète, vous en amenez une qui chie ! Ce n’est pas facile de trouver dans les rangs des buyoyistes une personne valable pour remédier à la situation actuelle du pays. Mieux valait le docteur Martin Nduwimana qui, à défaut de défendre les intérêts du peuple, il nous amusait par ses danses à la "CAHI". On n’oubliera jamais sa façon de quémander les bonnes grâces du Président Nkurunziza. Autant dire qu’en dansant à sa manière unique au monde, les vedettes de la musique qui l’imiteraient en feraient une danse originale. Au moins lui qui a laissé des traces ! Qu’allons-nous garder du docteur Yves qui est presque inexistant ?

Depuis que notre Sahinguvu occupe ce poste juteux, il a adopté le style de son chef. Il feint le mort à la manière d’un escargot dans sa coquille. Tous les dossiers le concernant sont traités par d’autres personnes au moment où il brille dans des tournées à l’intérieur du pays planter des avocatiers comme "NGADIOS". Pendant que le pays s’enfonce, lui il joue l’absent et préfère se taire. Ses bonnes manières l’obligent de ne pas parler quand la bouche est pleine d’aliments. Ce fils de Bukeye aura brillé par son absentéisme. Ne pas réagir quand rien ne va alors qu’on est chargé des questions politiques, c’est pire que ne pas assister à une personne en danger. Au moment où tout le monde s’indigne de la corruption qui gangrène la justice, de son indépendance et du terrorisme grandissant à l’endroit de certains magistrats qui disent encore le droit ; des 22 députés qui ont été illégalement radiés de l’Assemblée Nationale, ses ex-collègues encore ; du harcèlement des partis politiques et de leurs membres, notre docteur honorable ne s’inquiète de rien et ferme les yeux devant ses responsabilités. Quelle lâcheté ! Quelle déception !

Demain on dira que Sahinguvu aura opté pour la médiocrité qui caractérise le parti de son patron, le Cndd-Fdd ; l’homme en qui tout le monde avait placé son espoir. Comme son chef "NGADIOS", il sera jugé pour son incompétence devant une nation en décadence. Le traitre et son assistant qui l’accompagne sans le dénoncer sont châtiés de la même façon car, il est accusé de complice !