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Le Burundi sera un pays sûr pour tous quand le mot
régionalisme, népotisme, clanisme, ethnisme seront considérés comme une fatalité à bannir
(Par NIYONGABO Philippe)
Le 28 mars 2010
Chers compatriotes burundais, je ne suis pas entrain de vous donner une leçon de politique car je ne suis pas politicien ni politologue avéré. Comme chaque burundais qui garde l’espoir qu’il y aurait au Burundi un bon avenir après les prochaines élections, je suis serein, j’ai de l’espoir pour la bonne réussite et de l’issu honnête et juste du résultat pour élire le président de la république.
Aujourd’hui sans doute, les moments présents de la paix sont si promettant pour la paix durable. Les burundais qui ont su gérer plus de 43 partis politiques sans discorde pour le moment et sans incidents majeurs pour les fanatiques, c’est grâce aux forces de l’ordre qui se respectent encore malgré leur provenance et leur formation militaire. Cela encourage les gens de bonne volonté pour l’avenir et une possible cohabitation pacifique de tous les fils et filles d’un même pays demain et pour toujours.
Aujourd’hui, nous connaissons déjà les différents candidats issus des formations politiques dans les prochaines présidentielles. Le FRODEBU avec son candidat déjà connu : NDAYIZEYE Domitien, le CNDD avec son candidat : NYANGOMA Léonard, le FNL avec son candidat : RWASA Agathon, le MSD avec son candidat : SINDUHIJE Alexis, le ADR avec son candidat : NZOMUKUNDA Alice, le PARENA avec son candidat : BAGAZA Jean Baptiste, le PALIPE Agakiza avec son candidat : NGENDANGANYA Casimir, le MRC-RURENZANGEMERO avec son candidat : BAYAGANAKANDI Epitace, le UPD-Zigamibanga avec sa candidate: KAMPAYANO Pascaline et d’autres dont les noms seront connus bientôt, nous disons sans rancœur que le match commence pourvu que l’arbitrage respectera la règle du jeu.
On s’imagine comment le peuple burundais va connaître celui qui lui cherche un monde meilleur surtout que des politiciens ne font que mentir comme des démagogues.
Dans tout cela, c’est du cinéma avec une caricature de démocratie. Si réellement ces politiciens parlaient avec du sérieux, avec un projet de société plus compétitif, personne n’allait avoir peur.
C’est vrai, malgré la vigilance encore visible des militaires et de la police au Burundi, la violence peut déborder les vases à cause d’un langage divisionniste que certains utilisent pour nuire les projets des autres. Ce qui est très important pour chaque burundais c’est sa sécurité, vivre dans la tranquillité, les gens ont peur de cette augmentation exorbitante des prix, ce chauffeur démuni qui va payer très cher pour renouveler un permis qu’il a eu difficilement au Burundi de demain.
Un permis qui avait une valeur de 5000 FBu et qui va tomber à plus de 90 000 FBu ? Cela peut expliquer qu’un voleur de permis de conduire au lieu de le fabriquer et le donner pour 5000 FBu, il va bénéficier plus de 90000 FBu dans ses poches ? C’est un vol calculé tout cela dans ce monde corrompu à jamais. Nous savons même dans les pays industrialisés et protégés par une grande technologie, les contrefacteurs ne manquent jamais. Ce n’est pas qu’un document cher au Burundi sera difficile à falsifier demain ou sera valide à l’étranger comme par exemple ces permis de conduire que l’Europe n’accepte pas actuellement. Peut-on dire que c’est par le fait qu’il coûte seulement 5000 FBu ?
La population burundaise se demande ce que font les députés qui votent des lois. Je pense que personne ne dira que seuls ces élus du peuple qui ont amendé ces lois qui ligotent les pauvres viennent uniquement du sud du pays. Il est grand temps d’éviter à mentir au peuple burundais. La fatalité qui menace notre société, notre fraternité, notre amitié, notre développement, notre confiance mutuelle, c’est le régionalisme, le népotisme, le clanisme et l'ethnisme.
Le peuple burundais assiste avec impuissance à des chicaneries politiques. La campagne électorale n’a pas encore commencé officiellement au Burundi et les politiciens se permettent des erreurs. Des politiciens utilisent un langage que j’oserais comparer à l’inhumain. Comment peut-on oublier l’essentiel, comment peut-on oublier ce que la population burundaise manque ? Le problème pour cette population qui souffre de la pauvreté, de la maladie, de la sécheresse, ce n’est ni son voisin du nord, du centre, du sud à Bururi etc.
Le problème qui fait peur n’est autre que ce soi-disant politicien qui t’approche pour t’apprendre à haïr ton prochain, ton voisin par le fait qu’il a préféré adhérer dans un parti politique où tu n’appartiens pas. Celui qui préfère un parti qui a des idées clairs, honnêtes, promettant, un parti soit de NYANGOMA que ce vilain voisin surnomme le Bururien, un parti de l’Uprona que ce voisin vilain surnomme d’un mututsi, un parti frodebu, UPD, MSD, FNL, CNDD-FDD que ce voisin vilain qualifie de tous les maux ; c’est un piège pour la paix et la sérénité dans notre pays.
En lisant un article sur le site Burundi Réalités dont le titre n’est que opium du peuple : le régionalisme, en lisant attentivement en découvrant en bref qu’il s’agit de discréditer l’un des candidats à l’élection présidentielle car Dieu l’a crée sur telle colline du sud cela est un crime pour ces menteurs qui profanent la création.
Si cela était vrai, pour quelle raison les autres qui ont peur de la province Bururi oseraient aller solliciter des voix dans les différentes communes ? Hier n’ont-ils pas été satisfaits des voix qu’ils ont eues là-bas ? En démocratie on choisit celui qu’on préfère mieux que l’autre et cela n’est pas du régionalisme.
Il est grand temps de penser bâtir un Burundi meilleur pour tous. Il faut savoir éduquer ses adeptes en cas de défaite car « uwutsinzwe na ntaryo ntibatsindaho » sauf NDADAYE Melchior.
J’espère que personne n’osera commettre l’irréparable au Burundi de demain ni pour toujours.
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