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 Actualités

Une analyse sur la réaction du président de la CENI
 Le 21 juin 10

(Lisez la réaction en bas )

Lors de la récente parution de notre article sur les élections communales passées au Burundi en date du 24 mai 2010, notre rédaction vous avait, chers internautes, mis au courant de la mafia qui avait caractérisé certaines autorités burundaises en l'occurrence le Président de la CENI, Monsieur Pierre Claver Ndayicariye. Cette personnalité qui jadis brillait par son éloquence mais sans convaincre, faisait croire à tout le monde que les élections allaient bien se dérouler.

Mais notre rédaction,via ses services, est tombée sur un document ultra secret mais très compromettant en provenance des services et proches collaborateurs de la CENI. Ce document faisait état des conspirations qui avaient précédé ces élections.
Comme vous l'aurez constaté, ce document qui se trouve encore sur notre site souligne en sa substance les possibles assassinats de certains leaders de l'opposition et la corruption de Monsieur Pierre Claver Ndayicariye.

La rédaction, avant de pouvoir ausculter la réaction du président de la CENI rendue public ce 18 juin 2010 à travers son communiqué, lui remercie pour son courage spontané pour éclairer l'opinion aussi bien nationale qu'internationale à propos de la lettre du 20 mai 2010. Avant de le mettre en intégralité sur notre site, la rédaction a fait un petit commentaire sur ce communiqué.

Monsieur Pierre Claver Ndayicariye, commence par des aveux des espoirs comme quoi les foudres s'abattent sur les commissaires de la Ceni. La rédaction désapprouve pareil raisonnement car la lettre du 20 mai 2010 l'a écrite en son nom propre et non au nom des autres Commissaires comme il en est d'ailleurs pour ce Communiqué du 18 juin 2010. Ceci est d'autant vrai car dans les usages de cette Institution, tous les commissaires de la CENI ont l'habitude de signer conjointement les documents mais aussi en donnant des numéros de référence. Mais curieusement, ni le Communiqué qu'il a essayé de distribuer à certaines missions diplomatiques et Consulaires et ses proches amis ni la lettre, aucun document ne comporte de référence. On comprend parfaitement que ce sont des sous tables qu'il traite en son propre nom et que partant il n'a pas besoin d'aller plus au-delà.

Monsieur Pierre Claver Ndayicariye poursuit en disant que le temps des passions et des déceptions ne s'y prête pas comme s'il veut donner une leçon de morale à quiconque. La rédaction pense que cet illustre démocrate en voulant se disculper devrait penser aux millions des burundais qu'il compte condamner pour des intérêts partisans et penser à faire des investigations pour connaître par quel canal ce document est tombé dans notre rédaction et par la suite s'adresser à nous.
Mais voilà qu'il a choisi autres tribunes que sont certains de ses amis et certaines missions diplomatiques et consulaires. Il fait sciemment des diversions. Cela laisse comprendre aux internautes qu'il connaît tacitement quelque chose sur ce document dont il est auteur. La rédaction lui fait comprendre qu'elle détient beaucoup d'informations sur son comportement en la matière dont elle appréciera le moment venu de les rendre public.

Ainsi pour tout lecteur qui suit l'actualité au Burundi, il aura compris et continue à comprendre aisément que cet illustre démocrate fonde son argumentation dans beaucoup d'autres faits qui n'ont vraisemblablement de rapports avec la lettre du 20 mai 2010 parut sur notre site. Aucun passage n'évoque la corruption des autres Commissaires ni leurs démissions. Mais on comprend aisément qu'il n'a pas d'autres choix que ceux de faire le dilatoire pour se créer un espace d'expression pourtant qu'il détenait de part sa qualité de Président de cette Institution.

Poursuivant son raisonnement, il parle des diables qui ont essayé de racoler des mots, en-tête et sa signature mais ne réfute pas la relevance de la lettre dont il est question. La rédaction pensait que Monsieur Pierre Claver Ndayicariye au vu de ce qu'il faisait dans les sous tables n'allait pas se perdre dans des supercheries en faisant des communiqués laconiques sans fond ni forme. La sagesse devrait le faire fléchir sa position même s'il a dit que quand on est avec le Pouvoir et Dieu, personne d'autre ne peut avoir à dire ou à exprimer. La rédaction réalise que de tels propos sont scandaleux lorsqu'ils émanent de quelqu'un de son rang.

Monsieur Pierre Claver Ndayicariye dit qu'on ne peut pas mentir à tout le monde tout le temps et en même temps mais il oublie aussi qu'est pris qui croyait prendre. Des telles formulations n'étonnent personne lorsqu'on connaît sa personnalité peu orthodoxe dans d'autres circonstances.

Il termine en pensant apprendre à la rédaction que si c'était lui qui a écrit cette lettre il aurait terminé par haute considération et qu'il aurait aussi complété par Ministre de la Sécurité Publique au lieu de se limiter sur Ministre de la Sécurité. Des telles considérations sont du trompe oil et ne peut les soulever que devant les incultes.

Tout en ne voulant pas faire beaucoup de commentaires sur ce communiqué et surtout revenir sur ses propos depuis ces derniers jours, il n'est si aisé de lui rappeler que le Burundi n'est pas en sa première fois pour l'organisation des élections. Ce qu'il faut par contre prendre en considération c'est qu'en 1993 et en 2005, les élections se sont bien déroulées sous la direction de l'Honorable Sinunguruza Térence et Monsieur Ngarambe Paul. Pourquoi pas à l'époque de Monsieur Ndayicariye Pierre Claver?
Il devrait se mettre en cause. A suivre

- La réaction de la CENI

- La lettre de Mr Ndayicariye à Mr Bunyoni