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L’Honorable El Hadj Hussein Radjabu, l’homme de l’année 2009 au Burundi
(Source: Arc En Ciel)  
 Le 02 janvier 10

L’Honorable El Hadj Hussein Radjabu
Avec l’arrestation et l’emprisonnement de l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu, le vendredi 27 avril 2007, alors Président du Parti Cndd-Fdd, Bujumbura était en fête, y compris au sein de la Rédaction de notre journal "Arc-en-Ciel". A cette époque, nous étions convaincus que le grand mal burundais était mis sur la touche et que très bientôt, le pouvoir Nkurunziza va finalement mettre "la main dans la patte" pour remettre le Burundi sur les rails d’une paix durable, de la bonne gouvernance, du développement et de la démocratie. En effet, victimes d’une manipulation sans nom, orchestrée d’en haut, nombreux médias et associations de la société civile avons fini à croire que l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu était l’homme de tous les dossiers, celui-là qui ligotait le Chef de l’Etat et son entourage pour l’empêcher à diriger effectivement le Burundi ! Près de trois ans après, nous constatons que ce plan machiavélique n’était qu’une production d’une poignée de cadres civils et militaires, tous issus de l’ancienne rébellion du Cndd-Fdd et dont l’objectif principal consistait et consiste toujours à neutraliser politiquement un leader devenu trop populaire dans tout le Burundi et capable de rafler facilement toute la mise, lors des élections de 2010.

Ce qui restera extraordinaire dans la diabolisation et l’emprisonnement de l’ancien patron du Cndd-Fdd, c’est le comportement affiché par l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu pendant cette campagne de diabolisation et durant son emprisonnement que tous les observateurs, nationaux et internationaux, qualifient aujourd’hui d’abusif, de politique et sciemment prolongé. En effet, ce jeune dirigeant charismatique, doté d’une intelligence hors normes et d’un calme olympien, a, avec raison d’ailleurs, évité d’engager un bras de fer inutile avec ses anciens compagnons de lutte, une façon de protéger le Cndd-Fdd d’un éclatement immédiat et irréparable. Et aussi, une riposte de sa part pouvait politiquement cacher la vérité sur les véritables raisons du harcèlement politique dont il était et reste toujours victime, de la part des instances judiciaires de ce pays, visiblement sous les bottes du parti Cndd-Fdd et du gouvernement burundais, dirigé par le Président Pierre Nkurunziza. La stratégie de l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu consistait et consiste toujours à démasquer ses détracteurs, vis-à-vis de l’opinion nationale et internationale, étape par étape, avec des idées fortes et des arguments cohérents, de telle manière que tout observateur bien informé, neutre et indépendant, puisse lire personnellement cette vérité qui s’installe de plus en plus au Burundi et commence à fragiliser sérieusement le pouvoir de Bujumbura, incarné par le Président Pierre Nkurunziza.

Ainsi, depuis la fatidique journée du 27 avril 2007, la situation du Cndd-Fdd va de mal en pis. Pour des raisons diverses mais naissant de cet emprisonnement, ce parti se vide régulièrement de ses principaux cadres qui avaient été les principaux architectes de ses victoires électorales en 2005. Pendant ce temps, des dossiers très brûlants tombent presque chaque jour sous les feux des projecteurs de l’actualité nationale et pointent du doigt, chaque fois, les principaux dirigeants de ce pays, comme auteurs ou complices de ces infractions fragilisant le Gouvernement Pierre Nkurunziza, tout en le décribilisant sur le plan diplomatique, à tel point qu’il y a lieu de penser, sauf en cas d’un miracle politique de dernière minute, que le Cndd-Fdd aura toutes les difficultés du monde pour gagner les prochaines élections générales et locales de 2010. Et tout le monde aura constaté que le nom de l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu n’intervient jamais dans ces "casseroles" que traîne quotidiennement le pouvoir burundais, à majorité Cndd-Fdd. Pour l’instant, les pressions nationales et internationales s’intensifient pour demander la libération immédiate et sans conditions de l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu. De l’avis de plusieurs analystes politiques, cette mesure tant attendue pourrait réanimer politiquement le Cndd-Fdd et redonner l’espoir au Président Pierre Nkurunziza pour négocier la prochaine présidentielle de 2010.

Malheureusement, rares sont les proches du numéro un burundais qui l’entendent de cette oreille. Et chaque jour qu’ils refusent de voir la réalité en face, ils s’enterrent politiquement au profit des Radjabistes qui ne manquent plus de soutiens solides et sincères, au niveau national et international. Le Cndd-Fdd a commis une erreur politique monumentale d’instrumentaliser la Cour Suprême du Burundi dans le dossier de l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu, uniquement pour pérenniser son emprisonnement abusif, illégal et politique. Il en paie aujourd’hui les frais et aussi longtemps que ce leader incontesté reste en prison, inutile pour le Cndd-Fdd et le Président Pierre Nkurunziza de se présenter aux prochaines élections, où ils risquent de ne ramasser que des miettes. En effet, la dictature et l’incompétence du Cndd-Fdd recharge politiquement l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu, qui malgré presque trois ans d’emprisonnement, continue de bénéficier la confiance du peuple burundais, spécialement ceux qui avaient massivement élu le Cndd-Fdd en 2005. Ce qui est frappant avec 2009 et l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu, depuis la Prison Centrale de Bujumbura (Mpimba), sa popularité et son influence sur l’échiquier politique burundais, dépassent actuellement les frontières ethniques, religieuses et partisanes.

Son emprisonnement qui ne répond à aucune règle de Droit, se justifie aujourd’hui par la peur de l’équipe au pouvoir, de subir une douche froide lors des prochaines élections, si jamais d’ici là, l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu serait libéré pour participer librement aux prochaines présidentielles. Ce n’est donc pas pour rien que l’UPD-Zigamibanga, considéré à tort ou à raison par le pouvoir Pierre Nkurunziza, comme étant une formation politique de l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu, reste constamment dans la ligne de mire du gouvernement Cndd-Fdd. Mais le maintenir en prison, uniquement pour l’empêcher de participer aux prochaines élections présidentielles, sans aucune raison valable, c’est faire gratuitement sa propagande et la propagande de l’UPD-Zigamibanga, un trait d’union de tous les Radjabistes, partout où ils se trouvent dans les quatre coins du monde. Voilà pourquoi ceux qui contestent toujours sa libération en font qu’induire en erreur le président de la République, le seul comptable devant l’opinion nationale et internationale, de la déconfiture politique, diplomatique, économique et morale du Burundi. Et pourtant, dans le contexte actuel préélectoral, c’est paradoxalement le même Président Pierre Nkurunziza qui encaisserait toutes les dividendes issus de la libération immédiate et sans conditions de l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu.

Quoi qu’il en soit, notre Rédaction ne se trompe pas d’un iota, quand il présente l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu comme "l’homme de l’année 2009 au Burundi". Son influence politique dans le Burundi pourrait se mesurer partiellement par la montée en force de l’UPD-Zigamibanga sur la scène politique burundaise, sans que personne dans les milieux du pouvoir burundais, ne puisse détecter facilement les forces de son organisation, ni l’empêcher facilement de continuer sa marche vers son carton plein en 2010, toujours grâce à la clairvoyance de l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu, un génie politique qui sera certainement libéré en 2010, avec ou sans le Cndd-Fdd au pouvoir. Wait and see !

Par Thierry Ndayishimiye