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Le procès de l'Honorable Hussein Rajabu à la Cour d'Appel de Bujumbura
Le 17 février 10
En cette date du 16 février 2010, la cause RPC : 2279 qui oppose le Ministère Public à l'Hon. Hussein Radjabu et Crts a été appelée en audience publique. Notre rédaction a voulu savoir l'ambiance qui régnait à l'audience publique et voila les faits comment ils se sont déroulés.
A l'appel de la cause, la défense a soulevé deux exceptions l'une tenant à la violation pure et simple des règles de la procédure en ce qui a trait au refus par la Cour de permettre aux prévenus Jean Bigirimana et Baudouin Ribakare de comparaître malgré l'exploit d'assignation leur délivré par la Cour pendant que l'autre tenait au déport de la présidente de la Cour et qui est la présidente du siège.
La première exception avait été longuement débattue au cours de l'audience publique du 09 février 2010 et l'arrêt refusant la comparution des deux prévenus avait été rendu sur le banc.
La Cour avait promis de produire une décision écrite à l'audience publique du 16 pour que la défense puisse analyser les motivations. Mais la rédaction aura remarqué et cela avec amertume que cette décision écrite prise par la Cour n'a pas été disponible. Outre la rédaction, l'assistance à l'audience du 09 février 2010, aura constaté que cette décision écrite ne sera jamais disponible dans la mesure où il avait été question pour la Cour de vouloir avaliser les propos tenus par le Porte Parole de la Cour au sujet de l'incarcération des prévenus ci haut cités au mépris de la loi.
Par la suite, il a été clair, à travers l'instruction que l'incarcération des deux prévenus avait aussi tiré les motivations dans la lettre du 03 novembre 2009 de Maître Prosper Niyoyankana adressée à la Présidente de la Cour au sujet du pourvoi en cassation formulé par les deux prévenus par le truchement de leur avocat.
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Maître Prosper Niyoyankana |
Ainsi selon la Présidente du siège, ladite lettre renfermait des écarts de langage à l'endroit de la Présidente de la Cour. Cet état de choses a fait que l'audience soit transformée en un conflit interpersonnel entre la Présidente de la Cour et l'un des avocats de la défense. La Présidente de la Cour a même fait des dénonciations de cet état des faits au Bâtonnier et ce dernier n'a pas hésité d'enjoindre à l'avocat concerné de réserver aux autorités judiciaires une considération sans faille.
Pour l'intérêt de la Justice et des justiciables, la défense avait souhaité le déport de la Présidente du siège. Cette requête n'a pas retenu la préoccupation de la Cour jusqu'à formuler une requête en récusation en bonne et due forme contre Madame Ancile Ntakaburimvo, Présidente de la Cour et Présidente du siège.
Notre rédaction aura constaté que c'est avec les larmes aux yeux que la Cour a pu se retirer et prendre la cause en délibéré pour un jugement à sortir dans les délais légaux.
Pour les internautes, notre rédaction voudrait vous rappeler que les mobiles qui ont prévalu pour radier les 22 députés au mépris de la loi par la Cour Constitutionnelle, sont ou du moins ont été appliqués dans le cas d'espèce. Les 22 députés ont été radiés de l'Assemblée Nationale au seul motif officiel qu'ils avaient démissionné dans le Parti Cndd-Fdd. Mais notre rédaction soulève que la base légale de leur radiation n'a été disponible que deux ans après la décision.
On ne cessera de constater des choses pareilles suite au rachat de la Conscience de Madame la Présidente de la Cour Suprême, il lui a été décerné par le Président Nkurunziza un prix d'un million de francs Burundais lors de la fête de travailleurs du 1 mai 2007 célébrée à Ngozi ;un prix intervenu quatre jours après l'arrestation illégale de l'Honorable Hussein Radjabu.
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