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Le pouvoir politique : le conserver dans la famille à tout prix
Le 27 juillet 10
Les actuels chefs d'Etat africains, force de vouloir s'accrocher au pouvoir, n'arrivent pas à préparer leurs dauphins mais promotionnent leurs progénitures pour leurs successions comme dans des royaumes.
L'armée semble être une rampe de lancement pour les fils à succéder à leur père.
Dans notre région, surtout dans la Communauté Est africaine, ce système n'a pas été oublié, il est en préparation.
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Lt Col Muhoozi Kainerugaba entouré de ses parents |
En Ouganda, le fils du président Museveni, le Lt Col Muhoozi Kainerugaba, se prépare à prendre le manteau de son père. Museveni a défait la Constitution en 2005 et a annulé la limite des mandats présidentiels. Les opposants politiques ont crié au scandale et ont dit que le président Museveni souhaite rester au pouvoir jusqu'à ce que Muhoozi soit prêt à diriger.
Après l'obtention de son diplôme et sa promotion au grade d'officier supérieur, lieutenant-colonel, Muhoozi a été nommé et affecté par son père au commandement des forces spéciales en charge de la garde des champs pétrolifères découverts récemment dans l'ouest de l'Ouganda.
Pour les analystes politiques ougandais, les promotions de Muhoozi (34 ans) sont un indicateur que Museveni prépare son fils à de plus grandes choses.
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| Ivan à côté de son père et sa soeur |
Au Rwanda, Ivan Cyomoro Kagame, l'ainé du président rwandais Paul Kagame, a obtenu avec satisfaction son diplôme du secondaire dans la Brooks School (Massachussetts, USA) et il a réussi les examens de sélection de la prestigieuse académie militaire de West Point (USA) l'année passée. Il ne sera donc pas - encore moins - un kadogo comme toutes les autres nouvelles recrues des Forces rwandaises de défense.
Le journal Umuvugizi avait écrit que le fils de Kagame pourrait être la raison de l'emprisonnement du général Karenzi Karake car dans une réunion des généraux rwandais, le général Kabarebe avait débuté la réunion en expliquant l'intégration de Ivan Kagame dans les Forces rwandaises de défense. Le général Karenzi avait coupé la parole au général Kabarebe en lui disant que ce n'était pas l'objectif de la réunion et le garçon est libre de choisir son travail et c'est une affaire de famille.
A cet instant, la décadence du général Karenzi avait débuté.
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| Ridhwani Kikwete |
Au Kenya, Jimmy Kibaki, le fils ainé du président kenyan Mwai Kibaki, prévoit de conquérir l'ancien siège parlementaire de la ville d'Othaya dans le District de Nyeri qu'a occupé son père avant son élection aux présidentielles de 2002.
En Tanzanie, Ridhwani Kikwete, le fils du président Jakaya Kikwete, a été nommé membre du Bureau de la jeunesse du parti CCM, il est chargé de veiller à tous les biens de cette jeunesse qui est le fer de lance de ce parti et aussi les dons qui sont apporté à la présidence. Une façon de garnir son carnet d'adresse.
Au Burundi, pour le moment, la question n'est pas à l'ordre du jour car la progéniture du président Nkurunziza ne sont qu'encore des mineures. Mais tenant compte des informations qui nous arrivent, le Burundi ne va pas y échapper car l'envie de tripoter la Constitution est grande pour permettre une présidence à vie.
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| Nkurunziza et sa progéniture |
En Guinée Equatoriale, Teodorin Nguema Obiang, un des fils et ministres du président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, a été nommé par son père vice-président du Parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE) au pouvoir, selon un communiqué lu à la radio.
Pressenti comme un des successeurs possibles de son père, Teodorin Obiang Nguema est actuellement ministre d'Etat chargé de l'Agriculture et des Forêts.
Cette nomination de Teodorin survient trois jours après son accession par proclamation au poste de président de la fédération des jeunes du PDGE.
En Namibie, la situation n'est pas différente. L'ancien président Sam Nujoma - maintenant étudiant à l'université de Namibie dans la faculté de géologie où il a récemment obtenu un Master en géologie - veut imposer l'actuel ministre de la justice et son fils, Utoni Nujoma à succéder à l'actuel président Hifikepunye Pohamba.
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| Utoni Nujoma |
En Afrique du Nord, la Libye et l'Egypte sont sur le point de créer des monarchies
Le président libyen Mouammar Kadhafi et son homologue égyptien Hosni Moubarak sont entrain de préparer leurs fils pour leur succéder. Col Kadhafi est le leader le plus ancien du monde arabe qui a promis de céder le pouvoir que "une fois vaincu par la maladie ou la mort".
Le second fils de Kadhafi, Seif Al-Islam Kadhafi, dont le nom signifie épée de l'Islam en arabe, est l'héritier présomptif.
Saif Al-Islam est titulaire d'un baccalauréat ès sciences en génie de l'Université Al-Fateh à Tripoli. On pouvait s'y attendre, il a une expérience militaire, ayant servi dans l'armée jusqu'en 1994. Il a aussi fait les études de la gouvernance mondiale à la prestigieuse London School of Economics.
En Egypte, M. Moubarak est déclaré malade et préfère Gamal Moubarak pour lui succéder. Gamal ou Jimmy, 45 ans, est un ancien banquier d'investissement et le chef adjoint du Parti national démocratique (adjoint de son père).
La prochaine élection présidentielle est prévue pour 2011, mais l'état de santé du Rais est une source de préoccupation. Il a été largement rapporté que la mauvaise santé du président Moubarak pourrait déclencher une élection surprise avec son fils comme candidat du NPD.
Notamment, M. Moubarak n'a jamais nommé un vice-président ou partagé ses fonctions à un adjoint. Le Premier ministre Ahmed Nazir traite uniquement les dossiers économiques. La diplomatie, politiques militaires et de sécurité intérieure sont de la seule compétence du Rais.
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