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Le pouvoir revient toujours au peuple
Par Magambo Kassim
Le 18 mai 10
Personne ne peut prétendre n'être concerné que par ses propres affaires et nullement par celles des autres. L'on est responsable d'autrui et l'on doit assumer tout manquement à ce sujet. L'homme, ou la femme, légalement responsable, lorsqu'il a conscience de sa responsabilité non seulement envers lui-même, mais aussi à l'égard de ceux dépendant de lui, il doit s'employer à protéger et à préserver ces derniers comme il le fait pour sa propre personne. Cela favorise ainsi l'émergence d'une société saine et avancée dont les membres veillent à assurer l'essor de leurs administrés et à s'entraider pour l'intérêt et le bonheur communs.
Le chef de l'Etat Pierre Nkurunziza est responsable de son administration et devra, le Jour des élections, répondre de cette responsabilité : a-t-il été juste ? Les pauvres et les nécessiteux étaient-ils, sous son autorité, assurés quant à leur subsistance et à leur protection ? Gérait-il convenablement les deniers de l'Etat de manière à éviter tout gaspillage ? Avait-il confié les affaires administratives et judiciaires à des gens intègres et compétents ? A-t-il développé les ressources de la communauté, assuré à ses administrés une instruction efficiente ou bien a-t-il laissé ces derniers en proie à l'ignorance et au sous-développement ? Le gouvernement sera comptable de tout cela.
La responsabilité et le dépôt confiés au gouvernement sont donc graves, et le châtiment qui s'abattrait sur l'homme s'il venait à négliger ses responsabilités et à tromper la confiance de ses administrés, est énorme.
Le gouvernement doit répondre aux besoins de son peuple et veiller à ses intérêts ; c'est pourquoi lui incombe-t-il de désigner des auxiliaires expérimentés et intègres dont la tâche consistera à s'enquérir de la situation des gens et à en tenir le président informé, ainsi celui-ci pourra-t-il répondre aux besoins de la population.
La responsabilité du président consiste aussi à choisir ses ministres et ses amis parmi les hommes de moralité, la réforme de l'Etat demeurant fonction de la rectitude morale de ceux-ci.
Le fonctionnaire, le député, le médecin, l'enseignant, l'ouvrier, etc. seront interrogés pour savoir s'ils ont agi en toute sincérité : si c'est le cas ils auront, pour avoir excellé dans le bien, une récompense excellente. S'ils ont menti, fraudé, trompé et gagner des biens par des voies illicites, ils auront, pour avoir fait le mal, une bien mauvaise récompense.
Power to the People
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