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Dialogue entre Niyongabo Philippe et Nzopfabarushe Melchiade sur la politique actuelle au Burundi
Par Philippe Niyongabo
Le 28 août 10
Niyongabo Philippe :
Bonjour mon ami Melchiade.
Melchiade Nzopfabarushe :
Bonjour Philos. Cela fait longtemps que nous ne nous sommes pas adressés la parole depuis que j'occupe des fonctions très importantes au Burundi.
Niyongabo Philippe :
Je m'imagine si c'est facile de trouver pour vous autres les fonctionnaires, un petit moment de repos surtout actuellement où les nouveaux élus du peuple doivent occuper leurs nouvelles fonctions.
A ce qui vous concerne, permettez-moi de m'accorder un moment assez long pour parler de la politique au Burundi. Je me permets de commencer à vous remercier infiniment car vous venez de remporter une campagne électorale difficile car la plupart des partis politiques de l'opposition venaient de se retirer soi-disant qu'il y a eu des tricheries ici et là.
Quand vous avez été nommé par le conseil des sages du parti et que vous étiez un membre important sur la liste de la commission de préparation des prochaines échéances électorale de 2010 du parti Cndd-Fdd les gens m'ont demandé pour quelle raison vous avez été placé à la cinquième position alors qu'il y avait d'autres personnes comme Gilbert Baranyizigiye, Martin Nivyabandi, Annociate Sendazirasa, Gabriel Ntisezerana et autres qui restaient sur la liste des réservistes Qu'en pensez-vous de cette grande confiance du parti envers ta personnalité ?
Melchiade Nzopfabarushe :
Ecoute mon ami de longue date, tu me connais bien je l'espère. Tu te souviens de mon courage et détermination envers une cause. J'ai été toujours un grand stratagème. Quand les autres ne peuvent pas affronter une difficulté, je suis le premier à m'y investir dans le but de réussir une mission confiée à mon équipe de travail. Pour arriver tout droit au but, le parti Cndd-Fdd m'a fait confiance par le fait que je suis un grand prévoyant, il fallait étudier tous les défaillances et les corriger à temps pour gagner cette campagne électorale longue et douteuse. Tout le monde ne pouvait pas se retrouver sur cette liste, il y avait d'autres activités qui les attendaient, tu viens de constater déjà des changements au niveau du Sénat. Gabriel Ntisezerana devient Président. Mon équipe n'a pas envisagé des méthodes de tricherie lors des élections comme le laisse croire les opposants qui n'ont pas de membres ni stratégies. Notre Président Nkurunziza Pierre était imbattable. Il représentait les qualités d'un grand communicateur dans le style de Sankara du Burkina Faso qui a su s'approcher de son peuple, de partager les difficultés journalières de son peuple, le travail communautaire, la prière dans la cordialité et la franchise, la participation au développement dans les milieux ruraux. Combien de fois il a été dans les milieux ruraux pour participer à la reconstruction des écoles, hôpitaux, à fabriquer les briques dans la boue comme un simple citoyen, jusqu'à même nettoyer les pieds des pauvres gens sans peur des moqueries des Seigneurs. Je suis très ému que les politiciens de l'opposition n'aient rien remarqué avant d'entrer dans la compétition. Pierre Nkurunziza avait depuis longtemps gagné les cours de la masse paysanne burundaise. Toute la population burundaise de chaque coin lointain de toutes les provinces, a eu la visite du chef de l'Etat Pierre Nkurunziza dans les travaux communautaires, les gens les plus démunis l'ont serré la main, une occasion que les burundais n'avaient connu avant pendant les régimes non démocratiques au Burundi. Quel président des partis politiques de l'opposition a pu réaliser une approche sincère de la population ? Critiquer est facile mais réaliser une ouvre sociale cela est quasiment impossible pour ces démagogues.
Philippe Niyongabo :
Un président en exercice a beaucoup de moyens pour arriver partout dans le pays avec les moyens du gouvernement. Apparemment tout ce qui a été réalisé c'était dans le cadre du gouvernement. Le président n'a pas utilisé ses moyens propres pour venir en aide à la population. Supposons que les autres Présidents des partis politiques possédaient les mêmes moyens de déplacement, n'allaient-ils pas réaliser les mêmes activités pour venir en aide aux sinistrés ? N'allaient-ils pas faire aussi des ouvres grandioses pour affermir le développement économique ?
Nzopfabarushe Melchiade:
Ecoute philos, chacun a ses qualités ou défauts si vous voulez mais dans le cadre des réalisations faites par le Président Nkurunziza, c'est un programme, une volonté émanant de ses qualités d'approcher la population burundaise. Tous les chefs d'états au Burundi avant la venue du Cndd-Fdd au pouvoir n'avaient-ils pas les moyens pour réaliser des ouvres humanitaires au sein de la population ? Qu'avaient-ils fait ? Rien du tout, vous comprenez combien Nkurunziza Pierre est un chef d'état incomparable.
Philippe Niyongabo :
Vous avez été désignés pour combattre la corruption au sein du gouvernement de Pierre Nkurunziza les observateurs constatent la croissance de la corruption au Burundi. Quel est votre bilan pour combattre ce fléau qui dévaste les fonds de la caisse du gouvernement?
Nzopfabarushe Melchiade :
Notre bilan est positif, le pillage de la caisse et du trésor a diminué. Nous continuons à traquer les pilleurs car ils sont nombreux et les démasquer n'est pas chose facile car ils ont des stratégies aussi pour se cacher et pouvoir emporter des innocents dans leurs méthodes. Nous faisons notre possible pour éviter d'emporter en même temps des innocents dans les affaires de pillage.
Ce qui n'est pas juste c'est ce que font les politiciens de l'opposition pour globaliser, profiter d'une faute commise par un individu pour accuser gratuitement le parti au pouvoir, le ministre quelconque, même des accusations malhonnêtes envers le président de la république comme si c'est lui-même qui doit arriver dans tous les ministères pour appréhender les voleurs.
Niyongabo Philippe :
Et le dossier du falcon 50 n'avait-il pas le droit de réclamer ce qu'a été son avion de transport?
Nzopfabarushe Melchiade :
Tu sais philos, un rapport est facile à accepter. Si les techniciens donnent une information que l'avion n'est pas solide pour continuer à servir de transport cela est possible. Les autorités peuvent l'admettre et cela n'est pas une faute en soit si les autorités décident de vendre un avion dangereux.
La vente peut se faire, il y a celui qui promet d'acheter et qui ne fait rien d'autre, il y a d'autres qui veulent acheter et qui respectent les délais tout cela est un processus qui sera analysé par la justice. Et si la justice se prononce à ce sujet, personne n'a droit de dire que la justice se trompe. Laissons les choses avancer et la justice nous dira quand le dossier sera clos.
Niyongabo Philippe :
La population burundaise a une peur justifiée. Rwasa le redoutable rebelle est en cavale. Des rumeurs commencent à circuler qu'il essaie de fomenter une nouvelle rébellion. Des hommes en uniformes et équipés de fusils sont observés dans la Kibira ou dans la réserve de Rukoko, des militaires quittent l'armée etc. Qu'en pensez-vous de tout cela ? La paix au Burundi ne sera-t-elle pas perturbée une fois encore?
Nzopfabarushe Melchiade :
Philos, la guerre au Burundi serait une folie. Encore une fois je te rappelle que la population burundaise est fatiguée. Aujourd'hui, Rwasa et autre personne assoiffée de retourner dans la forêt pour combattre le peuple burundais, il n'aura pas de chance. Nous connaissons d'ailleurs les membres de chaque parti d'opposition grâce à cette campagne électorale, les membres de FNL ou d'un autre parti d'oppositions sont tous connus et les services de la documentations sont chargés de connaître ce qui se prépare ici et là dans le but de promouvoir la paix et la tranquillité au Burundi.
Imagine-toi mon ami Philos, un politicien comme Rwasa Agathon qui devient le deuxième homme fort du pays avec ses 15 % dans les communales, il accepte d'abandonner la campagne et de s'associer avec un parti qui n'a que 0,01,0,02,0,03% que va-t-il gagner avec ce monde qui n'a rien comme membre ?
Moi je te dis que ce garçon ne connaît pas encore la politique qu'il retourne dans le maquis cela sera une folie et il le payera très cher. Je suis content de le dire dans notre conversation car il est entrain de trahir ceux qui avaient confiance dans son parti. Il ne mérite pas d'être un Leader.
Niyongabo Philippe :
Cela veut dire que ceux qui viennent de destituer Rwasa ont raison?
Nzopfabarushe Melchiade :
Je ne dis pas cela Philos, l'anarchie, l'indiscipline, l'injustice cela n'est pas mon genre. Etre remplacé par celui qui ne le méritait pas cela fait très mal. Tu te souviens pour moi-même combien je n'ai jamais admis que des gens m'excluent du club Iragi que j'avais participé à créer. Cela m'a fait très mal et j'ai horreur des putschs.
Niyongabo Philippe :
Ton cas dans le club Iragi n'est pas la même chose que ce cas de Rwasa. Pour ton cas, c'était un litige dans une association culturelle qui a passé au sein de la justice belge et la justice a donné raison à l'équipe qui t'avait remplacé car les affaires d'une communauté sont gérées par la même société.
Pour les responsables qui viennent de destituer Rwasa, ces membres étaient exclus ; c'est ce que j'entend à travers la presse et les radios car je ne suis pas membre du FNL ni de ADC-Ikibiri pour donner la raison à celui-ci ou celui là. Comme tu viens de le dire dans toute chose, il faut rester honnête de soi même, celui que les membres ne reconnaissent plus doit quitter un Parti ou une association et celui qui soutien une personnalité rejetée par ses propres membres, cela s'appelle légitimer malhonnêtement des incapables qui ne seront pas capables de résoudre seul leur discorde.
Moi je ne suis pas le défenseur de Rwasa ou des personnes qui l'ont limogé mais notre gouvernement et notre parti vainqueur des élections doivent s'écarter des chicaneries d'autres partis à moins que ...
Qu'en pensez-vous à Bujumbura?
Nzopfabarushe Melchiade :
Moi-même, je ne suis pas en mesure de donner une leçon à personne, je ne peux pas dire que le ministre de l'intérieur responsable de gérer les partis politiques ou trouver une solution à leur conflits, s'il se prononce sur un cas précis c'est à lui qu'il faut demander le pourquoi ou la raison de son approbation.
Niyongabo Philippe:
Monsieur NZo d'après tes analyses comment le gouvernement va-t-il gérer la crise actuelle entre les partis d'oppositions de la coalition ADC-Ikibiri et les autres partis qui sont coalisés avec le Cndd-Fdd ?
Nzopfabarushe Melchiade :
Tu sais Philos, je ne suis pas contre des coalitions politiques, mais il faut avoir des raisons tangibles. ADC-Ikibiri est né après le rejet des communales. La population leur avait tourné le dos et ils n'ont rien eu. Pour les présidentielles, il fallait donner une cotions de 15 millions de franc bu et les candidats ont eu peur de donner des sous alors qu'ils ne vont pas gagner. Pour se retirer il fallait des prétextes. Voilà nous en sommes ici, les adeptes de ces partis d'oppositions sans représentation au niveau du parlement, au niveau du sénat, au niveau des provinces et communes, quelques uns n'auront rien à manger désormais et cela c'est la faute de qui ? Moi je peux te dire que celui qui provoque le vent récolte la tempête. Celui-là doit restaurer sa maison en respectant la sécurité des autres si non la loi le punira très sévèrement s'il cherche à perturber l'ordre établi pour la paix de tous les burundais. Il n' y aura plus de blague cette fois-ci.
Niyongabo Philippe:
Melchiade merci beaucoup, je savais que tu pouvais m'accorder ce moment de dialogue franc. Je savais que tu te souviens des moments de souffrances ensemble, je savais que tu n'as pas oublié combien nous avons accompagné des êtres chers à pied de Kinama jusqu'à l'aéroport en passant par Kinyankonge et Buterere en 1994, je savais que tu te souviens des êtres qui te sont encore chers et qui t'ont aidé depuis Bukavu, Bénin, Bruxelles et du retour à Bujumbura en 2003. Je te souhaite toujours une bonne réussite et un bon travail à Bujumbura dans tes fonctions.
Nzopfabarushe Melchiade :
Philos je t'en remercie aussi. Tu viens de me rappeler un passé lointain qui me touche au cour. Je peux te dire que je remercie le créateur du ciel et de la terre qui m'a donné un cour qui n'oubliera jamais ceux qui m'ont fait du bien sur cette terre.
A bientôt Philos.
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