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Pas d'espoir de lutte contre la corruption avec les nouvelles institutions
(Source: Burundi Tribune)
Le 23 août 10
Après la mise en place des bureaux des deux chambres du parlement (l'Assemblée Nationale et le Sénat), l'Observatoire de Lutte Contre la Corruption et les Malversations Economiques (OLUCOME) affirme n'avoir aucun espoir de changement au niveau de corruption et des malversations économiques.
Cette organisation n'est pas donc satisfaite des figures reconduites à la tête des institutions du pays, du moins en ce qui concerne la lutte contre la corruption et les malversations économiques, un phénomène qui gangrène presque toutes les structures étatiques burundaises et même le secteur privé.
Le président de l'OLUCOME qui évoque pour preuve beaucoup de dossiers de malversation signalés par son organisation mais qui n'ont pas eu de suivi au niveau des instances administratives habilitées dit qu'il n'a aucun espoir que ce comportement pourra changer avec les nouvelles institutions qui ne présagent aucune nouveauté.
Gabriel Rufyiri rappelle que même l'ancien directeur des douanes qui a été attrapé en flagrant délit avec des sacs de farine fraudées a n'a pas été sanctionné, mais plutôt a eu une promotion en intégrant la nouvelle équipe de l'OBR (Office Burundais des Recettes).
Les hautes personnalités comme Pierre Nkurunziza (reconduit à la tête du pays, Gabriel Ntisezerana (qui passe du fauteuil de deuxième vice président à celui de président du sénat), ainsi que Pie Ntavyohanyuma (reconduit à la tête de l'Assemblée Nationale) devraient tout faire pour penser aux populations plus pauvres mais qui voient leurs richesses spoliées par les hauts fonctionnaires de l'Etat sans qu'il n'y ait aucune mesure conséquente, et cela malgré la mise en place des instruments juridiques de lutte contre la corruption et les malversations économiques.
Même si il y aura les mêmes responsables (qui vont peut être bouger d'une institution à l'autre) pour cette nouvelle législature, l'OLUCOME promet de ne pas se lasser dans la dénonciation des faits de détournements et de malversations des biens publics.
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