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Conférence de presse des partis de l’opposition représentés à Kigobe
Le 23 juillet 09
Mercredi le 22 juillet 2009 les partis de l’opposition représenté à l’Assemblée nationale, le FRODEBU, l’UPRONA, le CNDD, le MRC auxquels déclare allier le RADEBU de l’honorable Mutabazi ont animé une conférence de presse pour dénoncer le projet de loi du code électoral récemment adopté par le gouvernement.
Ils veulent aussi dénoncer une attitude qu’ils jugent inquiétante : "la volonté du gouvernement à faire cavalier seul dans un processus électoral qui appelle la participation de tous les citoyens répartis dans les partis politiques agrées au Burundi", déclare leur mot liminaire.
Prenant la parole tour à tour, ces partis représentés en tête par leurs présidents à l’exception de MRC qui a envoyé son militant professeur Ngorwanubusa, convergent tous sur un seul point que leur coalition est la principale force qui amènera le pouvoir à changer le ton. Mr. Nyangoma du CNDD signale qu’il est très satisfait par cette coalition. S’exprimant en proverbes Kirundi, le leader du CNDD prévient le pouvoir actuel que "Iyikuburiye ntikurya, Ibuye riserutse ntiriba ricica isuka,...", pour dire que l’opposition est déjà prévenue des intentions du parti au pouvoir. Pour Nyangoma, les intimidations de 2005 ne doivent pas revenir en 2010.
Mr. Alois Rubuka de l’UPRONA s’inscrit en faux contre ce qu’il a qualifié d’usage de la force, un projet de loi si biaisé, si truqué, en revenant sur l’historique des consultations qui avaient précédé la confection du nouveau projet de code électoral et dont les différentes recommandations ont été jetées dans les poubelles, pour des intérêts inavoués du pouvoir régnant. "La seule force à nous, c’est la détermination. Il est hors de question de se taire devant une question qui engage tout le peuple et garant des élections libres et transparentes", insiste l’Uprona.
A la question des tactiques que l’opposition va brandir une fois le projet de code électoral franchi l’hémicycle de Kigobe, Mr. Rubuka répond qu’ "un bon général ne dévoile pas ses armes avant le combat et les médias devraient rester à côté pour ne rater quoi que ce soit". A la même question, Mr. Léonce Ngendakumana du FRODEBU est optimiste que cela ne pourrait pas arriver à ce niveau d’autant plus qu’il est anticonstitutionnel.
Ces responsables des partis politiques demandent à la communauté internationale et tous les pays qui ont aidé le Burundi dans sa difficile et longue sortie de crise à donner des signes clairs au gouvernement du Burundi pour que le pays ne retombe pas dans l’instabilité.
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