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Le Sénat approuve de nouveaux ambassadeurs tandis que les autres sont emprisonnés
Le 28 octobre 09
Le sénat du Burundi a approuvé ce mardi 27 octobre les noms de Colonel Rémy Sinkazi, M. Aloys Rubuka, Mme Emérence Ntahonkuriye et M. Herménegilde Niyonzima comme nouveaux ambassadeurs qui vont représenter le Burundi prochainement.
C’est le Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale, M. Augustin Nsanze, qui était venu présenter et défendre en plénière les 4 personnalités pour qu’elles soient approuvées par le sénat.
Mme Emérence Ntahonkuriye est un ancien chef de Cabinet au ministère du Commerce et de l’industrie, M. Aloys Rubuka a dirigé le parti Uprona, M. Herménegilde Niyonzima était Secrétaire Exécutif de la Commission National de désarmement tandis que le Col Sinkazi fut Directeur Général de l’Institut Nationale de Sécurité Publique, INSS.
Avant de voter, les sénateurs ont exprimé leurs inquiétudes en rapport avec les nominations qui ne tiennent pas compte de la carrière diplomatique. Ils ont indiqué que cette attitude est l’une des principales causes des infractions qui pousse le pays à rappeler certains ambassadeurs en cours de mandat. Pour eux, il vaut mieux privilégier la promotion interne au niveau du ministère des Relations extérieures pour trouver des hommes et des femmes qui respectent l’éthique diplomatique.
Selon le ministre des Relations extérieures, M. Augustin Nsanze, la promotion interne est une bonne chose, mais l’équilibre genre et ethnique ne serait pas facile à garder. Pour le faire, on est obligé de chercher des candidats dans d’autres secteurs.
A la question de savoir si la communauté des Batwa ne peut pas être représentée au niveau de la diplomatie, il a promis de soumettre la question aux instances habilitées.
L’approbation de ces 4 noms coïncide avec l’arrestation ce lundi le 26 octobre 2009 par le Parquet près la Cour anticorruption de 2 diplomates, les Ambassadeurs Salvator Ntacobamaze et Léopold Ndayisaba, qui représentaient le Burundi respectivement à Nairobi au Kenya et à Rome en Italie.
Concernant les mobiles de rappel et d’arrestation de deux ambassadeurs, le ministre des Relations extérieures et de la Coopération internationale a expliqué que ces diplomates sont accusés de mauvaise gestion des fonds qui leur étaient confiés.
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