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La Section du parti UPD-Zigamibanga en Norvège appelle tous les burundais à voter pour le changement
(Source: Burundi Bwiza)
Le 22 mai 10
Chers compatriotes,
Enfin, voici le bon moment pour faire le bon choix !
Avant de vous proposer ce que sera le bon choix pour le Burundi et les Burundais actuellement, nous voudrions tout d'abord vous inviter à vous rendre compte que :
L'histoire du Burundi, qualifiée de mythique par certains politiciens, est ponctuée par des évènements tragiques qui n'ont jamais cessé d'endeuiller notre chère patrie. Ces évènements malheureux et cycliques ont mis en place deux groupes : l'un de « privilégiés » et l'autre des « persécutés ». Alors que les premiers voulaient tout faire pour sauvegarder leur position, les seconds, eux, et naturellement , ont toujours rêvé de libération. C'est dans cet objectif que beaucoup de Burundais ont accepté de donner leur vie , de consentir des sacrifices héroïques , tandis que beaucoup d'autres ont douloureusement décidé de prendre des armes pour se battre contre leur pays, alors que les autres, encore nombreux, prenaient péniblement le chemin de l'exil.
Quand , le 15 Novembre 2003 , à Pretoria , un accord de paix fût signé entre Ndayizeye et Nkurunziza, les Burundais ont cru à un Burundi nouveau. Et quand, le 04 Décembre 2008,
le même Nkurunziza , conclût un accord de paix avec Rwasa, même les plus sceptiques se sont dits : enfin , fini l'histoire de « privilégiés « et de « persécutés » ! Et nous croyions tous que Nkurunziza allait honorer l'image de ceux qui ont versé leur sang pour instaurer un État de droit au Burundi.
Aujourd'hui, au moment où le signataire des deux accords de paix termine son mandat, tout le monde s'accorde sur une même conclusion : On a raté le coup ! Nkurunziza n'était pas l'homme qu'il fallait ! Et pourtant, avec la fin de la guerre marquée par l'intégration des Forces Armées Burundaises pour en faire une Force de Défense Nationale ( la FDN), toutes les conditions sine qua non étaient réunies pour la reconstruction du pays , pour assurer la stabilité politico- institutionnelle et amorcer le décollage économique du pays.
Incompétence ?
De Micombero à Ndayizeye, en passant par Bagaza, Buyoya 1 et 2, Ndadaye, Ntaryamira et Ntibantunganya, le Burundi n'a jamais connu un dirigeant aussi incompétent que Nkurunziza. Désolé, courir monts et vallées en se convertissant en manoeuvre tous travaux, en aide- maçon, en agriculteur ou en nettoyeur des caniveaux de la Capitale, c'est ne pas comprendre le rôle du Président et déshonorer cette plus haute fonction. Et que dire de ses acrobaties religieuses et hypocrites ? Honte, disent certains !
Et quel est le résultat de toutes ces sorties, encore trop coûteuses pour le contribuable : Cinq ans après son pouvoir, le Burundi est classé troisième pays pauvre de la planète. La population vivant en dessous de la ligne de pauvreté dépasse aujourd'hui 81,5 %. Des Burundais meurent de faim, d'autres s'exilent vers le Rwanda ou la Tanzanie pour quémander de quoi manger. Les enfants du pays peuvent passer plus de deux mois en vacances forcées parce que leurs enseignants sont obligés de protester contre le manque de suivi des promesses leurs faites. La situation est connue , inutile d'épiloguer !
Fuyant toujours ses bureaux, Nkurunziza n'a jamais eu assez de temps de s'occuper des grands dossiers du pouvoir exécutif. Quand le gouvernement a vendu le Falcon 50, quand Ndayizeye et Kadege ont été torturés et jetés en prison par les services de l'exécutif, Nkurunziza a voulu se dédouaner en mettant tous ces crimes sur le dos du Président légitime du Parti CNDD-FDD, l'Honorable Hussein Radjabu. Comment est-ce qu'un Président d'un parti, fût-ce un parti au pouvoir, qui n'est pas membre du gouvernement, qui ne signe pas les décrets, peut être accusé des erreurs commises par le pouvoir exécutif ? Il est vrai que certains médias, dont une radio connue dans la Capitale pour ses manipulations( surtout à l'époque où cette radio était dirigée par un envieux politique) se sont beaucoup investis pour diviser le parti au pouvoir, mais il faut le dire, Nkurunziza a manqué de bon sens politique et d'autorité. Ce manque de vison politique lui coûtera cher !
Complice du mal ?
Pourquoi ne pas l'accuser de complice ? Ailleurs chez les autres, chaque fois que le pays est éprouvé, chaque fois que les citoyens sont en difficultés, le Père de la nation se lève sans perdre de temps, d'abord pour donner un message d'apaisement, ensuite pour annoncer des mesures adéquates pour redresser la situation. Ce n'est pas le cas , malheureusement, chez-nous. Le silence du Président au moment où la nation a besoin de lui est sans doute signe de complice, et les enquêtes interminables pour mettre la main sur les coupables des criminels confirment cette thèse. Inutile de rappeler le cas de Manirumva Ernest, le cas de Salvator Ntabiriho, le cas des 26 élèves- scouts de Kayogoro, sans oublier les Albinos menacés d'extinction sans que le Président décrète des mesures d'urgence pour la protection des citoyens en danger. Pour tous ces cas, il ne s'agit pas de simples crimes comme Nkurunziza veut nous le faire croire en disant que ce genre de crimes existent même en Europe et aux États-Unis. La différence, c'est dans ces nations , il s'agit des criminels qui tuent, et ils sont vites identifiés et punis. Au Burundi, c'est le gouvernement qui commande l'assassinat de ces citoyens, et il protège les coupables.
Chers compatriotes,
Vous vous rendez compte que tout va mal . Le pays ne peut pas être dirigé par un président incompétent, un président qui tue ses propres citoyens. Levez-vous tous, usez des pouvoirs que la démocratie vous confère, pour dire non au nouveau mandat de Nkurunziza.
- Dites non à la politique de l'improvisation !
- Dites non aux promesses vides !
- Dites non à l'incompétence !
- Dites non aux violations des droits humains !
- Dites non à la violation de la constitution et des lois du pays !
- Dites non aux assassinats politiques !
Avec tous les Pères de la nation que le Burundi a connu, on constate que le Pays n'avance pas. N'est-ce pas le moment d'avoir une Mère de la nation ? Oui, et c'est ce changement pour lequel nous vous demandons de voter : un bon moment pour faire un bon choix !
Nous souhaitons à tous les Burundais un bon exercice électoral, paisible et porteur d'espoir.
Jean Berchmans Manirakiza.
Représentant du Parti UPD-Zigamibanga en Norvège.
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