Burundi Transparence, c'est l'actualité en continue.
Accueil                     Précedente                     Suivante                 Archives

 

 

 Actualités

Le président Nkurunziza a-t-il réellement renoncé la présidence de la Communauté est-africaine
 Le 25 novembre 09

Les autres discutent en anglais, le pauvre Nkurunziza est dans ses "nuages"
En date du 20 novembre 2009, Paul Kagame a terminé ses deux mandats à la tête de la Communauté est-africaine et Jakaya Kikwete a pris la relève.

Avant de vous donner les détails, vous vous souviendrez qu’au mois de mai de cette année, le Burundi avait abrité une session ordinaire de l'Assemblée législative de la Communauté est-africaine (CEA). A la veille de l'ouverture de la session législative, la ministre burundaise des Affaires de la Communauté est-africaine, Mme Hafsa Mossi, avait plaidé la cause du français couramment utilisé dans notre pays, "pour que tous les Etats membres travaillent dans l'entente et l'harmonie".

Les autres Etats membres dont le Rwanda, l'Ouganda, la Tanzanie et le Kenya ont l'avantage sur le Burundi de pratiquer couramment l'anglais comme principale langue de travail au sein de cette communauté.

C’est pendant cette session que le Burundi a été informé qu’à partir du 1er juillet 2009, le Rwanda prolongera son mandat de la présidence tournante de la CEA.

Les chefs d’Etat des pays membres de la CEA ont demandé au président Nkurunziza de faire un effort en améliorant son Anglais pendant la 2ème présidence du Rwanda. Ils lui ont aussi demandé de faire respecter la Loi, le droit de l’homme au Burundi (le seul pays de la communauté qui a encore des prisonniers politiques), de combattre la criminalité, …

Ces chefs d’Etat de pays membres de la CEA ont peur que le président Nkurunziza fasse de l’escargot, s’en va faire le vélo, jouer au foot ou jouer au charpentier au lieu de trouver des solutions aux embûches que la communauté va rencontrer ; l’absence de la bonne gouvernance au Burundi notamment la corruption au sommet de l’Etat (le président commissionnaire risque de faire fuir les investisseurs dans la région),

Après vérification, les dossiers se sont rajoutés :
- Complicité dans l’évasion du bourreau du feu Manirumva,
- Perturbation de l’un des groupes signataires des Accords de paix au Burundi,
- …

Pour la 2ème fois, le Burundi vient d’être privée de cette présidence, apparemment, pour les mêmes raisons.

Le président Nkurunziza avec sa mallette à fabulation
Apparemment, le président Nkurunziza croit que les burundais ne savent pas discerner le mensonge dans ses paroles. Il n’arrive pas à respecter les conditions qu’on lui avait donné et vient nous dire qu’il a renoncé à cette présidence de la CEA, une occasion à ne pas rater.
Le président Nkurunziza a justifié cette décision de renoncer à la présidence de la CEA par "des raisons de calendrier électoral chargé" en indiquant que les deuxièmes élections générales post-conflit de 2010 vont coïncider avec une intense activité de la CEA qui ne pourra pas être conciliée facilement avec le travail de préparation des consultations populaires qui commencent dès le mois de mai prochain au Burundi.

Il a aussi indiqué qu’il allait laisser cette présidence à la Tanzanie en oubliant que celle-ci aura à organiser aussi des élections en 2010.

Pourquoi il ne renonce pas au football ou à des semaines de Croisades Evangéliques pour se consacrer à la résolution des problèmes burundais comme des grèves à répétition, arrêter la criminalité, les assassinats ciblés, la famine, …

Présider cette communauté pouvait aider à l’avancement de beaucoup de dossiers burundais dans cette communauté comme l’annulation de l’exigence du visa pour les burundais qui se dirigent en Tanzanie et autres.

Plusieurs politiciens de l’opposition se sont indignés par ces propos du président Nkurunziza. Ils ont déclaré que c’est une grande perte du pays pour son développement et son estime.

Ce que notre rédaction a constaté, le président Nkurunziza, à sa descente d’avion à l’aéroport de Bujumbura, a l’habitude d’annoncer que ces déplacements sont toujours couronnés de succès.
Prenons des exemples :
- En 2007 en provenance de la Cote d’Ivoire, le président Nkurunziza avait promis que 10 jeunes footballeurs burundais, et son fils allait être parmi ces jeunes, iraient faire un stage à l’académie de l’Asec mimosas ; des équipes d’experts, des ingénieurs agronomes, des médecins allaient venir au Burundi (les burundais les attendent toujours) ; et le grand chanteur ivoirien, Alpha Blondy, allait aussi venir pour appuyer le processus de paix.
- Ghana : la visite de l’international ghanéen Abedi Pélé.
- Gambie : le Burundi allait se ressourcer dans le secteur de l’énergie solaire et éolienne qui est développé dans ce pays.

Des exemples sont nombreux, les journalistes qui ont l’habitude de lui donner des interviews à l’aéroport peuvent vous les confirmer.