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Le président Nkurunziza au banc de touche de la direction de la Communauté Est Africaine
 Le 16 mai 09

Le Burundi et le Rwanda sont entrés officiellement dans la Communauté Est Africaine en 2007. A partir du mois de juillet 2009, le Rwanda qui dirige cette communauté aujourd’hui devrait céder le bâton de commandement à son frère le Burundi. Malheureusement, les choses semblent avoir mal tournées du côté de Nkurunziza qui salivait déjà à la Pavlov pour contrôler les affaires de cette communauté régionale.

La mauvaise nouvelle fait couler les larmes
Comment un traitre au niveau national peut-il être salutaire au niveau international? Vous vous souviendrez qu’à peine quelques jours après sa prise du pouvoir, notre pauvre Président a dévoré le jet présidentiel Falcon 50 qui lui aurait permis de circuler facilement à l’étranger pour bien assumer ses missions pas comme un simple passager dans un avion de transport. Heureusement, ses collègues présidents de la région l’ont remarqué et le considèrent diplomatiquement comme un incapable qui pourrait faire reculer les avancées significatives que connait actuellement la communauté Est Africaine sous la présidence du Général Paul Kagame. Ils Savent le mode de gouvernance qui caractérise le pouvoir Nkurunziza et le doute à son propos est plus que fondé.

Dernièrement, lors d’une émission radiodiffusée, le Gouvernement a déclaré qu’il se préparait déjà pour abriter prochainement le siège de cette communauté. Or, la situation sociopolitique du Burundi caractérisée par de nombreuses violations des droits humains ainsi que des malversations économiques sans précédent après l’avènement du pouvoir Cndd-Fdd en 2005 inspire le dédain de ce dernier tant à la communauté nationale qu’internationale.

A titre illustratif, nous citerons les emprisonnements abusifs des hommes politiques de l’opposition, des spécialistes des médias, des syndicalistes et autres ; la radiation de 22 députés au mépris total de la loi en vigueur au Burundi ; les assassinats sélectifs dans tout le pays ; le harcèlement des partis politiques de l’opposition ; les crimes économiques jamais enregistrées dans l’histoire du pays ; bref, ce sont la plupart de ses magouilles qui ont poussé ces chefs d’Etats de la région de refuser au Burundi la présidence de la Communauté Est Africaine.

Notre Pasteur Président boit que de l’eau ; ou démasqué
Un autre élément non moins important de ce refus catégorique est que le Burundi quémande ici et là pour s’acquitter de ses cotisations au moment où le luxe et le confort des dignitaires du pays crèvent les yeux. Tenez ! L’année passée, les autres pays membres ont dû cotiser pour épargner le Burundi de sa contribution car, disait-on, le pays venait de traverser des moments sombres de son histoire. Pourtant, le Rwanda qui, lui aussi a connu un génocide sans nom, a payé pour le Burundi une somme de 1.000.000 de dollars américains. Que des remerciements soient adressés au gouvernement rwandais pour sa magnanimité à l’égard du peuple burundais, nous en convenons !

Mais quelle désolation pour le même peuple qui assiste pousser comme des champignons chaque jour, des villas appartenant aux dirigeants burundais dans presque tous les quartiers de la capitale. D’où vient cet argent si ce n’est que dans les caisses de l’Etat ? Pendant que le peuple croupit dans une misère sans précédent, une minorité de gens vit dans l’abondance issue des efforts inouïs du contribuable et le pays se retrouve condamné à une mendicité sans réserve.

Comment peut-on négocier l’adhésion au sein d’une communauté régionale quand on n’est pas à mesure de s’acquitter ne fusse que de la première cotisation ?

Comment peut-on revoir à la hausse en termes de milliards le budget du seul Président de la République pour ses soi-disant encouragements aux bonnes initiatives et manquer 5 millions de dollars pour une si noble intégration régionale?

Nos illustres représentants du peuple se rendent-ils à Kigobe pour lever la main et voter un projet de loi budgétaire sans avoir rien compris des prévisions et des priorités ? Quelle calamité parlementaire !!

Le Président Nkurunziza devrait savoir que le peuple burundais n’est pas dupe. Il observe et déplore la mort dans l’âme cette vente aux enchères de son patrimoine.

Enfin, à l’instar de certains de nos représentants au sein du Parlement Est Africaine qui savent à peine lire et écrire leur langue maternelle et des manquements affichés par la ministre ayant l’intégration régionale dans ses attributions en matière de lobi diplomatique, le Président Nkurunziza lui-même n’est pas capable de tenir une réunion en Anglais ou en swahili au moment où ce sont ces langues qui sont officielles dans cette communauté.

En principe, c’est une honte pour la nation toute entière d’être vomi par les pays de la sous région faute de bonne gouvernance tant scandée par le Cndd-Fdd dans ces slogans de campagne ! Comme disait l’autre à BUYOYA en 1993, "KARI AKARIMI...".

Ceci est un signal fort des présidents collèges à notre Pasteur président qui caresse l’envie d’opérer un coup de force dans les élections de 2010.