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Le ministre Nivyabandi ne sait que faire face au réseau de détourneurs
(Source: Burundi Bwiza)
Le 05 août 09
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Le ministre de la bonne Gouvernance, Mr Martin Nivyabandi
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Le ridicule ne tue pas, le ministre de la bonne Gouvernance, M Martin Nivyabandi a osé déclarer ce lundi, le 27 juillet 2009 sur les ondes de la Radio Isanganiro, qu'il lui est difficile de faire le bilan de la campagne de lutte contre la corruption et autres infractions connexes dont le détournement et la malversation économique. Comme s'en rappelle toute la nation burundaise, la lutte contre ces fléaux qui enrichissent certains hommes du pouvoir et certains de leurs acolytes, au détriment de la population qui ne fait que sombrer dans la misère, a été et reste le leitmotiv sinon le slogan de tous les jours de notre président Pierre Nkurunziza.
Le ministre Nivyabandi avait raison à ne donner qu'une réponse évasive, car il n'en a plus la responsabilité depuis que l'inspection générale de l'Etat a été transférée l'an dernier à la tutelle de la présidence de la République. Il n'a donc pas le droit d'avoir le moindre rapport. La question était bien à poser au chef de l'Etat lui seul, avec la probabilité de ne pas y répondre dans la mesure il est semble-t-il le chef des grands détracteurs des deniers publics. L'avion Falcon 50 qui a fait objet d'un rapport de la commission parlementaire a été vendu irrégulièrement par le président. C'est une affaire d'une bagatelle d'argent, autour de trois millions de dollars volatilisés. Le dossier Interpetrole qui a fait coulé beaucoup d'encre et de salives a finalement été réglé par le président lui-même sans qu'aucun sous n'entre dans les caisses de l'Etat. Et Interpetrole a repris de bel ses activités sur le territoire burundais. Ce dossier, rappelons-nous parle d'un manque à gagner d'environs 23 milliards de francs burundais. La promotion par le même président des personnes ayant trempé dans les malversations dénote une certaine complicité qui lui vaudrait la destitution si le Burundi était un pays démocratique.
L'état actuel des choses démontre bien qu'il n'y a pas de politique de lutter contre la corruption, si bien que les organes ayant en charge ce secteur souffrent d'une instabilité permanente. Tenez. L'inspection générale de l'Etat a été dès le début sous tutelle du ministère de la Bonne gouvernance, l'an dernier, le président de la République s'en est approché soit disant pour mieux contrôler les dossiers. A la grande surprise de tout le monde, il est annoncé que cette institution sera bientôt ramenée encore une fois au ministère d'antan. Peut-on dire que c'est le tâtonnement qui continue, et quand finira-t-il quand on sait que le mandat de ce pouvoir s'expirera en 2010. Le bilan en cette matière ne sera que médiocre comme l'a annoncé déjà l'Observatoire de Lutte contre la Corruption et les Malversations Economiques(OLUCOME). Très récemment, cette association qui ne cesse d'être intimidée par le pouvoir de Bujumbura, a rappelé au chef de l'Etat burundais (par moyen épistolaire) de faire son fort possible pour recouvrer environ 130 milliards de francs burundais détournés concernant seulement dix dossiers dont la vente de l'avion présidentiel "Falcon 50", dossier Interpetrole, l'achat de six avions à vocation militaire qui n'ont jamais décollé. Malgré cela, le même chef d'Etat ne cesse de dire à chaque occasion de ses discours, que les vacances sont terminées. Ce n'est qu'un slogan qui ne fait qu'endormir le peuple.
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