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Le Mouvement pour la Solidarité et le Développement étouffé et miné
Le 27 Avril 09
Le Mouvement pour la Solidarité et le Développement, MSD en sigle vient de passer plus d’une année sans connaître son agrément alors qu’il s’est conformé à la loi, notamment à la constitution du Burundi en vigueur en son article 76 qui stipule que les partis politiques peuvent se constituer librement et être agréés conformément à la loi.
Selon les informations dignes de foi émanant du sillage du parti au pouvoir et du Ministre de l’intérieur, le MSD est étouffé du jour au lendemain et miné de part et d’autre en vue de l’écraser et l’effacer à l’étape embryonnaire sur la scène politique pour des raisons non encore élucidées.
Toutefois, on se souviendra qu’au début du dépôt de son dossier au dit Ministère pour agrément, il avait été recommandé de changer le mot "sécurité" dans tout le document car, selon les explications, la sécurité du pays rentre dans les prérogatives de l’Etat et non d’un parti politique quelconque oubliant malheureusement qu’elle est une affaire de tout citoyen.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Partout dans le pays, aucune nuit ne se passe sans pertes en vies humaines. Il s’en suit des enquêtes policières de nature à connaître les auteurs mais qui n’aboutissent jamais. Malgré le changement du mot sécurité par le mot solidarité l’agrément n’a pas encore eu lieu. Bien que le MSD ait été demandé de changer le mot sécurité, le Cndd-Fdd contenant le mot défense n’a pas suivi la même injonction car la défense incombe à l’Etat. Il s’agit là d’une situation de deux poids deux mesures.
Pour réussir sa mission, le pion utilisé par le parti au pouvoir et qui a déjà marqué des points est Monsieur Déo Hakizimana secrétaire général au mouvement. Pour le moment, ce dernier est dans les rangs du Cndd-Fdd depuis que son infiltration au MSD est connue et continue de le désorganiser de l’extérieur tandis que le Ministre de l’intérieur a pris l’option de jouer les prolongations dans l’optique de le compléter mutuellement tout en manifestant son innocence dans le retard de l’agrément de ce parti.
La vaillance de Déo Hakizimana dans cette affaire a déjà fait preuve car il est parvenu à convaincre quatre membres fondateurs de ce mouvement de la Province de Muramvya à renoncer. Le temps que va couter le MSD à chercher leurs remplaçants, le même scenario se produira dans une autre Province et ainsi de suite. Dans ces conditions, le MSD a du pain sur la planche pour déjouer le plan déjà en marche depuis longtemps.
L’Unique solution à cette question repose sur le Ministère de l’intérieur qui doit se surpasser et prendre le courage d’agréer ce parti sans poser chaque fois de conditions inutiles.
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