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Démission de Pervez Mousharaf: Un exemple encourageant pour Pierre Nkurunziza.
Le 21 Août 08
Le président pakistanais Pervez Mousharaf au pouvoir par un coup d’Etat perpétré en 1999, vient d’annoncer sa démission afin d’éviter qu’il
soit démis de ses fonctions par le parlement dont l’opposition est majoritaire.
Accusé de violation de la constitution de la république, Mousharaf ne pouvait pas échapper à la décision de son parlement qui allait bientôt
se prononcer, et voilà il part sans trompette ni tambour alors qu’il était l’allié privilégié de Washington pour la simple cause de lutter contre l’AL Qaida.
Malgré cela, il a pressenti que la plus grande puissance de la planète « terre » que sont les Etats-Unis d’Amérique, qui malgré les accords conclus
pour la traque des « terroristes », ne pouvaient plus fermer les yeux face à la violation des droits de la personne humaine notamment l’assassinat
de la brave dame de l’opposition Benazir Bhutto, survenu lors de la campagne électorale.
Bravo à ce président que l’on croyait « irremplaçable » mais qui pour le salut du peuple pakistanais vient d’oser jeter l’éponge. Cette mesure prise
suite aux conseils de ses proches a provoqué déjà une hausse de la bourse pakistanaise qui monte de 4% car, elle a été accueillie par le marché financier.
C’est une position qui ennoblit le président Musharaf. Pourquoi notre président Nkurunziza, ne répondant plus aux attentes promises lors
des élections de 2005, accusé de violation répétitive de la loi fondamentale burundaise ne ferait pas de même pour sauver l’honneur qui « aurait combattu
durant toute une décennie dans le maquis , le pouvoir dictatorial ? »
Nkurunziza, impliqué dans plusieurs dossiers criminels, de détournement et de malversation ne devrait attendre que son mandat s’expire, non plus
que des groupes aventuriers ne commettent encore une fois l’erreur de coup d’Etat.
Le parlement aujourd’hui privé de ses prérogatives de contrôler l’action gouvernementale (après l’éviction des 22 députés phares de l’assemblée nationale),
ne pourra pas évoquer la destitution du chef de l’Etat, pour la simple raison que cette Chambre Basse est devenue une caisse de résonance du parti au pouvoir
et par conséquent du gouvernement qui lui est issu.
Nkurunziza, président qui se montre très croyant en Dieu, ferait lui aussi mieux, de remettre le tablier et laisser aux hommes de la terre ce qui
est terrestre.
Burundi Transparence
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