Burundi Transparence, c'est l'actualité en continue.
Accueil                     Précedente                     Suivante                 Archives

 

 

 Actualités

Un ministre burundais nie le protocole signé par son gouvernement devant les députés
 Le 28 décembre 09

* Lisez le protocole signé par un représentant du gouvernement burundais (Cliquez ici)

Dans l’après midi du 17 décembre, les députés étaient réunis en séance plénière à l'Assemblée Nationale et Mr Augustin Nsanze qui était invité pour répondre aux questions orales des députés avait eu l’occasion de révéler que le Gouvernement n’est pas complice dans le rapatriement forcé de quelques burundais de la diaspora.

"Chaque pays a sa politique de migration", a répondu Mr Nsanze à la question de savoir si réellement le Burundi a demandé le rapatriement forcé de ses ressortissants vivant à l’étranger. Les députés ont voulu savoir si le Burundi a un intérêt quelconque dans tout cela. Ici, le Ministre n’a pas mâché ses mots : le pays n’a aucun intérêt de demander que les burundais de la diaspora rentrent au pays par force. Il a tenu à souligner que, plutôt, les pays d’asile ont leur politique de migration. Si tel ou tel autre pays juge bon de renvoyer les étrangers vivant sur son territoire, il le fait tout comme pour l’accueil des réfugiés.

En ce qui concerne les statuts des Burundais de la diaspora, il a dit qu’il y avait plusieurs catégories notamment ceux qui ont déjà obtenu la nationalité des pays qui les ont accueillis, des demandeurs d’asile, des clandestins, ceux qui travaillent au sein des organismes internationaux, ceux qui sont partis à la recherche du travail ainsi que ceux qui travaillent dans des ambassades.

Ce protocole avait été signé en Août 2008 et plusieurs hommes politiques et organisations défendant le droit de l'homme au Burundi ont critiqué ce protocole. Nos compatriotes burundais étaient jetés dans les avions comme les sacs, les gens vivaient dans la peur.

Pourquoi ce protocole
Mais beaucoup de nos compatriotes n'ont compris le pourquoi de ce protocole. Le président Nkurunziza était en Hollande pour une demande d'aide. Ce que le gouvernement hollandais avait gentiment accepté mais avec une condition; une partie de cet aide va rester en Hollande pour aider les burundais qui y vivent ou si le gouvernement veut recevoir la totalité de ce montant, le gouvernement burundais devrait accepter le rapatriement de ces ressortissants burundais. Nos dirigeants, devant l'argent, ils sont prêts à tout faire.

Pendant que nos compatriotes étaient malmenés, nos députés n'ont pas levés le doigt.

Actuellement, selon les informations qui nous viennent de la Hollande, une trentaine des burundais sont en prison en attente d'être rapatrier de force. La seule méthode que les autorités hollandaises utilisent, est que les burundais qui ont reçu le statut de réfugié de 5 ans et que s'ils sont dans l'obligation de prolonger leurs cartes de séjour, cette prolongation est refusée et sont mis aux arrêts.