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Le nouveau Secrétaire Général Adjoint de l’EAC, seul le militantisme qui a primé
 Le 10 mai 09

Qui se dirait encore étonné à apprendre que le militantisme compte plus que la compétence au Cndd-Fdd dans la nomination de ses membres surtout aux postes plus juteux où il escompte percevoir une dîme (un dixième) à prélever obligatoirement sur les indemnités et salaires de ces derniers !

Voilà qu’un certain Jean Claude NSENGIYUMVA dont sa formation intellectuelle ne se limiterait qu’à la huitième, vient d’être propulsé au poste de secrétaire général-adjoint de la Communauté Est-Africaine (East African Community).
Selon des informations concordantes en notre possession, monsieur Jean Claude Nsengiyumva, actuel Secrétaire Général Adjoint de l’EAC parle couramment le Kirundi et se débrouille tant bien que mal en Français et en Anglais.

Quant à son niveau de scolarité, toutes nos sources confirment qu’il a bel et bien terminé l’école primaire mais n’as pas pu réussir le concours national. Il n’est pas le seul au Burundi et jusque là, ça marche. Après s’être exilé au Rwanda en 1993, il a continué l’école primaire qu’il n’a pas pu terminer à cause de la guerre qui a éclaté en 1994 alors qu’il faisait la 8ème année. D’exil en exil en RDC, au Kenya puis au Canada ou il a brillé par la délinquance de tout ordre, personne ne l’a vu fréquenter une seule école.

Nous ne pouvons pas préciser pour le moment les titres qu’il a brandi pour se faire embaucher par le SNR au Burundi et encore moins ceux qu’il a exhibé pour occuper le poste important de Secrétaire Général Adjoint de l’EAC.
Ce n’est pas par manque de burundais qualifiés que le pouvoir Nkurunziza a choisi cette homme ; pourtant il en a de plus chevronnés pouvant valablement représenter ce pays qui chercher par ailleurs encore à s’intégrer réellement dans cette communauté dont tous les membres : la Tanzanie, le Kenya, l’Ouganda et le Rwanda parlent tous la langue de SHAKESPEARE.

Cette nomination n’est qu’une récidive. Sur la liste de nos parlementaires siégeant à l’Hémicycle d’Arusha en Tanzanie (parlement de l’EAC), figure un certain Manassé NZOBONIMPA, un colonel de l’ex-FDD, qui y a été placé pour le même mobile de militantisme. Lui aussi, il a la septième réussi. Il s’est lancé en politique dès 1993 où il était représentant communal du Parti du Peuple (P.P) de BUBANZA, et a été remercié pour son labeur investi dans la campagne de la coalition pilotée par le FRODEBU en vu de battre l’UPRONA lors des élections de 1993. Il fut nommé chef de zone de MITAKATAKA dans la province et commune de BUBANZA. Il est parti dans le maquis après l’assassinat du président Melchior NDADAYE, démocratiquement élu.

A l’étonnement de tout le monde, il est revenu du maquis en 2003, pour occuper en 2005, le fauteuil de gouverneur de province de cette même province. Et là il n’a pas pu tenir pour son manque de tact communicationnel, notamment avec des bailleurs étrangers qui souhaitaient contribuer dans la reconstruction de sa province sérieusement éprouvée par la guerre dont il avait été un des commandants. Lui, ne maîtrisant que la langue maternelle, il était obligé de s’accompagner d’un de ses conseillers pour faire l’interprétariat.

Ce handicap serait d’ailleurs une des causes qui auraient poussé le Président NKURUNZIZA, à le démettre de ces responsabilités pour le placer à la direction nationale du parti en tant que secrétaire général, un poste qui n’a pas pu répondre à toutes ses ambitions. Il porta alors le drapeau dans la campagne de chantage contre le président du parti, honorable Hussein RADJABU, dans l’espoir de le remplacer. Pourtant, souvenons-nous que lors de l’enterrement avec honneur des combattants assassinés pour des raisons régionalistes par leurs chefs dans la période où le FDD était sous le commandement de , il avait loué lors de son discours prononcé à la place du cimetière de MPANDA, et pris Radjabu comme son père, par le geste qu’il avait posé pour le sauver de la mort (visionner Radjabu vs NKURUNZIZA sur youtube.com). NZOBONIMPA allait lui aussi subir le même sort. Déçu par les décisions issues du congrès de NGOZI, il commença à manifester le mécontentement, car être simple membre du Conseil des Sages du parti, ne lui suffisait pas, même si le président de ce conseil et président de la République s’était engagé à lui payer mensuellement le loyer de la villa qu’il occupait à MUTANGA-NORD, la ration et lui assurer le déplacement.

Malgré l’opposition de la majorité de parlementaires, Manassé NZOBONIMPA siège à ARUSHA. S’exprimer en langues officielles de l’EAC (anglais et Kiswahili), il n’y peut rien, mais lever le bras pour voter, il en est capable.