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Les 11 pays de la région des Grands Lacs adopteront bientôt le swahili (ou kiswahili) comme langue officielle
Le 15 août 09
Le premier Vice-président de la République, Dr Yves Sahinguvu est rentré ce mercredi 12 août 2009 de Lusaka en Zambie où il a participé au sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de la Conférence Internationale pour la Région des grands Lacs (CIRGL).
Plusieurs points étaient à l’ordre du jour dudit sommet. Il s’agit notamment
- d’un briefing des co-facilitateurs des anciens présidents nigérian Obasanjo et tanzanien Mkapa sur le processus de paix en RDC et particulièrement à l’est du Congo ;
- la présentation et l’analyse des recommandations du comité régional interministériel de la région des Grands Lacs ;
- l’analyse de la situation sécuritaire dans les pays membres ;
- le lancement symbolique du Centre régional sur la démocratie et les droits de l’homme qui sera basé à Lusaka en Zambie et
- la présentation du forum des femmes, surtout sur les violences faites aux femmes particulièrement à l’est du Congo.
Concernant la sécurité, le Dr Sahinguvu a indiqué que les Etats membres ont confirmé que trois groupes de forces négatives constituent une menace sérieuse de la paix et de la sécurité dans quatre pays. Il s’agit d’une part de la LRA qui opère à partir de l’Uganda, la RDC, le sud du Soudan et la République Centrafricaine et, d’autre part, les FDLR et l’ex-Far-Interahamwe menaçant la sécurité en République Démocratique du Congo et au Rwanda. Le Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement ont recommandé de prendre des mesures régionales pour lutter contre cette rébellion. A cet effet, le Sommet a appelé les 4 pays concernés de se rencontrer pour arrêter des stratégies communes.
Le Dr Sahinguvu a omit de mentionner que l’enseignement de la langue Swahili au Burundi doit être accélérer pour permettre aux burundais d’avoir différentes échanges avec les habitants de ces autres nations membres de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs.
Au Burundi, parler Swahili ou Kiswahili est détestable dans certains milieux de burundais et celui qui parle cette langue est qualifié d’"Umuswahiri". La décision de ces pays sera salutaire pour cette communauté des swahilophones car les "abaswahiri" viendront aussi des autres communautés au Burundi. Et le Burundi fera ce que le président Nkurunziza a l’habitude de dire "songa mbere". Espérons que cela va faire disparaître cette discrimination linguistique envers nos frères swahilophones.
La proposition d’adopter le Swahili comme langue officielle a été récemment approuvée par une majorité écrasante des ministres des Affaires étrangères réunis lors du troisième sommet de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs à Lusaka en Zambie.
La Tanzanie prendra des mesures immédiates pour ouvrir des centres d'enseignement du swahili dans toutes ses ambassades sur l'ensemble de la région, a annoncé le ministre tanzanien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Bernard Membe, cité par le journal.
La Tanzanie semble être le pays le plus approprié pour mener cette initiative. Il s'agit du premier pays de langue swahili dans la région, selon Mr. Membe.
La Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (ICGLR) a recommandé l'introduction du swahili dans les Etats membres afin de promouvoir l'usage de cette langue dans la région, a expliqué le ministre tanzanien.
Il a par ailleurs appelé les autres pays membres à commencer à introduire officiellement et progressivement le swahili dans les écoles.
L'Union africaine avait décidé de l'usage du swahili comme une première langue officielle africaine dès le mois de juillet 2004.
Le troisième sommet de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs avait pour mission de trouver une solution durable aux multiples problèmes endémiques auxquels la région est confrontée et d'élaborer un environnement et des moyens permettant de favoriser la sécurité, la stabilité, la reconstruction et le développement.
Les membres de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs comprennent l'Angola, le Burundi, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, le Kenya, la République du Congo, le Rwanda, la Tanzanie, le Soudan, l'Ouganda et la Zambie.
Huit autres pays cooptent pour intégrer cet organisme, ce sont le Botswana, l'Egypte, l'Ethiopie, le Malawi, le Mozambique, la Namibie, la Somalie et le Zimbabwe.
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