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Le passage éclair de Louis Michel pour apprécier la situation qui prévaut au Burundi.
 Le 13 Mars 09

Ce mardi 10 mars 2009, le Commissaire à la Commission européenne Monsieur Louis Michel a visité le Burundi avec pour mission de s’enquérir de la situation qui prévaut dans le pays. A part la communauté belge qui devrait le recevoir en qualité de compatriote, ce visiteur de marque n’a rencontré que les autorités locales au plus haut niveau qui lui ont fait état de la situation prévalant en matière des droits de l’homme et de la bonne gouvernance au Burundi.

Louis Michel


Il n’a vu, ni Chefs de partis politiques, ni Représentants des organisations de défense des droits de l’homme et de la société civile. A l’entendre s’exprimer devant les journalistes, tout le monde croirait qu’il est parti convaincu que tout marche à merveille. Pourtant, pour des gens qui sont habitués au langage des diplomates, il est évident qu’il n’a pas avalé la couleuvre comme ses interlocuteurs semblent l’avoir constaté. Il a bel et bien dit que "relativement", la situation au Burundi a évolué ! Ce qui est invraisemblable si parallèlement on analyse le rapport fait par Human Right Watch sur le Burundi.

En effet, son but n’était pas de juger les dirigeants burundais, mais plutôt de leur montrer que le monde les observe et que l’Union Européenne suit de prêt ce qui se passe au pays. La preuve en est que dans son entretien avec le Président Nkurunziza, il lui a posé des questions en rapport avec ce qui ne marche pas au pays même si ce dernier a encore une fois parlé de la non ingérence de l’Exécutif dans les affaires judiciaires. Remarquez que l’appareil judiciaire a été chambardé par le Président Nkurunziza en y affectant des gens fraichement sortis de l’université pour lui faciliter son objectif qu’est "la manipulation" et faire de ce corps un outil dépendant et agissant sous ses ordres, juste pour neutraliser tous ses opposants.

Plus d’une fois, le Sénat a rejeté la liste des magistrats proposés par Nkurunziza à la Cour Suprême, mais la corruption morale a primé sur la Responsabilité de ces parlementaires et ainsi, c’était le déclanchement du Cao judiciaire auquel nous assistons aujourd’hui.

Il faut donc être dupe pour croire que Louis Michel est parti satisfait de la situation du pays. Comme ils lui ont fait croire que tout va bien, lui aussi a fait semblant d’y croire et attendons voir qui des deux aurait joué perdant.