Actualités
Les parlementaires Burundais écrivent au Secrétaire Général de l’ONU.
Le 25 septembre 08
REPUBLIQUE DU BURUNDI
ASSEMBLEE NATIONALE
Bujumbura, le 21 Septembre 2008
A Son Excellence Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies à NEW YORK
Excellence Monsieur le Secrétaire Général,
En date du 16 Juin 2008, Nous, signataires de la présente correspondance, avons fait part à votre Très Haute Excellence, de nos préoccupations
en rapport avec la gestion antidémocratique et le non respect des principes de bonne gouvernance sans oublier la violation massive des Droits
de l’Homme au Burundi par le régime en place. Cette dernière s’inscrivait dans la suite logique de celle du 22 Février de la même année qui
faisait état des menaces proférées à l’endroit des Honorables Députés et Sénateurs Burundais par le même régime. De ces deux correspondances,
la réponse est restée tumultueuse à tel point que cela a ouvert les étendards aux autres violations sans cesse répétitives des Droits de l’Homme
au Burundi par le même régime.
Excellence Monsieur le Secrétaire Général,
Au moment où la prestigieuse organisation mondiale que sont les Nations Unies s’apprête à tenir ses assises sur le Burundi en ce qui concerne
l’analyse du rapport sur les violations des Droits de l’Homme au Burundi et par ricochet analyser le possible renouvellement ou prolongation
du mandat de l’Expert Indépendant, AKICH Okola ,sur le Burundi, il est superfétatoire qu’on puisse penser faire une promotion de la bonne
Gouvernance dans le Pays qui émerge des conflits tout en fermant les yeux sur la violation de la Constitution ,qui est par excellence la colonne
vertébrale de la Bonne Gouvernance.
Excellence Monsieur le Secrétaire Général,
Au Burundi, la Constitution et bien d’autres textes légaux et réglementaires sont foulés aux pieds par le régime en place. A ce sujet il nous revient
de rappeler à votre Très haute Excellence que vingt deux Députés ont été interdits, par le régime en place, d’exercer le mandat populaire leur dévolu
par le Peuple. Comme si cela ne suffisait pas, trois d’entre eux ont été par la suite emprisonnés pendant que d’autres, ceux qui n’ont pas été contraints
à l’exil vivent en cachette car la Justice, travaillant dans les aisselles de l’Exécutif, a lancé des mandats d’arrêt contre eux. Le chaos se généralise
même dans les Elus locaux où les membres des Conseils communaux sont démis de leurs mandats leur dévolu par le Peuple.
Tout cela est orchestré par le régime en place et ce dernier fait peur à la population en vue de tronquer les résultats des échéances prochaines de 2010.
Comme le régime recourt à la violence de tout genre pour se faire entendre sous l’œil complaisant de la Communauté Internationale, d’aucuns se demandent
qui seront les comptables et responsables de toutes ces violations pour le Burundi de demain dans la mesure où même les attaques à la grenade répétitives
sur les Honorables Députés et Sénateurs, les tueries sélectives des paisibles citoyens sans défenses, les restrictions des libertés publiques aussi bien
collectives qu’individuelles semblent non sujettes à des mesures urgentes contraignantes à l’endroit des responsables Burundais ,auteurs de ces crimes crapuleux.
Excellence Monsieur le Secrétaire Général,
Face à la dégradation sans cesse de la situation au Burundi où les formations politiques sont malmenées par le régime en place, la presse muselée, la
jouissance des libertés publiques tant collectives qu’individuelles mise en cause, la justice agonisant et travaillant pour le compte de l’Exécutif et
du Parti au Pouvoir sans oublier les éléments de la Police Nationale et du Service National des Renseignements qui œuvrent inéluctablement pour le compte
du Parti au Pouvoir sous l’œil complaisant de l’Exécutif, Nous signataires de la présente correspondance ,lançons un cri d’alarme à la Communauté
Internationale pour attirer son attention particulière sur les violations de tout genre commises quotidiennement au Burundi à la rusée de tout le monde
et en appelons au sursaut pour sauver les valeurs démocratiques au Burundi et faire respecter la volonté populaire en réhabilitant les Vingt deux Députés.
Excellence Monsieur le Secrétaire Général,
L’apport de votre Très Haute Excellence est vivement requis pour toutes ces questions généralement qui fâchent et particulièrement de celle de la
réhabilitation des vingt Deux Députés sans oublier de faire noter avec force que la ferme décision de l’Organisation Mondiale qu’est les Nations Unies
dont vous avez l’honneur de patronner actuellement va inspirer et servir de garantir les échéances prochaines en toute quiétude.
Veuillez agréer, Excellence Monsieur le Secrétaire Général, les Assurances de Notre Haute Considération.
LES SIGNATAIRES :
Burundi Transparence
 |