Vous aurez constaté une invitation aux bagumyabanga de participer à un congrès qui se tiendra le 07 mars à Kayanza, est en circulation.
L’initiative de ce congrès ne vient pas du président du Conseil des sages du parti Cndd-Fdd, le président Nkurunziza, mais du président
de ce parti, Jérémie Ngendakumana. Lorsque le président Nkurunziza a été informé de la date du congrès, il a voulu s’approprié de l’organisation
par personne interposer. Il a accepté que Jérémie convoque le congrès mais en faisant en sorte que certaines personnalités ne soient pas présentes
à ce congrès. Jérémie n’a pas refusé la proposition mais il l’a durcie. Chacun essaie de déplumer l’autre.
Maintenant que le président Nkurunziza se sent plus déplumer, il a dit à Jérémie de se débrouiller pour trouver l’argent et financer l’organisation
de ce congrès, lui ne sortira pas un rond de sa poche. Il a ajouté que lorsque l’Hon El Hadj Hussein Radjabu dirigeait le parti Cndd-Fdd, il ne lui
demandait pas l’argent pour organiser les congrès. Jérémie a directement obligé à tous les bagumyabanga, même ceux qui ne vont pas participer à ce
congrès de verser le plus vite possible leurs cotisations.
Le président Nkurunziza a choisi le lieu où se tiendra ce congrès, qui est Kayanza et a voulu aussi imposer une personne qui bougera selon ses
claquements des doigts en la personne de Mr Gilbert Baranyizigiye, Directeur de la Régie Nationale des Postes, natif de la province de Kayanza.
Cette candidature a été rejetée par le veto des généraux ex-FDD en arguant que Mr Baranyizigiye n’a pas été un combattant (FDD). Ce dernier a évolué
dans la section du Cndd-Fdd en Belgique.
Les généraux ont proposé que Jérémie continue à diriger le parti, si le président Nkurunziza ne peut pas trouver une autre personne pour le diriger.
Il y a deux semaines, le président du sénat, Gervais Rufyikiri et le président de l’Assemblée Nationale, Pie Ntavyohanyuma ont voulu faire un déplacement vers la Belgique, mais le président Nkurunziza s’y est opposé et les deux personnalités n’ont pas fait le déplacement.
Le président Nkurunziza y’a vite dépêché son émissaire (un homme d’affaire belgo-burundais et proche du président Nkurunziza) pour désinformer tous les contacts que ces honorables prévoyaient de rencontrer.
Vous aurez compris que la lutte des chefs n’est pas encore finit au sein du Cndd-Fdd.
Analysons ensemble cette invitation qu’à signer Jérémie Ngendakumana.
Entête
Dans l’entête de la lettre, vous allez voir que le website du parti Cndd-Fdd est mentionné mais cette invitation n’y est pas.
Dans le texte
Le communiqué a été écrit en Kirundi et en arabe. Beaucoup de Bagumyabanga n’ont pas pu déchiffrer ce hiéroglyphe.
La rédaction veut les tranquilliser car le président Nkurunziza a instauré l’étude des langues Kiswahili et Anglais à partir
de l’Ecole primaire pour faciliter l’intégration du Burundi dans l’East African Community, et bientôt sera la langue arabe.

Encore un congrès d’exclusion
"Abagumyabanga bagenywe n’Umukuru w’Igihugu, mu mabanga ahambaye y’Igihugu iyo basanzwe bari mu nzego z’Umugambwe"
(sont aussi invités les personnes nommés par décret présidentiel à des hautes fonctions de l’Etat mais s’ils sont dans les instances dirigeantes du parti).
Ici vous comprendrez que beaucoup des gens sont interdits à participer à ce congrès. Le président Nkurunziza avait donné cette condition pour exclure
les gens qui vont venir soutenir le camp de Jérémie dans leur
lutte et ce dernier a rappelé que les généraux aussi n’auront plus droit de participer car même la constitution les y interdit.
Parmi les personnalités qui ne participeront pas à ce congrès, nous trouvons le 2ème vice président Gabriel Ntisezerana, les généraux et autres que
nous aurons à vous informer.