Burundi Transparence
main image
shadow shadow

 Actualités

El Hadj Hussein RADJABU : Son parcours sans faille et ses orientations      Le 29 septembre 07

Dès le début de la lutte armée du mouvement CNDD-FDD, Hussein Radjabu assumait le rôle de Commissaire Général chargé de la mobilisation et propagande. Il jouait le pont de communication entre les militaires sur le terrain et les autorités politiques qui se trouvaient à l’extérieur du pays.
Ce jeune Commissaire jouait son rôle avec sagesse, amour et intelligence, ce qui lui a valu confiance au sein des rangs des FDD.

A cette époque, Hussein Radjabu organisait sur terrain et avec succès toutes les activités politico-militaires et faisait un rapport à son supérieur Léonard Nyangoma qui était un Chef politique placé à la tête du mouvement.
 

Alors que la rébellion se portait bien, Nyangoma Léonard se heurta au piège de l’ennemi dont son armée faisait face, accepta son cadeau pour l’étouffer; il bloqua l’accessibilité aux armes en détournant les fonds collectés par le peuple dans le but de nourrir leur mouvement. Beaucoup de combattants furent capturés d’autres abandonnèrent le front, ce fut inacceptable.

Pour tenter de sauver la situation, le jeune courageux Commissaire Hussein Radjabu s’approcha de son Président Nyangoma pour lui dire son point de vue sur la situation et lui faire des conseils mais en vain.
Ne pouvant pas faire autrement, Hussein Radjabu demanda la tenue du conseil de guerre pour analyser le comportement de leur Chef et prendre des décisions qui s’imposent.

Ainsi Nyangoma fut limogé et le Col Jean Bosco Ndayikengurukiye prit la direction du mouvement et Hussein Radjabu son Secrétaire Général ; les branches politique et militaire sont fusionnées pour donner naissance au mouvement CNDD-FDD. Les activités de la rébellion reconstituée furent réanimées. Pendant ce temps les pourparlers entre la rébellion et le gouvernement de Bujumbura seront amorcés au Gabon parce que la force de la rébellion était importante.
Sans le savoir, comme son prédécesseur, le Col Ndayikengurukiye était déjà tombé dans les mains du pouvoir Buyoya en acceptant de troquer l’engagement du peuple avec quelques billets d’argent ; quelle lâcheté ?  

Avec ses acolytes, entre autres Wagara Melchior (actuel Directeur de Cabinet de Nkurunziza), Hatungimana Léonidas alias « Tout autre » (actuel porte parole de Nkurunziza) et Mbundagu Vestine, Ndayikengurukiye sema la division au sein des troupes et une crise se généralisa dans les organes dirigeant du mouvement rebelle. Ndayikengurukiye opta pour le limogeage de son Secrétaire Général Hussein Radjabu. Ce fut une crise qui a emporté beaucoup d’hommes et surtout des cadres militaires.
 

Il a fallu un homme déterminé pour sauver l’honneur du peuple, un travail qui a coûté beaucoup de sueur à Hussein Radjabu. Comme la majorité des combattants et du peuple engagé n’approuvaient pas le comportement de leur Chef, ils supplièrent Hussein Radjabu de faire tout pour prendre les choses en mains.  

Il est encore une fois proposé pour diriger le mouvement ; l’offre qu’il a décliné et supplia ses compatriotes avec difficulté de se faire comprendre d’ériger Nkurunziza à la Représentation Légale. Pour Hussein Radjabu, la contribution de chacun a une place pour conduire à bon port la lutte du peuple.
 

Situation vite maîtrisée, le mouvement du Duo Nkurunziza-Radjabu ne tarda pas à démontrer sa capacité de nuisance imposant ainsi le pouvoir de Buyoya à se courber et accepter de se présenter sur la table des négociations qui ont abouti aux accords de cessation des hostilités.
Comme il s’agissait d’un mouvement du peuple, CNDD-FDD voyait le pouvoir dans ses mains ; chose qui s’est concrétisée lors des élections de 2005 qui ont porté Nkurunziza à la tête du Burundi.  

En ce moment El Hadj Hussein Radjabu était élu à la présidence du parti au pouvoir. Politicien visionnaire, El Hadj cherchait toujours à faire la différence des pouvoirs qu’il a combattus. Malheureusement, il ne se rendait pas compte que ses compagnons de lutte, y compris le Président de la République, n’étaient pas animés d’un même esprit patriotique.

Ces derniers voulaient compléter leur vide intérieur par une richesse matérielle, piège qui a toujours miné les dirigeants du CNDD-FDD lors du parcours de maquis. Voyant en El Hadj Hussein Radjabu un obstacle, Nkurunziza avec ses Généraux (Nshimirimana Adolphe, Ndayishimiye Evariste et Bunyoni Guillaume) profitèrent de leur responsabilité politique et policière pour éjecter de force El Hadj Hussein Radjabu à la tête du parti CNDD-FDD avec une série de tentatives de son assassinat afin de réaliser leur magouilles en toute tranquillité , ils venaient de réduire à zéro les plus de dix ans de combat de paix du peuple que celui-ci leur demandera qu’ils le veulent ou pas.

Actuellement il y a quatre mois que El Hadj Hussein Radjabu est embastillé à Mpimba par le Président Nkurunziza. Une occasion qui a révélé à la communauté tant nationale qu’internationale la place de El Hadj Hussein Radjabu dans la politique burundaise. Malgré son emprisonnement, El Hadj reste l’idole de la majorité du peuple burundais toutes les couches sociales confondues.

Par
Son Compagnon de lutte

 

 

 

horizontal bar

 

Burundi Transparence © 2007