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COMMUNIQUE No.12 DU 06 AOUT 2007 DU GROUPE DES PARLEMENTAIRES EPRIS DU RESPECT DE LA LOI    7 août 2007

En cette date du 03 Août  2007, le Groupe des Parlementaires Epris du respect de la Loi a été fort sidéré par le message du Président de la République lors de sa descente en Province de Rutana. Voulant cacher les défis du  moment auxquels la Population Burundaise fait face, notamment la corruption et le détournement  des deniers publics qui gangrènent le Gouvernement, la violation à grande  échelle  des Droits de l’Homme par les éléments de Sécurité, de Défense et du Service National des Renseignements sous l’œil et l’oreille complaisants de leur chef, les interférences de l’Exécutif dans le fonctionnement de l’Appareil judiciaire, la parodie de justice manifestement observable, les restrictions des libertés publiques aussi bien collectives qu’individuelles, la violation de la Constitution de la République du Burundi dans pas mal de ses dispositions par celui qui devrait assurer son intangibilité, la discrédibilisation de notre Pays sur la scène internationale pour ne citer que cela, le président de la République s’est livré dans l’exercice de démagogie et de calomnie à l’endroit des Elus du Peuple.

Face à cette cacophonie, le Groupe des Parlementaires Epris du respect de la Loi se trouve dans l’obligation de sortir de sa réserve pour formuler une réplique sans faux fuyant face au message inexact  nourri et entretenu par ce dernier. Outre que les traitements du Personnel relevant des services étatiques en général et plus particulièrement les Emoluments des Honorables Députes et Sénateurs restent frappés d’une interdiction formelle quant à leur mise à découvert, le Chef de l’Etat a, non seulement péché par oubli de cette interdiction, mais aussi le chiffre avancé par lui n’a aucune vraisemblance d’avec la réalité en face.

Le dessein de vouloir inoculer des venins mensongers à la Population dénote d’une certaine malhonnêteté sans précédent et le Président de la République devrait prendre le courage de se rétracter; cela va aussi pour les soins médicaux, les fameux vingt cinq millions de nos francs prétendument avancés par lui comme participant à éponger le reliquat sur les véhicules utilisés par ces Elus du Peuple  ne rencontrent  nullement pas aucune véracité. Epinglé par la colère de n’avoir pas assisté au vote du projet de loi sur les actes de l’Union Postale Universelle, le Chef de l’Etat a ignoré que nous sommes dans un régime parlementaire et que le Parlement constitue un contrepoids à l’Exécutif et non sa caisse de résonance.  La culture  de mensonge comme mode de Gouvernement de ce régime fait qu’une certaine confusion s’installe à tel enseigne qu’on oublie même ce que les textes légaux et réglementaires prévoient.

C’est ainsi que voulant attiser la haine basée sur les Institutions, le Chef de l’Etat n’a pas daigné se souvenir que les frais de mission aussi bien à l’Intérieur qu’à l’Extérieur du Pays ne relèvent pas des avantages reconnus aux Honorables Députés et Sénateurs mais des droits reconnus à tout missionnaire, Honorable ou pas envoyé  dans des missions du Pays et ces droits restent consacrés par un Arrêté conjoint des deux vices présidents. Quant aux jetons de présence, nous l’invitons à bien ausculter les dispositions constitutionnelles et les Règlements d’Ordre Intérieurs de ces deux Institutions (Assemblée Nationale et Sénat) qui en sont éloquents, pendant que les véhicules fort décriés par le Chef de l’Etat ne rentrent pas dans les libéralités offertes par lui mais il s’agit d’un crédit consenti par un consortium de sept banques dont le chef de file est la Banque de Crédit du Burundi (BCB), pendant que le Gouvernement ne sert que de caution et ces Parlementaires s’acquittent mensuellement de leur crédit.

De ce qui précède le chef de l’Etat devrait s’atteler à résoudre la crise institutionnelle qui s’est déjà installée au lieu d’aller haranguer la Population et tenir des discours populistes et mensongers  dans le seul but de désorienter l’opinion tant nationale qu’internationale.

                                          

                                                  Pour le Groupe Hon. Pascaline KAMPAYANO

 

                                                                                Porte Parole


 

 

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