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Grève des médecins : Le gouvernement burundais hausse le ton
Le 16 mai 09
Le gouvernement burundais rappelle à tous les médecins que l’article 19 du code du travail stipule que supprimer le service minimum signifie rompre le contrat de travail. C’est ce qu’a fait savoir le porte-parole du gouvernement, Mr. Philipe Nzobonariba, après le conseil des ministres qui s’est tenu ce mercredi 13 mai 2009.
Le Gouvernement burundais vient de refuser la poursuite des pourparlers avec les médecins réunis au sein des syndicats SYMEBU et SYMEGEB.
D’après les propos du porte-parole du gouvernement, l’Etat permet à tous les médecins qui voudraient retourner au travail de le faire à temps plein et pas question du service minimum. L’Etat demande à tous les responsables des hôpitaux de faire respecter cette décision du conseil des ministres.
La ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Sécurité Publique, Annonciate Sendazirasa, enfonce le clou en déclarant que lorsque les médecins ont arrêté le service minimum, le Gouvernement a résilié le contrat avec eux. Selon elle, ils doivent reprendre à zéro. Elle signale que si les médecins ne reprennent pas le travail, ils seront considérés comme déserteurs et seront punis conformément à la loi.
Néanmoins, malgré l’appel du gouvernement, les médecins grévistes en Mairie de Bujumbura maintiennent le service minimum. Les médecins des syndicats SIMEBU et SYMEGEB affirment que le mot d’ordre n’a pas changé, ils invitent le gouvernement à revenir à la table des négociations. Pour ce qui est de la rupture du contrat, les médecins indiquent qu’ils sont prêts à tout.
Les infirmiers et aides-soignants quant à eux menacent de reprendre la grève.
Dans un communiqué de presse, les membres du Syndicat National du Personnel Paramédical et Aides-soignants (SYNAPA) menace de reprendre la grève. Les membres de ce syndicat estiment que la procédure de la mise en application du statut des professionnels de la santé et du personnel non soignant du secteur public n’a pas été respectée.
Le Gouvernement s’était engagé à augmenter leur salaire de 150% environ. Ce syndicat accuse le gouvernement de jouer les prolongations au lieu de déclencher le processus de mise en application de ce statut issu des accords signés respectivement le 7 avril 2009.
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