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L’impunité continue à alimenter la chronique au Burundi.
Le 25 févr. 08
Il n’y a pas longtemps, les internautes n’ont cessé de vous brosser sur des forfaits commis par le Capitaine
Léon NSHIMIRIMANA. Ce dernier s’était illustré dans divers dossiers dont notamment le vol d’une voiture
Carina en Commune urbaine de Rohero, la fameuse intervention à l’endroit de l’Usine de Mousse, l’EXIM, ayant
coûté une vie à un agent de sécurité de l’ex-Ministre de la Justice, alors qu’il s’agissait d’un simulacre,
l’assassinat d’un expatrié chinois, etc.…
Cet officier issu des ex-FDD était chargé de la sécurité dans la zone de Rohero au moment de la commission
de tous ces forfaits. En sa qualité, il a dernièrement osé s’intercaler dans l’instruction pré juridictionnelle
que le Parquet de la République en Mairie de Bujumbura était en train de mener à l’endroit de son collègue
impliqué dans l’assassinat de l’expatrié chinois ci-haut cité. Pris par la peur d’être dénoncé par voie de
conséquence de tous les délinquants impliqués dans ces forfaits dont notamment le Colonel Bertin GAHUNGU,
il a amené une armada de policiers pour empêcher cette instruction. De ce fait, il a été directement arrêté et
conduit à la prison centrale de Mpimba en attendant d’être déféré devant la juridiction compétente.
Pris par la panique, le Colonel Bertin GAHUNGU a multiplié des visites à la Prison Centrale de Mpimba
pour corrompre ce capitaine en vue de lui intimer l’ordre de ne rien dévoiler.
Des source dignes de foi confirment que ce colonel a influé sur la morale de ce capitaine en lui donnant
une somme de cinquante mille francs burundais(50.000 Fbu) et de lui faire des promesses comme quoi il va
être évacué vers l’extérieur. Comme une démarche dans l’unique sens n’était pas concluante, ce colonel
n’a pas hésité d’aller avancer auprès des Magistrats de ce parquet que le capitaine Léon doit être libéré.
Une démarche hésitante dans le chef de ces magistrats, il a fallu que ce colonel dise que ces Magistrats
devraient s’exécuter car c’est un ordre du Président de la République qui l’a envoyé. Les citoyens burundais
sont suffisamment équerrés par une attitude pareille.
Mais lorsque on se rappelle du triste sort infligé à une trentaine de paisibles citoyens de Muyinga et
à une dizaine égorgées par ses services (Police Présidentielle), il n’y a rien d’étonnant qu’un comportement
pareil ne puisse être observé dans le chef de ce magistrat suprême.
Pour tout ce qu’un autre Chef d’Etat ne peut pas faire, le Président Nkurunziza lui, a affirmé,
sur la voie des media, avoir ordonné la non comparution du Colonel Vital BANGIRINAMA, cerveau des
assassinats de Muyinga, et ne ménage aucun effort pour se débarrasser du patron de sa police présidentielle,
le Général Adolphe Nshimirimana, auteur et acteur principal sans ambages de toutes ces atrocités.
On se demande où arrivera-t-elle l’impunité au Burundi ? Et quand le Président Nkurunziza
cessera-t-il d’afficher sa nocivité et manque de compassion à l’endroit d’un peuple qui l’a élu ?
Il est en amont le concepteur du malheur du peuple burundais et en bénéficie en aval de toutes les retombées.
Fode SANKO est parti, Charles Taylor est sous les verrous à la Cour de la Haye ; on en dit rien sur Saddam Hussein.
Quelle voie empruntera l’autre ?
Wait and see.
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