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Fin du premier forum national de dialogue sous les critiques.
(Source: Romandie News ) Le 19 avril 08
Le premier forum national de dialogue du Burundi s'est achevé samedi après trois jours de discussions à
Bujumbura, sous les critiques de l'opposition et de la société civile, qui estiment qu'il ne tient pas compte
"des vrais problèmes de fond" de ce pays.
" Nous avons été à la limite
du ridicule en discutant de tout et de rien alors que la guerre entre l'armée et les (rebelles des) FNL (Forces nationales
de libération) reprenait parce qu'il y a un manque criant de dialogue entre les deux parties", a estimé
Mathias Basabose, un député indépendant.
Les rebelles burundais ont lancé une nouvelle attaque près de Bujumbura dans la nuit de vendredi à samedi,
tandis que le bilan des combats depuis l'offensive jeudi des FNL s'est alourdi à 26 morts, selon des sources militaires.
La rébellion, elle, accuse le gouvernement de saboter le cessez-le-feu.
D'autre part, les travaux de l'Assemblée nationale sont paralysés depuis la session de février, le parti
présidentiel qui n'a plus de majorité, refusant de partager est les responsabilités avec l'opposition.
Le programme "cadres de dialogue au Burundi" est financé à hauteur de 3 millions de dollars par le fonds de
consolidation de la paix de l'Onu.
" Ce forum a été un exercice flou,
sans objectif, (...), c'est un dialogue qui n'aboutira à rien parce qu'il ne se penche pas sur les vrais problèmes
comme la question des FNL, la paralysie de l'Assemblée ", a déclaré Léonce
Ngendakumana, président du Front pour la démocratie au Burundi (Frodebu), premier parti d'opposition du pays.
" L'Onu est aujourd'hui décidé à
envoyer un signal fort aux deux parties, pour qu'elles reviennent à la raison, (...), une délégation du Conseil
de sécurité devait arriver à Bujumbura pour parler consolidation de la paix dès demain. Elle a ajourné
son voyage sine die", a annoncé à l'AFP un responsable onusien, sous couvert d'anonymat.
Le forum national de dialogue a réuni quelque 300 délégués représentant le gouvernement, le Parlement,
les partis politiques et les principales associations de la société civile en vue de "sceller un engagement à
recourir au dialogue comme règlement des conflits".
Le Burundi peine à sortir d'une guerre civile commencée en 1993 et qui a fait 300.000 morts.
Un accord de cessez-le-feu a été signé en septembre 2006 entre les FNL et le gouvernement mais sa mise en application
piétine, les rebelles exigeant un accord de partage du pouvoir politique et militaire, ce que refuse catégoriquement le pouvoir.
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