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FIASCO OU DESESPOIR ?
Le 06 juin ‘07
Ce dimanche 3 juin 2007, le Parti CNDD-FDD
avait organisé une marche, manifestation pour montrer au Président de la
République l’étape déjà franchie dans la destruction du Parti qui l’a élevé à la
Magistrature Suprême du Pays. Les concepteurs du congrès de Ngozi ont encore une
fois dévoilé leurs ambitions: Montrer a ceux qui doutent encore que le parti
Cndd-Fdd est devenu effectivement impopulaire.
Partout dans les provinces du pays, les indicateurs de la popularité étaient au
rouge :
Quelques personnes qui avaient répondu à cette promenade dont la plupart étaient
des Taxis vélos loués pour une somme de deux mille francs chacun et des enfants
ont brillé par leur silence pendant la marche. Manifestement leurs visages
reflétaient la honte, le désespoir et le découragement. Les chansons comme «
Ingo murabe inkona » et autres n’avaient pas de place tellement il était très
difficile de les scander au vu du nombre trop petit des marcheurs. Certains ont
même confié à leurs anciens camarades (ceux qui se sont inscrits en faux contre
les résultats issus du congrès de Ngozi) que ce qui s’est passé est un signe
éloquent pour dire : CNDD-FDD, BYE, BYE, BYE !
Objectivement, le thermomètre a bien marché dans la mesure où le mercure est
resté en dessous de zéro. Faut-il déjà parler d’un plan achevé ou d’autres
actions restent à mener pour enterrer complètement le parti et que les
générations futures apprennent un jour dans leur cour d’histoire qu’il a existé
au Burundi une organisation politique dénommée CNDD-FDD qui a connu un passage
éclair.
Pour les uns le constat est amer, pour les autres la satisfaction est totale.
Les premiers ne se sont pas encore rendus compte du plan machiavélique des
cupides dont les méthodes utilisés sont les mêmes que ceux des régimes
dictatoriaux d’avant 2005. Les seconds poursuivent leurs plans de destruction du
parti CNDD-FDD et font tout pour montrer aux Burundais et à la communauté
internationale que le parti est en totale déconfiture. En témoignent ces
manifestations organisées dans toutes les provinces du pays à laquelle la
participation a été on ne peut plus décevante. Voilà une façon d’agir, pour ces
fossoyeurs de la Démocratie, pour montrer réellement au Président de la
République le genre de soutien et de respect à son égard. Cela cache une autre
vérité qui sera difficile à digérer. L’avenir nous réserve des surprises mais il
faut dire tout simplement : DONNER LE TEMPS AU TEMPS. En attendant,
l’autoévaluation du dimanche affiche UN ECHEC CUISANT.
Par Goreth NIZIGIYIMANA
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