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UN PARLEMENTAIRE BURUNDAIS CONTRAINT A L’EXIL PAR LE PRESIDENT NKURUNZIZA.
Le 20 mars 08


Du jamais vu à Bujumbura ! Madame Hafsa Mossi et Monsieur Joseph Ntakarutimana sont aujourd’hui en impasse de leur diplomatie secrète.

En effet, ces deux personnalités occupant respectivement le Ministère de l’Information, de la Communication, de Relations avec le Parlement et Porte Parole du Gouvernement et le Conseiller Principal chargé des questions politiques et Diplomatiques à la Présidence de la République sont, ces derniers jours, connus de véritables sbires du Président Nkurunziza. Ils sont fréquemment envoyés dans des missions secrètes pour accomplir les désires de ce Président qui ne rêve ,en plus du mensonge , des détournements des deniers publics et des exécutions extrajudiciaires qu’opprimer les citoyens burundais et pense à leur exil.

C’est dans ce cadre que ces deux personnalités viennent de séjourner en République unie de Tanzanie pour tenter d’expliquer la crise qui secoue l’Assemblée Nationale Burundaise et le possible soutien de ce Pays dans les démarches du président Nkurunziza de vouloir procéder à exiler l’honorable EL HADJ Hussein RADJABU. Dans l’esprit du Président Nkurunziza, il avait envoyé ses hôtes auprès de Son Excellence KIKWETE, le Président Tanzanien et Président en exercice de l’union Africaine en vue de lui demander un soutien dans la dissolution de l’Assemblée Nationale du Burundi, car, explique –t-il, c’est cette Institution qui lui empêche de bien diriger le Pays.

Ici, le président NKURUNZIZA oublie que la crise secoue aussi le Sénat et que ce sont ces deux Institutions qui l’ont élu. Comme lui et les cadres de son Parti ont relégué la Loi à la seconde zone, ils ne se rappellent même pas que dans la Constitution actuelle le Président n’a pas les prérogatives de dissoudre le Parlement, pendant que ce dernier conserve le droit de pouvoir démettre le Président. On note égalent que la crise que connaissent ces deux institutions est l’émanation du Parti du Président Nkurunziza qui érige l’insécurité sur l’ensemble du territoire, pille et détourne les derniers publics, restreint les libertés aussi bien individuelles que collectives des paisibles citoyens et viole constamment les Droits de l’Homme.

Pour ce qui est de l’exil, ces deux émissaires voulaient à ce que le Président Tanzanien, en plus de son soutien de dissoudre le Parlement burundais, puisse abonder dans le même sens qui est celui d’accepter l’exil de cet Elu du Peuple ci haut cité, et de participer à son hébergement. En cas de refus, le Président tanzanien devrait aider à trouver l’asile dans un autre Pays comme le Soudan. Ce qui est curieux dans tout cela est que Nkurunziza se trouve dans cette démarche d’exiler certaines personnalités pendant que d’autres sont en train de regagner le bercail. Ici, il faut noter que les leaders du Palipehutu–FNL veulent rentrer pour participer à la reconstruction du Pays, et que des milliers de réfugiés burundais vivant en Tanzanie sont obligés de se rapatrier dans un court délai. Vont –ils rentrer pour se réfugier après ?

La Tanzanie est un Pays qui a contribué dans le processus de paix au Burundi. De par sa contribution dans les négociations du Mouvement encore en armes, penser à contribuer dans les démarches belliqueuses du Président Nkurunziza serait contraire à son désire ardent de contribuer à ce que le Burundi puisse trouver une Paix durable.

La Communauté Internationale devrait décourager des démarches pareilles car ça serait créer un précédent négatif pour les autres politiciens Burundais. Elle devrait en outre rester vigilent pour suivre de près cette situation malencontreuse qui gangrène le Burundi étant donné qu’il y a même des escadrons de la mort qui sont en train de subir des perfections pour pouvoir effectuer des filatures contre les élus du peuple et d’autres politiciens avisés.

On aura tout vu sous le règne de la démocratie CNDD-FDDISTE.

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