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Evariste NDAYISHIMIYE et Alain Guillaume BUNYONI
sèment la terreur dans le pays pendant que NKURUNZIZA pense qu’a violé la
Constitution Le 11 août 2007
Evariste
NDAYISHIMIYE et Alain Guillaume BUNYONI, des généraux ventriotes qui mettent en
cause la sécurité des paisibles citoyens
La crise sociopolitique qui frappe actuellement le Burundi a commencé par de
"petits jeux" de farce et de ventriotisme de quelques généraux autour du
président NKURUNZIZA. Maintenant, ces mêmes généraux, notamment
Evariste NDAYISHIMIYE et Alain Guillaume BUNYONI, ne savent plus
comment s’en sortir. En effet, le cycle des violences que ces généraux ont
personnellement orchestré, reprend sur toute l’étendue du territoire. Les
généraux Evariste NDAYISHIMIYE et Alain Guillaume BUNYONI sont les
responsables de la mise en cause de la sécurité des paisibles citoyens, aussi
bien dans la capitale que dans les provinces du pays.
En date du 08 Août 2007, trois personnes ont été sauvagement tuées par balles
dans la ville de Bujumbura. D’après les informations recueillies sur place, des
personnes non identifiées à bord d’un taxi non immatriculé ont tiré sur un homme
et sa fiancée. Une personne qui allait intervenir a aussi été visée. Notons
qu’une position des policiers était à quelques mètres de cet endroit mais que
ces policiers sont venus intervenir 20 minutes après l’incident.
A Cibitoke, un homme a été tué par balles à une station de carburant par une
personne non identifié qui était sur moto et qui s’est ensuite volatilisée dans
la nature.
Un Pasteur qui se rendait à Mutimbuzi à bord de sa voiture a été enlevé et
lynché par des personnes non encore identifiées.
A Giharo, un taxi moto a été blessé par balles et l’auteur, non encore
identifié, de crime a dépouillé le motocycliste de ses avoirs avant de s’enfuir.
A Gitega, une famille a été attaquée par des bandes armées qui ont gravement
blessé la mère de famille actuellement hospitalisée à l’Hôpital de Gitega.
A Muramvya, une grenade a tué cinq personnes dans un cabaret.
La liste des crimes commis au grand jour, au vu et su de la police, est loin
d’être exhaustive.
Selon un haut cadre du CNDD-FDD qui a requis l’anonymat, les généraux
Evariste NDAYISHIMIYE et Alain Guillaume BUNYONI, respectivement
Ministre de l’Intérieur et Directeur Général de la Police Nationale, devraient
s’occuper plus de ces problèmes de sécurité au lieu de s’ingérer dans les
affaires politiques du parti CNDD-FDD, et ainsi laisser Jérémie NGENDAKUMANA,
président du CNDD-FDD Ngozi, faire son travail. La majorité des Bagumyabanga
(membres du CNDD-FDD) ne veut plus entendre des généraux Evariste
NDAYISHIMIYE et Alain Guillaume BUNYONI. "Je suis scandalisé de voir
le comportement indigne de ces deux généraux qui se foutent des dividendes des
intérêts communs de la lutte", s’est indigné un militant de la première heure du
CNDD-FDD contacté à partir de Bujumbura.
Ces troubles de sécurité interviennent au moment où la cacophonie au sein du
Gouvernement NKURUNZIZA bat son plein. En date du 09 Août 2007,
l’Honorable NGENDAKUMANA Léonce du FRODEBU a rencontré les journalistes
et informé que le Président de la République, au lieu de s’occuper des affaires
du pays, se contente de semer la zizanie entre les institutions. "Le Président
de la République affiche aujourd’hui une volonté manifeste de faire un
référendum populaire en vue de changer certaines clauses de la Constitution",
a-t-il déclaré. Selon lui, "le but ultime du Président NKURUNZIZA est de
bricoler une nouvelle Constitution qui lui permettra de dissoudre l’Assemblée
Nationale et le Sénat chaque fois qu’il le jugera nécessaire". L’autre but est
de "créer une situation qui puisse mettre le pays dans un état d’exception pour
pouvoir installer une dictature sans nom".
Pendant ce temps, le Président NKURUNZIZA oublie que même quand le CNDD-FDD
encore dans la rébellion menaçait les paisibles citoyens de Bujumbura par une
pluie de bombes, le pays n’a pas pour autant été déclaré dans un état
d’exception.
D’après les clauses de la Constitution de la république du Burundi, l’initiative
de la révision de la Constitution doit être soumise aussi bien à l’Assemblée
Nationale et qu'au Sénat, statuant à la majorité des membres qui les composent.
Tout projet d’amendement de la Constitution est adopté à la majorité des quatre
cinquièmes (4/5) des membres qui composent l’Assemblée Nationale et des deux
tiers (2/3) des membres du Sénat. La Constitution précise en outre que pendant
l’exercice des pouvoirs exceptionnels, le parlement ne peut être dissout.
L’on se demande si le Président de la république aurait pris la peine de lire
les textes de la Constitution lui transmis par son prédécesseur Domitien
NDAYIZEYE lors de son investiture ou s’il les aurait tout simplement classés
dans les tiroirs de son bureau.
Qu’il pense à toutes les stratégies possibles pour se maintenir au pouvoir, le
Président NKURUNZIZA devrait lire avant tout la Constitution car, lire
c’est pensé en se faisant aider par les écrits. Si non, il devra faire attention
à ses conseillers qui veulent le noyer pour enfin récupérer le pouvoir qui sera
littéralement dans la rue.
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