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ET SI LA JUSTICE NOUS RATRAPPE UN JOUR?
 Le 22 février 10

Le secret de la victoire du CNDD-FDD en 2005.....!!!!!!!!! 
Nous parlons de deux hommes du CNDD FDD, dites hommes forts en 2005 lors des élections qui ont propulsé ce Parti au pouvoir, deux hommes que personne n’ignore. Autre fois sincères et corrects, ils ont amené leur Parti de la rébellion aux urnes, des urnes au pouvoir, et du pouvoir à on ne sait plus… de la prison ou à la déchéance.

Qui aurait prédit un jour la rapidité de cette déchéances face à la force qui les unissait et qui allait quelques temps après les séparait sans aucune considération légale jusqu’à une multitude de fomentation de complots sans noms dont la plus célèbre fut l’organisation d’une rébellion avec deux carashinkov rouillées (cfr ministère public dans le procès de l'Hon Hussein Radjabu).

Deux artisans de la paix, clamaient tous les membres du Parti qui voyaient en ces deux individus, avons nommé Pierre NKURUNZIZA le Président du Parti et El Hadj Hussein RADJABU le Secrétaire Général du Parti, le bouclier de la longévité d’un Parti qui avait eu le soutient de la majorité du peuple burundais à la sortie de la guerre.

C’est durant le congrès extra ordinaire qui eut lieu au centre islamique en juillet 2005, que fut désigné le Président du Parti comme candidat à la présidence de la République, la loi faisant force d’argument à ce moment, il fallait élire un nouveau Président du Parti, et aucune tergiversation n’était utile à ce moment car il fallait se préparer pour la suite des événements. Le S G fut élu à ce poste et devint le Président du Parti, le S G sera élu en février 2006 en la personne de Manassé NZOBONIMPA. C’est ainsi que le Président du Parti l’Hon H RADJABU présentât le candidat de son parti Pierre NKURUNZIZA au Parlement pour élection présidentielle. La victoire a donc été celle du Parti en premier lieu et de l’individu après.

Plusieurs étapes vont suivre, (i) un congrès de Ngozi convoqué par le Ministre de l’intérieur, un policier en fonction donc pas membre du Parti mais qui se mêle dans les affaires des partis politiques en collaboration immédiate avec les Généraux ex FDD qui n’ont pas compris la professionnalisation des corps de défense et de sécurité : un vrai bouclier mais qui préfèrent un mouchoir politique. (ii) une participation douteuse des membres effectifs. (iii) des prises de décisions en l’absence du Président du Parti, ce dernier qui attaque ces décisions en justice sous le numéro RAP 32, qui ne reçoit pas gain de cause et dont le pourvoi en cassation sous le RPC 619 reste toujours pendante dans la chambre de cassation de la cours suprême. Or aux yeux de la loi, tant que ce procès n’aura pas été cassé, le Président de ce Parti reste l’Hon El Hadj H. RADJABU, sauf s’il quitte volontairement ses fonctions ce qui est par ailleurs une possibilité.

En homme responsable et épris du respect de la loi, malgré bientôt trois ans en prison suite à un autre procès plus rocambolesque, le Président légitime se rappelle de la loi et contre tout attente il vient d’engager son Parti, le CNDD FDD dans les élections de 2010 en déposant selon la loi les insignes sous lesquels ce Parti pourra briguer un autre mandat. Selon des sources sûres les autorités de ce Parti issues du congrès de Ngozi auraient prévu des signes identiques. Allons savoir lesquelles seront acceptées et ici la CENI de Monsieur Pierre Claver NDAYICARIYE a du pain sur la planche. On pourra savoir ce qu’est la loi, ou mieux ce qu’est la force si loi n’est pas forte.

En attendant que la loi soit lue ou que la force soit forte, nous pouvons nous imaginer la suite car la force est toujours lue et la loi n’est jamais forte, mais la politique continue et la peuple qui vient de se faire enrôler comme électeur se prépare à aller voter et chacun selon ses motivations, ce qui est difficile étant de scruter la cœur d’un burundais à la veille des élections et entre temps les prétendants au trône prennent peur, et surtout celui qui croit que sa situation peut décroître.

Dans cette croisée des chemins, les membres du CNDD FDD se posent probablement beaucoup de questions. A qui pourront-ils confier désormais leurs voies dans un Burundi où les pleurs se multiplient et où ceux qui ne pleurent pas ne se plaisent non plus de leur situation ? Il se peut qu’il y’ait des mots d’ordre en appel au vote de ceux qui ont eu un afflux massif de ceux qui n’ont pas cautionné les dérives dictatoriales des autorités issues du congrès de Ngozi. Ici nous pouvons citer le FNL, le FRODEBU, le MSD, et surtout l’UPD ZIGAMIBANGA où les anciens bulldozers du CNDD FDD qui n’ont pas eu l’occasion de mettre leur programme en action ne cessent de faire preuve d’une organisation capable de conduire à bon port le navire républicain.

Quoiqu’il en soit cet exercice ne concerne que les membres actuels du CNDD FDD. Malgré qu’ils se laissent conduire moutonnement dans ce navire, il n’est pas si facile de prévoir leur réaction dans les événements prochains et surtout ceux qui se passent dans l’isoloir. C’est à ce moment qu’on saura qui est le véritable Président du CNDD FDD, ce Parti qui veut renaître ou mourir à jamais des élections de 2010.

Verra qui vivra !