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La rentrée scolaire en difficulté malgré la gratuité scolaire.
Le 05 septembre 08
A la veille de la rentrée scolaire 2008-2009, les prix des matériaux scolaires augmentent excessivement.
Un cahier de cent feuilles qui coûtait 450 francs burundais, l’année passée, est actuellement à 700 francs burundais.
Un ensemble d’uniforme scolaire qui était vendu à 6000 francs burundais est actuellement vendu à 10 000 francs burundais.
Les parents demandent au ministère du Commerce et de l’Industrie de réguler les prix de ces matériaux scolaires ou que
l’Etat mette en place des imprimeries afin de proposer des cahiers à prix raisonnable.
La faillite du Complexe textile de Bujumbura (COTEBU) serait en cause dans le renchérissement des prix des uniformes scolaires,
expliquent des commerçants aux parents grognards qui errant dans tous les sens au marché central de Bujumbura à la recherche désespérée des prix bas.
La mauvaise conjoncture économique risque de ruiner les espoirs suscités par la politique du nouveau gouvernement d'assurer une
éducation de base gratuite à tous les enfants en âge d'être scolarisé, de l'avis des parents d'élèves.
Le gouvernement burundais a tenté de sauver les meubles en annonçant, jeudi, son intention de procéder à la distribution gratuite
des cahiers aux écoliers dès la rentrée scolaire prochaine.
Au moins un million sept cent mille écoliers (1.700.000) devraient bénéficier chacun d’un lot de cahiers gratuitement, à raison de :
- 3 cahiers pour les niveaux 1ère et 2ème,
- 5 cahiers pour les niveaux 3ème et 4ème,
- 6 cahiers pour les niveaux 5ème et 6ème.
Dans le cas des cahiers gratuits, il a fallu, là aussi, un précieux coup de main du gouvernement ougandais pour les avoir, a fait
savoir le directeur de Cabinet du ministre de l'Education nationale Mr. Venant Nyobewe.
Le gouvernement burundais doit encore fournir de grands efforts pour résoudre l'autre lancinant problème d'au moins 5.000 nouveaux
enseignants à recruter pour combler les vides, dit-on au vice-ministre chargé de l'Enseignement de base et secondaire.
Mais c'est sans compter avec le gel des recrutements dans la Fonction publique, depuis un certain temps, sur injonction des
institutions de Bretton Woods qui reprochent déjà au gouvernement burundais d'entretenir un nombre pléthorique de fonctionnaires
et une masse salariale susceptible de compromettre les équilibres macro-économiques du pays.
Burundi Transparence
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