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Les élections générales au Burundi n'étaient pas transparentes
Le 03 août 10
(Voir le Rapport en bas )
Selon le rapport de la MOE UE, les élections générales au Burundi n'ont pas été transparentes et n'ont pas suivi les normes internationales.
Dans ce rapport, nous pouvons lire à propos des élections aux normes internationales: "La CENI n'a pas organisé des élections aux normes internationales car le cadre juridique était controversé. Les communiqués sortaient de manière orale et tardive. Le processus électoral aurait pourtant nécessité une sécurité juridique privilégiant la voie écrite et une meilleure divulgation"...
Et sur la transparence: "La CENI n'a pas privilégié la transparence car le processus électoral a été affecté négativement par la réticence de celle-ci à remédier aux déficiences du processus en matière de transparence, en particulier l'absence d'affichage des résultats à l'extérieur des Bureaux de Vote et de remise de copies des procès-verbaux (PV) aux mandataires de chaque parti en compétition".
Les observateurs ont noté des problèmes dans l'application de certaines procédures, en particulier le manque généralisé de contrôle de l'encre indélébile sur le doigt des électeurs. La CENI avait autorisé d'électeurs à voter dans un bureau où ils n'étaient pas inscrits.
Cela a créé des occasions de votes multiples qui sont indétectables en l'absence d'un contrôle systématique de l'encre indélébile sur le doigt de l'électeur ou d'un contrôle a postériori des procès-verbaux des opérations électorales (F1).
Dans ce rapport, la MOE UE avait fait des analyses approfondies sur différents points:
- Contexte Politique: était tendu.
- Cadre Juridique: les normes internationales n'ont pas été respectées par la CENI. Cette dernière, pour une sécurité juridique du processus électoral, a privilégié des communiqués orales et tardives.
- La transparence du scrutin: les PV n'ont pas été disponibles pour ne pas permettre les possibles recours en cas de contestation. L'affichage des résultats dans chaque centre de vote, la possibilité pour les mandataires des partis et candidats en compétition d'obtenir une copie du PV des opérations électorales n'ont pas été respectés.
- Enregistrement des candidats: la MOE UE avait noté des extensions du chronogramme électoral qui entrent en conflit avec les décrets présidentiels et cette mission avait regretté que les campagnes électorales de deux élections (des députés et des sénateurs) aient été ouvertes alors que les listes définitives n'aient pas été finalisées créant de l'insécurité juridique et de facto inégalité temporelle pour les partis de faire campagne.
- La Campagne Electorale: la mission a tenu à rappeler que tout climat d'insécurité et de violence constitue une entrave sérieuse à l'organisation d'élections démocratiques. Elle a noté aussi avec préoccupation la participation des Imbonerakure à proximité de certaines opérations de police. La mission a rencontré des difficultés pour se réunir avec certains membres des partis de l'opposition en province car leurs membres sont emprisonnés, se cachent ou ont fui vers d'autres provinces par peur d'être arrêtés.
- Contentieux Electoral: les résultats provisoires de l'élection présidentielle ont été rendus publics par la CENI le 30 juillet et les PV ont été transmis à le Cour Constitutionnelle dès le 6 juillet. Cette Cour a proclamé les résultats définitifs le 8 juillet malgré la date du 13 juillet annoncée par le chronogramme. La mission a exprimé sa préoccupation quant à la suffisance du contrôle réalisé dans l'espace de deux jours (entre le 6 et le 8 juillet) pour une élection de cette importance.
Lisez ce rapport pour constater ce que la MOE UE a décelé sur les élections générales au Burundi.
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