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Drôle de recensement au ministère burundais de la Défense et des Anciens Combattants.
(Source: Bujumbura News)
Le 22 octobre 09
Depuis quelques jours, une file interminable d’anciens rebelles pudiquement appelés ex-combattants s’observe au niveau de la direction générale des Anciens Combattants au ministère burundais de la Défense et des Anciens Combattants. Officiellement, ils se font enregistrer en vue d’une éventuelle embauche au cas où….Mais visiblement, cet argument a du mal à tenir la route dans la mesure où personne n’est en mesure d’indiquer précisément la société ou le service qui a aujourd’hui besoin d’enrôler ces combattants repentis. Ce qui donne lieu à plusieurs supputations et autres rumeurs. Curieusement, même les ex-combattants ignorent le genre de travail qui les attend, autant que la personne qui les a appelés à se faire inscrire.
Seulement voilà, le mouvement a commencé, on ne sait par qui et ils se font moutonnement enregistrer. C’est généralement leur curriculum vitae qui est retenu. Et celui-là est explicite sur le passé rebelle des uns et des autres. Selon le général major Lazare Nduwayo, porte-parole dudit ministère, on les enregistre pour pouvoir les aider à trouver un emploi mais aucune société ne les réclame aujourd’hui. L’explication est pour le moins fallacieuse car théoriquement, tous les anciens combattants sont supposés être connus par le ministère dont ils relèvent. C’est ainsi que dame rumeur se charge d’éclairer la lanterne de ceux qui n’y voient que du feu.
Trois explications sont avancées : il y a, d’abord,
1. l’idée selon la quelle cet enregistrement se ferait sur demande de l’ancien président Pierre Buyoya qui aurait l’intention de les envoyer pour combattre au Tchad ou en Somalie ;
2. ensuite on évoque l’idée de les recenser dans le but de les envoyer pour travailler dans une mine de nickel de Musongati;
3. enfin, il y a ce que tout le monde pense tout bas : les anciens combattants ne seraient-ils pas entrain d’être enregistrés pour être mis à contribution demain si la situation venait à s’enliser dans le pays ?
Le Burundi chemine vers les élections et ce genre de rendez-vous a toujours eu dans son sillage des vagues de violences dont le pays a chaque fois du mal à se remettre. Time will tel.
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