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UNE ENSEIGNANTE AVOUE AVOIR FALSIFIÉ UN DIPLÔME
AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE. Le 23 avril
‘07
Quelques jours viennent de s’écouler qu’une enseignante a avoué avoir
falsifié son diplôme. C’était lors d’une audience lui a été accordée par le
Président de la République au cours d’une descente à Ngozi. En tant que Père de
la Nation, le Président de la République lui a pardonné, demandant par voie de
conséquence que tout le peuple burundais puisse s’inscrire dans sa sagesse.
C’est acte du chef de l’Etat est certes louable mais si on se place sur le plan
pénal, l’intéressée a énervé les dispositions du code pénal livre II dans ses
dispositions en rapport avec le faux et l’usage de faux. Le pardon qui lui a été
accordé par le chef de l’Etat ne lui enlève en rien le caractère infamant qui
circonscrit ses actes. Ici, on devrait interpeller le Ministère Public pour s’en
saisir de ce cas de figure.
Mais alors rien d’étonnant que de tels cas n’arrive. Si on essaie d’ausculter
promptement, les dossiers de tous les administratifs aussi bien des cadres que
ceux des cadres moyens, on découvrirait que des cas similaires à celui de cette
enseignante qui est allée se prosterner devant le Président de la République
pour alléguer ses propres turpitudes sont nombreux. De la sagesse de nos
ancêtres mêlée à des écritures saintes similaires de la Bible, avant de balayer
la cour, on commence par l’intérieure de la forteresse. Il ne fait pas bon de
temps que, d’après des recherches bien fouillées, Son Excellence le Président de
la République avait dans son cabinet civil des cas de figure comme celui cité
ci-haut.
Pour ceux qui ne le savent pas la formidable personne occupe encore un autre
poste de responsabilité pas moins importante que celui d’être le Commissaire
Général adjoint à la Brigade Anticorruption. Comme on est présumé innocent
jusqu’à la preuve de la culpabilité, la personne en exergue est aussi présumée
innocente jusqu’à ce qu’elle produise ses moyens de défense qui ne sont d’autres
que les pièces académiques de la première à la dernière année l’innocentant.
S’il advenait que ces pièces ne sont pas probantes, on l’invite de faire le «
mea culpa » non pas seulement devant le Président de la République, mais aussi
devant le peuple burundais dans la mesure où gravir jusque dans les haut
services de l’Etat avec une telle lacune cause un grief à tous les citoyens
burundais. Et on se demande la qualité et l’acceptabilité de ses prestations.
Qui est-ce ? C'est le Monsieur sur la photo en haut de la page.
Son niveau d’études réel : premier cycle incomplet de la faculté de Droit, mais
fait usage d’un titre académique très impressionnant qui flaire d’une grave
falsification.
Auteur : Violette N.

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