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Au Burundi, le Cndd-Fdd/Ngozi est destructeur que le Tsunami
Le 11 novembre 07

Depuis un certain moment de l'année en cours, le Burundi ne cesse de descendre, à une vitesse de croisière, aux enfers. Le tsunami à la burundaise dénommé « conseil nkuru pour le découragement au développement, fonds pour la destruction du développement  (Cndd-Fdd)/Ngozi» progresse et ravage lamentablement.

 

En effet, l'ouragan socio politico-économique qui frappe de plein fouet le peuple burundais tout entier est incontestablement le fruit amer du congrès irrégulier et illégal du parti CNDD-FDD tenu le 7 février 2007 à Ngozi, province natale du Président Pierre NKURUNZIZA. Ce jour-là, le coup d'envoi venait d'être lancé pour détruire le parti CNDD-FDD et son idéologie nationaliste dont le gardien infatigable reste l'Honorable El Hadj Hussein Radjabu. Le But recherché par les concepteurs sans morale ni foi de ce plan ignoble, macabre et antidémocratique est d'installer indéfiniment une République bananière caractérisée principalement par le non respect des droits humains, le pillage systématique des biens publics au profit d'une poignée de personnalité haut placées, l'encouragement de la mauvaise gestion au niveau de toute l'administration aussi bien publique que privée. Le but ultime étant bien évidemment de paralyser toute l'économie nationale qui aujourd'hui connaît une régression sans précédent pour finalement imposer de force le peuple burundais de vivre au quotidien l'enfer interminable. Pour détourner l'attention de la population, les faucons du régime de Bujumbura comptent aussi faire du Burundi une République confessionnelle avec comme mot d'ordre : «Dites-nous ou Ecrivez-nous de quoi vous avez besoin, on jeûnera au nom de nos sectes ou déesses et on vous expliquera comment vous en passer, parce que notre seul et unique engagement est de vous faire comprendre que l'espoir fait vivre »

 

Qu'en est-il en fait au juste?

 

Sur le plan politique : On n'a pas besoin d'avoir des loupes pour dire que le parti vainqueur des élections s'émiette au jour le jour. Il est en parfaite déconfiture depuis le 7 février 2007, créant ainsi un terrain favorable aux pêcheurs en eau trouble. Au sein des institutions étatiques, le désordre est devenu un code de conduite et un mode de gouvernement exacerbée par la cacophonie orchestrée par les organes dirigeants du parti CNDD-FDD. Ceux-ci cherchant sans scrupule à empiéter sur les responsabilités des pouvoirs de la République en s'y substituant. Pour preuve, les présidents des institutions législatives suivent à la règle les ordres insensés et irréfléchis de l'ambassadeur manqué Jérémie NGENDAKUMANA qui, aujourd'hui souffle le chaud et le froid, allant jusqu'à intimider les responsables des entreprises publique et parapublique afin que toute décision prise par ces derniers requiert au préalable son aval autrement ils sont exposés au limogeage. Cette calamiteuse et diabolique situation politique est également exaspérée par l'ingérence visible des corps de défense et de sécurité dans la gestion et le fonctionnement des partis politiques.

 

L'on se souviendra de leur activisme maladroit dans la destruction du parti CNDD-FDD avec comme objectif primordial Eliminer physiquement l'Honorable El Hadj Hussein Radjabu sinon l'accuser injustement pour le mettre en tôle. Etant devenu impossible de le faire disparaître, les planificateurs du pseudo congrès de Ngozi ont malheureusement réussi à l'arrêter et l'emprisonner sans motif ni preuve infractionnelle à la prison centrale de Mpimba. L'Honorable Hussein Radjabu est victime d'une méchanceté sans nom dont le dépositaire en guérira, espérons-le, après avoir malheureusement causé beaucoup de dégâts à toute la nation entière. L'autre exaction, non moindre, est la séquestration des députés du parti de RWAGASORE à leur permanence nationale connue sous le nom de KUMUGUMYA. Cela dénote une faiblesse notoire du pouvoir qui est aux abois.

 

Le manque de détermination et de volonté à la mise en œuvre de l'accord de cessez-le-feu entre le pouvoir et le mouvement FNL-PALIPEHUTU est un signe éloquent qui montre à suffisance que la consolidation de la paix est le cadet des préoccupations du régime de Bujumbura dirigé par Pierre NKURUNZIZA. Voilà autant de signes, sans être exhaustif, qui prouvent que les nouveaux seigneurs de la lance de notre pays fondent leur politique sur les actes antidémocratique, antinationaliste et immoral au lieu de privilégier une démocratie où tous les fils et filles de la nation se sentent interpellés pour apporter leur pierre à la consolidation de la fraternité et le développement durable et équitable.

 

Sur le plan économique : Le Tsunami en provenance de Ngozi n'a jusqu'aujourd'hui donné du répit au peuple burundais. Il continue de balayer tous les secteurs de la vie économique sans pitié. Rien n'est fait au hasard, la tempête politico financière est volontairement et savamment dirigée vers les objectifs sûrs pour accaparer le maximum possible de fonds au grand dam de l'utilisation bénéfique destinée à ces fonds. Vider systématiquement les caisses de l'Etat en vue de la faillite de l'Etat dans tout son ensemble est devenu le mot d'ordre du gouvernement actuel dirigé par Pierre NKURUNZIZA. Ce diabolique ouragan prend en otage les autorités de ce pays. En effet, ces derniers n'arrivent même pas à faire la lumière sur la vente illicite de l'avion présidentiel FALCON 50, l'aboutissement de l'affaire INTERPETROL, le détournement de plus de 21.000.000.000 Fbu depuis le mois de mars 2007, la surfacturation dans certains marchés publics, le contrat signé discrètement entre le gouvernement et un certain courtier pour la vente de toute la quantité du café produit au BURUNDI. Tous ces dossiers nécessitent des éclaircissements auprès des bailleurs de fonds pour que le pays puisse bénéficier des aides financières extérieures en vue d'assurer son développement socio-économique.

 

Cette calamiteuse et déplorable situation qui ne profite qu'à une minorité très minime de cupide sans esprit patriotique et nationaliste conduit malheureusement à la dégradation des relations entre le Burundi et les pays donateurs et partant la baisse de confiance du côté des institutions de Bretton Woods. Cet état de choses commence à produire des effets néfastes à tel enseigne que celles-ci viennent de refuser l'octroi de 80 millions de dollars à l'Etat burundais car les autorités s'entêtent et refusent catégoriquement à éclairer le Fonds et la Banque Mondiale sur les dossiers de malversations et de mauvaise gestion qui portent préjudice à l'économie du pays. Signalons que le FMI a comme principales missions de préserver la stabilité du système financier international en menant des opérations de surveillance, d'assistance technique et en accordant des prêts surtout dans les pays très pauvre ou post-conflit comme le Burundi pour les aider à se relever économiquement et à respecter les règles de la bonne gouvernance. Or au Burundi la corruption, la mauvaise gouvernance, la concussion et le détournement des deniers publics sont manifestement érigés en mode de gouvernement, ce qui pousse les bailleurs de fonds à être réticents quant aux appuis financiers en faveur du Burundi. Dans une telle situation, les conséquences sont lourdes et fâcheuses, malheureusement elles affectent principalement les populations les plus démunies et les fonctionnaires de l'Etat qui, aujourd'hui sont les sacrifiés du gouvernement qui se révèle régulièrement irresponsable devant les questions de fond. Quelques cas méritent d'être relevés pour tenter de rappeler le gouvernement à l'ordre :

 

  1. Dépréciation de la monnaie locale

 

Aucune vision, ni stratégie, ni politique économique, ni politique monétaire n'est envisagée par le gouvernement pour soutenir et stabiliser la monnaie nationale. La promotion de la production, surtout dans les secteurs à fort potentiel de croissance économique comme l'agriculture et les services n'est pas parmi les priorités du gouvernement. En effet une politique nationale agricole axée sur la réhabilitation des cultures de rente telles le café, le thé et le coton et la diversification des exportations comme les cultures non traditionnelles contribuerait à l'appréciation de la monnaie burundaise. L'agriculture burundaise occupe plus de 90% des forces du travail et doit de ce fait devenir plus performante et contribuer au décollage économique de notre pays. Elle doit mieux nourrir la population surtout celle rurale, dégager des excédents commercialisables pour intégrer l'économie monétaire. Une pareille action participative à tous les niveaux dans le secteur apporterait un plus significatif à l'appréciation de la monnaie burundaise. L'aide extérieure viendrait appuyer les efforts déjà déployés dans ce sens. Le manque de planification, de vision, d'organisation et la mauvaise gouvernance économique sclérosent la valeur de la monnaie burundaise et par effet d'entraînement, le pouvoir d'achat diminue très sensiblement.

 

  1. Augmentation exagérée et incontrôlée des produits de première nécessité.

 

· Le carburant est passé de 1250 Fbu à 1400Fbu,

· Le sucre est passé de 750 Fbu à 1000 Fbu,

· Un kilo de haricot est passé de 600Fbu à 1000 Fbu,

·  Primus est passée de 600 Fbu à 650 Fbu,

·  Amstel est passée de 700 Fbu à 850 Fbu,

·  Le transport en commun en ville est passé de 150 Fbu à 250Fbu, tandis que le transport interurbain a connu une augmentation de plus ou moins 30%,

· Le riz, la banane, la pomme de terre, le petit pois, le manioc, etc. sont devenus des produits rares avec une augmentation tarifaire exagérée.

 

 

Rappelons ici que le riz de la SRDI est boycotté par les gros consommateurs tels l'armée et la police au profit de celui provenant des pays étrangers et pour cause : le riz importé coûte moins cher que celui produit localement.

 

En 2005, une mesure présidentielle avait supprimé quelques taxes sur les produits vivriers importés. Compte tenu du principe dit « TRAITEMENT NATIONAL » de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC), les mêmes produits locaux devraient être détaxés mais cela n'a pas été le cas. Le riz de la SRDI a continué à être frappé de toutes les taxes contrairement au principe de l'OMC. Cela a permis aux magouilleurs de la police et de l'armée de toucher de grosses commissions en négociant avec les privés, arguant que le riz de la SRDI est plus cher. Ils ont mis en avant leurs intérêts purement personnels au mépris des milliers de familles qui comptent sur la vente de ce produit pour subvenir à leurs besoins élémentaires. En achetant le riz en provenance de l'étranger ils contribuent négativement au niveau de la balance commerciale par l'utilisation abusive des devises de l'Etat. Ceci dénote un comportement irresponsable et indigne des personnes sur lesquelles le pays compte pour combattre la pauvreté.

 

Sur le plan social : La précarité de la situation économique due essentiellement à la crise politico institutionnelle dont l'origine est sûrement et certainement le TSUNAMI CNDD-FDD touche majoritairement et inexorablement le petit peuple et les fonctionnaires de l'Etat. Eu égard aux flambées incontrôlées des prix de produits de première nécessité, les fonctionnaires de l'Etat ne savent plus à quel saint se vouer.

 

De l'avis général, le gouvernement de Pierre NKURUNZIZA est complètement absent tandis que les questions relatives à l'amélioration de la vie des fonctionnaires sont reléguées au dernier plan.

 

Le 1 / 05/ 2007, un message démagogique et populiste a été délibérément adressé à la population pour annoncer que les fonctionnaires de l'Etat allaient voir leurs salaires augmentés de 34%. Ce jour-là le ministre en charge des finances est tombée à la renverse car ne sachant où il allait trouver cet argent qui n'était même pas budgétisé. Depuis l'annonce de l'impossible les fonctionnaires ont commencé à contracter des crédits croyant qu'ils allaient être capables de rembourser. Voilà déjà six mois écoulés sans que la promesse du Président Pierre NKURUNZIZA soit tenue. Peut-on parler d'un mensonge délibéré ou d'un déficit notoire au niveau de la gestion des affaires de l'Etat? Notre cher Président devrait savoir que le Burundi est un pays post-conflit, très pauvre et qui est régulièrement sous surveillance du FMI. A ce titre celui-ci doit donner son aval pour toute action gouvernementale concernant la majoration des fonds dont les ressources sont inexplicables.

 

Concernant justement la majoration de 34% pour les salaires des fonctionnaires, sa mise en œuvre vient de prouver qu'il y a une parfaite cacophonie entre les autorités concernées par la question. La divergence est réelle. D'abord la ministre des finances, madame Clotilde NIZIGAMA, a dans sa conférence de presse confirmé que la majoration des 34% sera effective au mois de janvier 2008 et ce sans effet rétroactif et d'ajouter que la police et l'armée ne sont pas du tout concernées; cela signifie qu'elle a clairement désavoué le Président NKURUNZIZA. Quelques jours après le Deuxième Vice-président Gabriel NTISEZERANA vient d'annoncer que l'application des 34% aura un effet rétroactif ; cette fois-ci c'est NTISEZERANA qui désavoue NIZIGAMA.

Tout ce jeu de cache-cache montre à suffisance qu'il y a manque de coordination et de concertation au sein de la direction du pays. En analysant objectivement il est clair et net que l'application de la mesure en rapport avec l'augmentation des 34% est loin d'être effective étant donné que la mission du FMI qui vient de séjourner à Bujumbura ne s'est pas effectivement prononcée sur cette majoration de 34%.

 

Les différentes grèves des enseignants aussi bien du secondaire que du primaire se fondent sur le fait que les promesses de l'actuel gouvernement ne sont jamais tenues. Même celles du personnel non magistrat et le personnel infirmier ont été enclenchées parce que ce même gouvernement ne se préoccupe pas de leurs problèmes.

 

Le préavis de grève des SYNDICATS COSSYBU et CSB reportés dans deux semaines se justifie également par le fait que les problèmes que connaissent aujourd'hui les fonctionnaires de l'Etat sont devenus le cadet des préoccupations de l'actuel gouvernement. En fait les mêmes méthodes vont être utilisées pour les dissuader de ne pas appeler tous les fonctionnaires à répondre au mouvement de grève prévu le 22 de ce mois.

 

Que cherche en fait le TSUNAMI CNDD-FDD/NGOZI à travers son gouvernement?

 

  • Réduire le pouvoir d'achat des populations en favorisant délibérément l'inflation ;

 

  • Promettre tambour battant les augmentations de salaires aux fonctionnaires de l'Etat tout en sachant qu'elles ne seront jamais réalisées ;

 

  • Transmettre des messages populistes et démagogiques à des fins propagandistes à la population pour qu'elle se nourrisse d'espoir tandis que du côté des autorités, elles continuent à vider les caisses de l'Etat sans être inquiétés ;

 

  • Promettre trop aux travailleurs en grève en vue de les dissuader à suspendre les mouvements de grève tout en sachant que les promesses ne seront jamais tenues ;

 

  • Procéder à une corruption rampante en nommant certains responsables syndicaux dans les commissions juteuses. C'est le cas de Eulalie NIBIZI pour qu'elle se taise ;

 

  • Distraire la population rurale en l'empêchant de vaquer à leurs activités agricoles avec comme message : «GARDEZ L'ESPOIR, L'ETAT EST EN TRAIN DE CHERCHER DES AIDES ALIMENTAIRES, BIENTOT TOUT LE MONDE SERA SERVI MEME SI VOUS NE CULTIVEZ PAS »

 

 

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